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samedi 18 avril 2026

Michel-Edouard Leclerc est aussi mauvais homme politique qu’il est bon chef d’entreprise

Temps de lecture : 2 minutes

Nous nous attendions au pire pour la première de Léa Salamé au journal de désinformation de 20 heures le 1er septembre sur France 2. Pourtant, la journaliste très orientée à gauche avait eu la bonne idée d’inviter un chef d’entreprise, fait trop rare pour être souligné. Malheureusement, elle s’est trompée dans son invitation en choisissant Michel-Edouard Leclerc plutôt que Bernard Arnault…

Nous avons déjà consacré plusieurs pendules critiques au Président du groupe éponyme. En effet, autant nous sommes admiratifs devant la réussite de ce grand patron, autant nous sommes consternés par ses sorties médiatiques. Après ses déclarations du 1er septembre, on se dit qu’à ce niveau d’incompétence économique, il serait digne de devenir le prochain ministre de l’Economie et des Finances. Un poste qu’il convoite manifestement.

La question est de savoir si notre dirigeant d’entreprise de gauche accepterait un tel poste en cas d’arrivée au pouvoir du Rassemblement national. En effet, il a repris l’idée de Marine Le Pen de créer un « fonds souverain », avec cette phrase mémorable : « Utilisons l’argent des riches, créons un fonds souverain ».
A quoi servirait ce fonds ? A dépenser des tombereaux de billets pour les services publics, insuffisamment dotés comme tout le monde le sait, et le logement, car il manquerait deux millions de logements sociaux en France (qui comprend déjà un tiers des logements sociaux européens !).

La nouvelle figure médiatique de gauche veut « utiliser l’argent des riches »

Michel-Edouard Leclerc a aussi argüé qu’on trouvait bien de l’argent en Europe « pour faire un plan d’armement » et que dès lors il n’était pas question de dire « aux Français qu’ils vont devoir faire des efforts ». Une analyse démagogique puisqu’elle confond les missions régaliennes de l’État, sacrifiées entre 1997 et 2017 dans notre pays au prétexte des « dividendes de la paix », et notre « modèle social », si coûteux mais qui n’empêche pas de dormir notre apprenti homme politique. Michel-Edouard Leclerc nous a enfin expliqué, avec une phraséologie de gauche, qu’il fallait une réforme fiscale « pour plus de justice fiscale » et que « l’endettement destiné à des actifs (était) légitime ».

Ce faisant, il a trouvé son nouveau slogan : « Tout ce qui provoque le fiscalisme et l’endettement existe chez Leclerc » !

Illustration de couverture © ActuaLitté via Wikimedia Commons

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13 réponses

  1. les proprietaires des Lelerc sont les plus riches de France!Il soutient les magasins ACTION que critiquent le directeur des mousquetaires

  2. Vous êtes vraiment comme Bayrou, à côté de la plaque, constamment. Lorsque vous me fustigez pas la Russie, l’Iran, la Chine, tout ce qui n’est pas occidental, vous vous attaquez au seul milliardaire qui dit ce que tout le peuple pense, à savoir que les riches gagnent beaucoup trop d’argent et que les pauvres n’en gagnent pas assez. En outre ce qu’il dit n’a rien de révolutionnaire, il est totalement évident que les riches ne sont absolument pas assez imposés, résultats probable de lobbying que leur argent leur a permis de faire.

    1. Les pauvres ne gagnent pas assez, parce qu’ils acceptent de se faire piquer plus de la moitié de leur salaire RÉEL pour financer une éducation nationale à la ramasse, des hôpitaux asphyxiés, des forces de l’ordre ligotées, une justice qui n’enferme plus et une masse d’assistés qui gagent autant que ceux qui travaillent…

  3. Le fait de l’avoir invité plutôt que Bernard Arnault veut peut être plutôt dire qu’il est « compatible » avec le narratif de ce média… Et la cerise sur le gâteau : il est considéré de « droite », donc cela permet de faire monter les chiffres de « pluralisme » de la chaîne… 🙂

  4. Pour bien connaître ce groupe de grande distribution en tant que fournisseur, je suis effaré d’entendre ces propos totalement contraires aux pratiques d’achats et de négociations de ce monsieur et autres acheteurs de ce groupe !
    Essorer un fournisseur, l’humilier, le réduire « l’esclavage »,voilà les pratiques courantes, quotidiennes …
    Intermarché de même !
    Alors, Monsieur Leclerc, lorsque je vous entends, j’ai honte pour vous, voilà la vraie réalité.

  5. Un bel exemple de capitalisme de connivence… le Groupe Leclerc, entièrement tourné vers la grande distribution populaire, vit largement (indirectement) de la subvention à la consommation et de l’état social. La dette publique solvabilise sa clientèle, et l’immigration peu qualifiée la multiplie. Il se félicite donc de voir l’argent ponctionné par l’état-social et distribué à sa clientèle. Sans cela, il ferait faillite (d’où son soudain engagement en politique ?). A l’instar de certains patrons de la restauration ou du bâtiment, il vit du déclin de la France et de l’entretien de cette économie de basse productivité (dette, redistribution, immigration peu qualifiée). Par contre, je pense qu’il est sans pitié avec ses fournisseurs.

  6. M.E Leclerc n’est ni un « grand patron » comme le présente souvent la presse ignorante ni un « bon chef d’entreprise » comme vous l’indiquez car il n’est tout simplement pas chef d’entreprise. Il n’occupe aucune responsabilité réellement opérationnelle au sein du groupe coopératif Leclerc. Il est simplement propriétaire du magasin légué par son père à Landernau et occupe la fonction de président du comité stratégique, organe de réflexion collégial du groupement, notamment en matière de communication, domaine ou il excelle. Très ympathique et souvent invité par les médias, il y véhicule à peu de frais et avec une belle dose de démagogie une image très positive des centres Leclerc. Un rôle sans doute très utile mais que les vrais chefs d’entreprise ne sauraient confondre avec le leur.

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