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mercredi 11 février 2026

Le gouvernement des dupes

Temps de lecture : < 1 minute

gouvernement Bayrou

François Bayrou veut donc engager la responsabilité du gouvernement le 8 septembre prochain. Il demandera à l’Assemblée nationale de lui accorder sa confiance sur l’urgence de désendetter la France. Il espérait que ce sujet rallierait le RN et les socialistes qui sur le fond ont sans doute conscience des méfaits de l’excès d’endettement de la France. Mais chacun a compris que le vote est en réalité, en trompe l’œil, sur le projet de loi de finances dont les mesures annoncées par le Premier ministre le 15 juillet ont réuni l’unanimité des oppositions contre lui. Ainsi et d’ores et déjà il apparaît quasi certain que la censure sera votée et, dans ce cas, il devra remettre la démission du Gouvernement au président de la République (article 50 de la Constitution). Il risque de s’en suivre une nouvelle dissolution du Parlement et une belle pagaille.

Le Premier ministre aurait pu affronter le vote du parlement sur son projet de budget

En se vantant de faire preuve de courage, M. Bayrou fuit plutôt ses responsabilités. Il aurait pu affronter le vote du Parlement sur son projet de budget à amender dans le débat parlementaire et en cas d’échec, maintenir son gouvernement et poursuivre son activité sans budget. Ce qu’a fait plusieurs fois la Belgique. Ce que fait l’Espagne depuis 2024.

M Bayrou proposait une année blanche et c’est exactement ce qui s’impose quand, à défaut de loi de finances, le budget de l’année précédente est reconduit. Pour le reste il aurait été libre de faire les économies de son choix car le gouvernement ne saurait être contraint d’exécuter des dépenses non votées.

Mais l’ego de M. Bayrou a prévalu comme l’avait fait celui de M. Macron dans sa décision de dissolution.

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18 réponses

  1. La situation de Bayrou était intenable car des réformes sérieuses impliqueraient de commencer par tailler dans les prébendes des retraités actuels qui sont aussi les prébendes électorales de sa coalition gouvernementale…

  2. Il se peut aussi que, avec Macron, ils craignent le 10 Septembre. La conjonction des colères peuvent conduire à une situation révolutionnaire.
    Ils espèrent ainsi la désamorcer .

  3. Bah ! Ils sont tellement orgueilleux les uns comme les autres qu’ils refusent de voir leurs incompétences à gouverner le pays.
    Ils ont menti sur toute la ligne sur les raisons de l’endettement en maintenant les français à l’état de moutons (au début de leurs mandats) par de fausses promesses non tenues et maintenant que ceux-ci se réveillent… Ils les accusent d’être à l’origine de cette dette par fainéantise. Conclusion aux Français de rembourser leurs frasques et dépenses à tort et à travers. Pauvre France !

  4. Le pire serait qu’il ait pensé que son coup de poker pouvait marcher !
    C’est peut-être un bien pour lui qu’il soit dégagé, il parait tellement lent et usé qu’un peu de repos ne peut lui faire que du bien.

  5. L’ art et la manière de fuir du pleutre en 1 leçon édifiante !
    Et il va faire passer ça aux yeux des naïfs en « vous voyez ce n’est pas moi, c’est eux ; ce n’est pas de mon fait ».
    Assez de ces gens qui ne veulent pas prendre les décisions qui s imposent par manque de courage et lâcheté. !
    Mais tout est calculé pour que ce pays soit dissout dans l’ euro-mondialisation ; que l’on tombe sous la coupe de Bruxelles ; donc pour eux tout va bien.
    La trajectoire est bonne.

    1. Dans notre République actuelle personne n’est responsable de rien . Souvenez-vous de M.Fabius et de son Ministre de la Santé. Ce pays est donc condamné.

  6. Desendetter la France oui évidemment mais pas en prenant encore dans la poche des Français : qu’il donne l’exemple en réduisant les dépenses de l’Etat obèse

  7. Tout est dit.
    Quel scandale quand on entend vanter son courage dans les médias.
    On croit rêver.
    Pourquoi ne pas payer les gens qui travailleraient les 2 jours fériés ?
    Je pensais qu’il voulait valoriser le travail et le fait de travailler plus n’entraîne pas une plus value pour le pays ?.

    1. Parce que la suppression des deux jour fériés vise à faire payer plus de charges aux entreprises et financer ainsi le maintien des retraites du pouvoir en place, c’est pour ça que les entreprises sont assez peu enthousiastes car c’est des charges en plus sans garantie de chiffre d’affaire en plus et c’est la garantie de lourdes pertes pour le secteur du tourisme car c’est sur les ponts du moi de mai que les les touristes sont les moins regardants à la dépense…

  8. Mr Bayrou loue pile ou face : ou ça passe ou ça casse. Si ça passe il peut se vanter de sa diplomatie politique, si ça casse l’opposition porte la responsabilité de l’échec et des conséquences qui en découlent. Quitte ou double…

  9. La situation dd Bayrou est intenable car il nous explique que pour réduire l’endettement il faut augmenter les impôts, alors qu’il faut baisser les charges. 40 ans que ça dure les citoyens les plus imposés du monde , voyant leurs services publics s’éffriter d’années en années n’en peuvent plus.

    1. Oui, mais baisser les charges sans creuser les déficits obligerait de baisser les dépenses en face, dit autrement baisser les pensions et les remboursement de soin des retraités, ceux-ci constituant 75% des votants des partis dits « de gouvernement ». Et une partie des déficits s’explique en partie par le fait que l’Etat paie à crédit les charges à la place de l’employeur quand le salaire est voisin du Smic…

  10. Croire que le RN ou le PS allaient le backer aurait été stupide, je n’y crois pas une seule seconde.
    La veille de sa décision, des sondages paraissaient et indiquaient une forte hausse de la volonté de censure de son gouvernement dans tous les partis politiques (y compris chez les macronistes et chez LR)
    Partant de là il savait qu’il allait être censuré quoi qu’il arrive

  11. Le malheur en démocratie, c’est que les compténces pour se faire élire sont à l’opposé de celles qu’il faut pour gouverner ensuite. Et c’est vrai quelle que soit la couleur politique des candidats : forcément ils mentent aux électeurs ou aux citoyens. A force de mensonges, ceux-ci finissent par trouver normal que leur situation personnelle n’en souffrira pas et que les « autres » vont continuer à payer pour cela. Il y a du travail !!!

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