Noam Shazeer, ingénieur dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), avait quitté Google en 2021. Le GAFAM avait refusé de lancer un chatbot qu’il avait développé. Frustré, il avait alors fondé sa propre start-up, Character.AI. Mais alors que le projet commençait à battre de l’aile, Google a saisi l’opportunité pour essayer de récupérer l’ingénieur pour la somme de 2,7 milliards de dollars. Officiellement, ce montant a permis d’acheter la licence de Character.AI, mais les motivations de Google sont certainement ailleurs.
Shazeer, particulièrement reconnu pour ses contributions dans le traitement du langage naturel (NLP) et le deep learning, est désormais à la tête du développement de Gemini, un prototype de chatbot développé par Google. Son recrutement intervient à un moment où la course à l’IA s’intensifie dans la Silicon Valley. Alors que la technologie évolue rapidement, Google et ses concurrents se battent pour attirer les collaborateurs capables de propulser leurs innovations à un niveau supérieur. Avant de quitter le géant de la tech, qu’il accusait d’être averse au risque en matière d’IA, Shazeer avait été une figure influente chez Google. Il avait travaillé, entre autres, sur le projet Meena, un chatbot conçu pour tenir des conversations de manière aussi naturelle que les humains. Même s’il a connu des échecs, c’est son audace et son talent qui ont poussé Google à miser autant d’argent sur son lui. Faut-il s’en offusquer ? La quête de l’excellence passe justement par l’attrait des meilleurs cerveaux qui, autrement, iraient voir ailleurs. Dans un secteur aussi compétitif, ce n’est pas un luxe, mais une nécessité stratégique.
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Au lieu de gaspiller ses ressources en stupidités et de pénaliser l’IA, la France aurait peut être pu essayer de recruter ce petit géni et commencer à inverser le flux des « cerveaux » non?
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