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dimanche 7 juin 2026

L’écart de PIB/hab entre les Etats-Unis et l’Europe, surtout la France, ne cesse de se creuser

Temps de lecture : 2 minutes

L’antiaméricanisme est une constante dans la plupart des pays européens. Notre allié a toujours été vu avec circonspection. Nous le critiquons sans vergogne, quand nous ne le méprisons pas, plutôt que de regarder attentivement son évolution économique. Qu’il s’agisse de Bush, d’Obama, de Biden ou de Trump, nous nous sommes toujours plus intéressés aux tares de l’Amérique qu’à ses atouts. Or, si nous comparons les chiffres économiques des deux continents, le constat s’impose : depuis plus d’une trentaine d’années, les écarts ne cessent de se creuser. L’Amérique s’est beaucoup plus enrichie que l’Europe. Aujourd’hui, selon le FMI, le produit intérieur brut par habitant est de 94 400 dollars aux États-Unis contre 65 300 dollars en Allemagne, 61 000 dollars au Royaume-Uni et 52 000 dollars en France. Il sera bientôt le double du PIB/hab français. En PPA (parité de pouvoir d’achat) aussi, selon la Banque mondiale, l’écart est très grand (2024) : 85 809 dollars aux Etats-Unis contre 73 551 en Allemagne et 62 556 en France. Cet écart entre les PIB/hab a toujours existé, mais pas à ce point. En 1990 par exemple, les données étaient les suivantes : PIB/hab Etats-Unis (23 888 dollars), Allemagne (22 385) et France (21 586). C’est à partir du milieu des années 2000 que les différences se sont creusées. L’Amérique a prospéré tandis que, dans les pays européens, les richesses n’ont crû que très faiblement.

Plusieurs de ces pays, en particulier la France, ont fait le choix d’entretenir un Etat providence glouton qui ralentit la création de richesses. L’Europe a privilégié une politique de normes et de réglementations, elle s’est opposée aux succès dans l’innovation des entreprises américaines,  au lieu de se consacrer à faire émerger de puissantes entreprises sur son sol. Ces choix se sont révélés mauvais. L’échec est évident et il faudra complètement changer d’optique pour essayer de rattraper ne serait-ce qu’une partie du temps perdu.

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16 réponses

  1. Les dynamiques vont et viennent dans les différentes zones économiques. Les USA disposent de 3 gros atouts pour croître globalement plus vite que l’Europe globale : 1/. la mondialisation numérique basée aux USA ; 2/. Une forte immigration de personnes qui veulent travailler ; 3/. Une attirance pour les épargnes du monde. Mais cet enrichissement ne concernerait que les élites (10-20% de la population) et pas la masse : ce seraient les élites US qui auraient largué les élites européennes, avec la croissance des inégalités qui vont avec.

    La dépendance numérique serait le plus grand handicap de l’Europe, qui se cumule avec le handicap « armement ».

    1. Vous avez une source pour supposer si fortement que l’enrichissement « ne concernerait » que les élites ?
      La France a laissé passer le train du numérique, n’a absolument rien fait pour le développer. Quand on pense qu’il y a quelques années encore l’informatique n’était que vaguement évoquée durant la scolarité obligatoire… Sans parler de notre niveau d’anglais, calamiteux alors qu’il en est la langue. En revanche, le « tri des déchets », ça c’est bien enseigné.
      Quand à l’Europe, à part « réguler »…
      La France a tout fait pour en être là où elle est, y compris saborder son nucléaire et désormais son industrie automobile, tout comme les Etats-Unis ont tout fait pour en être où ils en sont.

  2. Comment voulez-vous rattraper notre retard avec des gens qui ne pensent qu’aux vacances et à en faire le moins possible, avec un pays qui attire la terre en terre et qui verse des aides sans aucun contrôle.

    1. Avec le Green Deal qui engloutie des sommes folles qui ne vont pas à l’investissement on n’est pas près de maintenir l’écart qui va inexorablement se creuser davantage! Les Musk et compagnie ne vont pas ralentir.

  3. Mais pour rattraper le temps perdu, il faudrait de nouveaux acteurs politiques. Et on peut compter sur les politiciens en place pour vendre chèrement leur place rentable et cesser d’enfumer les peuples. Le dicton d’Einstein est toujours valable : « Ne comptez pas sur ceux qui ont créé le problème pour le résoudre ». Il n’y aura que les électeurs pour changer les choses mais c’est un espoir bien incertain, tant qu’il y aura du pain et des jeux, les électeurs n’étant pas réputés pour leur vision long terme.

  4. « L’échec est évident et il faudra complètement changer d’optique pour essayer de rattraper ne serait-ce qu’une partie du temps perdu. »
    Là, je comprends parfaitement et je crains que le changement d’optique ne nécessite un écroulement total au préalable…

  5. Ce n’est pas pour rien si l’Eldorado révé pour de nombreux migrants dans le monde a toujours été les Etats-unis, plutôt qu’une Europe divisée, plutôt qu’une france socialo communiste.
    En tant que Français de souche, et pour de nombreuses raisons, si je le pouvais, j’irais vivre la-bas plutôt que rester ici…

  6. Ces écarts sont phénoménaux !
    Mais s’expliquent tout à fait : la France a fait le choix du nivellement par le bas, de la tiers-mondisation, a sabordé ses atouts (nucléaire, recherche).
    La situation est-elle rattrapable alors que nous perdons nos cerveaux, dans tous les sens du terme ?

  7. Malgré ce constat la France continue son bonhomme de chemin sans dévier d un iota avec sa redistribution florissante
    Les franchouillards ne pensent qu à râler sur le prix des hydrocarbures mais ils sont toujours plus nombreux sur la route des viaducs de mai

  8. Je pense que pour combattre le mal il faut commencer par le connaître . Nous aurions dejà fait une part importante du chemin en mettant sur un même tableau courbe de croissance du PIB et courbe de croissance de la pression fiscale. Et si on colle sur ce graphe la calendrier des changements politiques on comprendra la responsabilité considérable de la Gauche dans cet effondrement. Dès lors nous serons ce qu’il faut combattre .

  9. L’antiaméricanisme représente de manière concrète, pour chaque pays du monde, un étalon fixe auquel on se mesure. Sa source ne se trouve pas dans quelques situations nouvelles ni même dans un passé récent, ce sentiment négatif est progressivement né avec la création même des Etats-Unis. Quoi que fassent les américains on dira que ce n’est pas bien, et si de toute évidence le résultat d’une de leurs actions est positif, on dira que l’intention était mauvaise.
    Le mot « antiaméricanisme » est d’ailleurs absolument unique, aucun autre pays n’est défini de manière sémantique par le terme « anti ».

  10. Nous avons eu Thierry Breton et nous avons Stéphane Séjourné. Cela suffit à expliquer l’écart.
    La France a pris le « leadership » du suicide européen.
    Les Anglais ont eu bien raison de quitter ce navire mais se sont mis aussi au suicide travailliste après la débâcle des escrocs conservateurs.
    L’Europe est foutue.

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