Journal d'actualité libéral
|
vendredi 5 décembre 2025

Le prolongement du RER E va coûter 1,7 Mds€ de plus que prévu

Temps de lecture : < 1 minute

russie

Mercredi, un rapport sur les surcoûts du chantier du RER E a été dévoilé devant le conseil régional d’Île-de-France. Il s’agissait essentiellement d’étudier les motifs des surcoûts, estimés à 1,7 Mds€, de la prolongation du réseau francilien de Paris à Mantes-la-Jolie.

Le maître d’œuvre du chantier, SNCF Réseau, a été vivement critiqué pour ne pas en avoir alerté en temps et en heure les financeurs du projet, la Société du Grand Paris, l’Etat, les départements franciliens et le conseil régional d’Île-de-France. Pire, l’entreprise a placé le couteau sous la gorge des pouvoirs publics en conditionnant la poursuite du chantier, qui consiste à creuser 8 km de tunnels et construire 47 km de voies ferrées, à l’obtention d’une rallonge budgétaire.

A l’origine, le chantier devait coûter 3,8 Mds€. Aujourd’hui, l’estimation est comprise entre 4,7 et 5,4 Mds€. Les collectivités renvoyant la balle à l’Etat et à l’entreprise, arguant de leur règle d’or budgétaire, il semble bien qu’une fois de plus, c’est le contribuable qui sera la victime de cette usine à gaz qui permet à chacun de se dédouaner sur les autres.

A l’heure où le mot de transition écologique est récité quotidiennement dans les médias et sur la scène politique, chacun pourra s’apercevoir que la voiture à encore de beaux jours devant elle.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


5 réponses

  1. Est-ce une surprise ou là aussi une particularité bien Française ? Toutes les caisses sont vides, des dettes par dessus la tête et on continue à amuser le bon peuple avec des travaux qui ne coûtent rien ou peu au début et qui ne font que creuser les dettes publiques et en général les Français n’en ont que faire. D’ailleurs ces pratiques sont aussi très courantes dans une autre profession mafieuse qui sont les syndics de copropriété toujours décideurs mais jamais responsables comme les politiques.

  2. Qui peut être étonné de ce « premier » surcout avant fin de chantier… ?

    Ne sommes-nous pas habitués du fait dans la PLUS grande partie des investissements d’aménagements ou d’industrialisations promus, gérés, développés…. En France ?
    • Qui peut en être surpris ?

    Lorsqu’il est officiellement publié une PROJET de l’État français, avec son cout et son financement, en première lecture et sans hésitation j’ajoute un « surcout » avec ses « inattendus » de 50%…!
    • Et très souvent on arrive allègrement à 100% lorsque le projet est réalisé, avec des délais très supérieurs à ceux annoncés

    Je ne veux pas parler de l’E.P.R de FLAMENVILE qui est une « farce » industrielle qui place nos ingénieurs à leurs justes niveaux de compétences mais pas de leurs rémunérations…avec leurs actualisations et réajustements.

    Ainsi dérive la France à parti des faits… !

    Terrible constat

  3. C’est continuel dans tout ce qui est géré par l’Etat : non seulement ça coûte au départ généralement 20 % plus cher que dans le privé , mais en plus il est toujours nécessaire de rajouter une rallonge très, très conséquente pour finir les chantiers. La France est un véritable DESASTRE !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.