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jeudi 15 janvier 2026

Le Sénat vote une baisse de 15 % du budget du CESE. Mieux vaut le supprimer !

Temps de lecture : 2 minutes

Le 10 décembre 2025, le Sénat a adopté un amendement qui propose de réduire de 15 % le budget du Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, et ce, contre l’avis de la commission des finances et du gouvernement. Dans le PLF 2026, le CESE bénéficie d’une dotation de 34,1 millions d’euros, un montant particulièrement élevé au regard de l’importante réduction de ses effectifs décidée en 2021, passés de 233 à 175 membres.

L’amendement met en lumière des chiffres intéressants qui prouvent l’inefficacité de ce « machin administratif », et ce depuis longtemps. En 2022, l’institution n’a produit que 17 avis, résolutions ou rapports ; 31 en 2023 ; et seulement 12 entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 août 2024. Autre fait à ne pas négliger selon l’amendement : « la majorité de ces travaux sont réalisés en autosaisine, signe d’un faible recours des pouvoirs publics à ses analyses ». Dans ces conditions, réduire de 15 % le budget du CESE apparaît comme un moindre mal.

Depuis des années, Contrepoints dénonce les dérives du CESE. Beaucoup estiment que l’institution ne remplit pas les missions qui pourraient justifier son existence. D’ailleurs l’Union des droites pour la République (UDR) avait même déposé, le 28 octobre 2024, une proposition de loi constitutionnelle proposant la suppression totale du CESE. Elle n’a finalement pas été adoptée.

Laurent Panifous, ministre chargé des Relations avec le Parlement de France, essaie de nous convaincre de l’utilité du CESE : « Le gouvernement considère que cette institution […] a déjà largement participé aux efforts demandés en matière de maîtrise des dépenses publiques et il ne souhaite pas aller plus loin. ». Vraiment ?

En réalité, les avis du CESE sont souvent indigents, et n’ont que peu ou pas d’impact sur l’action publique. Pire encore, certains travaux sont imprégnés d’une vision idéologique marquée par des préoccupations woke, sans lien avec les défis économiques et sociaux majeurs du pays. Au lieu de proposer des solutions concrètes, le CESE s’enlise même dans des préconisations de dépenses publiques supplémentaires dont le pays se passerait bien aujourd’hui.

La réduction budgétaire votée par le Sénat constitue donc une énième étape vers une remise en question plus profonde du CESE, après l’amendement de Guillaume Kasbarian adopté le 8 novembre 2025, visant déjà une baisse de 15 % de son budget. En espérant que cette fois-ci, ce soit la bonne. Mais, au vu de la situation budgétaire actuelle de la France, il serait encore plus judicieux de passer à l’étape supérieure, c’est-à-dire la suppression du CESE.

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8 réponses

  1. Si les sénateurs voulaient faire preuve d’un peu d’audace, ils proposeraient la suppression de l’Ademe, de l’OFB, du CESE, la privatisation de France TV et le non remplacement d’un Larcher sur deux.

  2. supprimer, et supprimer aussi les declinaisons régionales
    ce comité Theodule ne sert qu’a arrondir les fins de mois de ses membres, tres souvent des syndicalistes (slariés ou patronaux, MEDEF, CGPME,etc..)

  3. Ne pas oublier que le CESE a des instances en régions, qui servent également à recycler les copains en mal d’un petit complément de revenu du genre « ne rien faire pour gagner plus ».

  4. Il faut supprimer ce CESE, instance totalement inutile si ce n’est que comme un « parking » pour des copains politiques et syndicalistes « récompensés » pour leur engagement le plus souvent à gauche ou écologiste pastèque, et qui sont incapables d’occuper une quelconque fonction utile à la société.
    Afuera les parasites !

  5. Et encore un comité théodule de plus qui risque de sortir :

    « Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas »

    Ça continue ! !

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