S’ils rappellent tout le poids du secteur associatif en France et son utilité indéniable, les deux rapporteurs s’inquiètent de la baisse de 41% des subventions publiques entre 2005 et 2020. Ils souhaitent, par conséquent, renforcer le financement des associations. C’est pour eux, une « urgence démocratique ».
Leur première proposition, alors que l’urgence est la réduction des dépenses publiques, est donc « d’augmenter les subventions de l’État et des collectivités territoriales destinées aux associations ». Bobel et Joseph souhaitent aussi « faire de la subvention le mode principal de financement des associations » et contraindre les financeurs publics à verser des subventions pluriannuelles. Ils veulent éviter que les associations soient en concurrence dans la recherche de fonds.
Les deux rapporteurs souhaitent également constituer « un fonds national de mobilisation pour la vie associative, cogéré par des représentants des collectivités territoriales, de l’État et du monde associatif », et « créer de nouveaux emplois aidés d’utilité sociale et citoyenne, pérennes et de qualité ».
Les associations ont déjà 45% de leurs ressources qui proviennent de financement public. Apparemment, cela ne suffit pas à Bobel et Joseph qui, en quelque sorte, suggèrent de nationaliser le secteur associatif.
L’IREF – qui, soit dit en passant, est une association ne recevant pas de financements publics – reconnaît bien évidemment l’importance du secteur associatif. Il souhaite même son développement dans de nombreux domaines, persuadé que les associations, en concurrence les unes avec les autres, tant dans leurs objectifs que dans leurs manières d’agir, sont plus à même de remplir des missions d’utilité publique que l’État. Dépendantes de la générosité de leurs donateurs, elles sont constamment à la recherche de la façon la plus efficace de dépenser leur argent.
Par conséquent, à quelques exceptions près (délégation de service public), les associations ne devraient pas recevoir d’argent public. Cela éviterait que les contribuables voient leur argent financer des causes qu’ils ne soutiennent pas. Le montant des subventions publiques aux associations, estimé à 23 milliards d’euros en 2017, devrait être rendu aux Français via des baisses d’impôts. Ils auront ainsi la liberté de financer celles qu’ils souhaitent. Parallèlement, il convient de libérer la création de fondations, afin de dynamiser le secteur associatif.
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
5 réponses
Excellente conclusion!
On pourrait même redistribuer aux associations l’économie réalisée ce qui devrait plaire au CESE!
La suppression du CESE, suggérée par un autre commentateur, serait une mesure de bon sens, vu comment il est composé, et d’économies. Elle nécessite une réforme de la Constitution et ne manquera pas de faire hurler par exemple les « syndicats représentatifs »et d’autres prébendiers ou distributeurs de prébendes.
La suppression de la déduction des cotisations aux associations, syndicats et partis, des revenus est techniquement plus facile, mais électoralement plus risquée encore, alors que l’avantage est dérisoire pour le contribuable et onéreux pour lesdites organisations. Elle aurait aussi l’intérêt d’éviter de donner au fisc une capacité d’inquisition sur les opinions des citoyens.
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
5 réponses
Excellente conclusion!
On pourrait même redistribuer aux associations l’économie réalisée ce qui devrait plaire au CESE!
Vite, je crée l’ACFP; association de captation des fonds publics.
Pas de cotisation…. mais pas de membre non plus !
Je devrais peut-être fonder une association, moi !
On espère que le prochain gouvernement supprimera Le Ceze …Ca reduira la dette .
La suppression du CESE, suggérée par un autre commentateur, serait une mesure de bon sens, vu comment il est composé, et d’économies. Elle nécessite une réforme de la Constitution et ne manquera pas de faire hurler par exemple les « syndicats représentatifs »et d’autres prébendiers ou distributeurs de prébendes.
La suppression de la déduction des cotisations aux associations, syndicats et partis, des revenus est techniquement plus facile, mais électoralement plus risquée encore, alors que l’avantage est dérisoire pour le contribuable et onéreux pour lesdites organisations. Elle aurait aussi l’intérêt d’éviter de donner au fisc une capacité d’inquisition sur les opinions des citoyens.