Dans le cadre de la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public, Léa Salamé, ainsi que Hugo Plagnard et Julien Duperray, rédacteurs en chef du journal de 20 heures de France 2, ont été interrogés lundi 2 février.
Un point particulier a attiré l’attention : la double rémunération de Mme Salamé en tant que salariée de France Télévisions d’une part, productrice et animatrice de l’émission Quelle époque!, société privée ayant une délégation accordée par l’entreprise publique, d’autre part. Comme le rapporteur Charles Alloncle l’a souligné, la Cour des comptes avait pourtant recommandé d’interdire le cumul des contrats et des rémunérations, notamment lorsqu’intervient une société de production privée, afin d’éviter « des pratiques opaques et peu respectueuses des deniers publics. »
Léa Salamé a répondu que les documents ont été transmis et qu’elle avait reçu pour consigne de ne pas rendre public le montant de ses rémunérations. Pour quelle raison ? Eh bien,  la commission d’enquête étant particulièrement suivie, son employeur ne souhaite pas divulguer de chiffres à la concurrence au nom du « secret des affaires ».
Pour le rapporteur, la transparence ne relève « ni de la curiosité, ni d’une entorse au secret des affaires, mais du contrôle démocratique élémentaire de l’utilisation de l’argent public. » À sa connaissance, aucun document relatif tant au coût de l’émission Quelle époque!, qu’aux marges et aux rémunérations, n’a encore été transmis par France Télévisions, alors même que l’échéance de la commission d’enquête est dans un mois et demi. Le président Jérémie Patrier-Leitus a ajouté que la commission se donnerait le droit de saisir directement les sociétés de production, sous peine de poursuites pénales.
France Télévisions aurait donc si peu d’égard pour les contribuables qu’elle ne prendrait même pas la peine de faire preuve de la transparence la plus élémentaire ? L’argument du « secret des affaires » serait peut-être valable si l’entreprise était entièrement privatisée et ne dépendait pas de fonds publics. Or, France Télévisions reçoit près de 2,5 milliards d’euros de dotations de l’État et ne devrait donc pas pouvoir faire obstacle au bon fonctionnement d’un contrôle parlementaire sur la question. Par ailleurs, les rémunérations des dirigeants d’entreprises publiques étant accessibles en ligne, y compris celle de Delphine Ernotte, pour quelle raison cette règle ne s’appliquerait-elle pas aux salariés ou aux producteurs qui y sont contractuellement liés ?
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11 réponses
Marre de tous ces gauchos qui vivent grassement sue nos impôts !!!
Comment ne pas être frappé , étourdi par la suffisance, la solidarité cofraternelle, l’arrogance manifeste ainsi que par l’autosatisfaction des acteurs, en majorité des cadres employés par la grande maison FTV, qui défilent devant les membres de la commission de l’audiovisuel public ?
Un défilé d’orgueilleux surpayes et de faux professionnels qui se poussent du coude et pour qui l’argent public, qui coule à flots, ne compte pas vraiment.
Aucun mot sur la non inclusion dans le montant des déficits du coût du régime spécial des intermittents du spectacle (techniciens) qui viennent y travailler six mois de l’année afin d’avoir le nombre de jours de labeur requis avant de bénéficier ensuite de l’assurance chômage de leur branche professionnelle.
Ces décisionnaires répondent à leur façon ou ne daignent pas répondre tels des courtisans assermentés aux questions posées selon les leçons apprises répétées auparavant . Certains se pavanent, très conscients d’appartenir à leurs yeux au cinquième pouvoir, ce qui les rend Intouchables et les dispense de rendre des comptes aux députés .
Tels des grands prêtres, ils invoquent les pouvoirs occultes et le secret des affaires afin d’intimider comme des tricheurs à un jeu de cartes mais cela sonne faux.
Les anciennes/anciens ministres de la culture (quel rapport a t’elle, dame culture, sauf quelques exceptions avec France Télévisions et radio France vu la teneur des programmes de ces chaînes souvent aussi médiocres que ceux des chaînes privées ?) font preuve une fois de plus au travers de leurs propos liminaires et de leurs affirmations successives de leur incompétence, de leurs dogmes societaux-politiques voire plus lorsqu’ils accusent des membres de la commission de vouloir du mal au service public de l’audiovisuel. Le mauvais sort à présent !
Un point positif cependant : les téléspectateurs peuvent découvrir pour de vrai les comportements des dignitaires du régime et des membres de la Nomenklatura qui gouvernent le pays depuis plus d’une décennie et s’enrichissent rapidement tandis que la nation s’endette toujours plus.
Je pense que nous sommes nombreux à partager votre dégoût et votre révolte face à ces « membres de la Nomenklatura qui gouvernent le pays depuis plus d’une décennie et s’enrichissent rapidement tandis que la nation s’endette toujours plus ». D’un autre côté, si nous sommes vraiment nombreux, comment expliquer que nous en soyons toujours là …
Il suffirait que la Commission Parlementaire demande copie de la DADS (Déclaration Annuelle des Salaires), qui est normalement envoyée chaque année aux caisses de retraite, pour connaître tous les salaires de la Télé publique.
Depuis quand l’employeur, nous, ne peut pas connaître le salaire de son employée, elle ?
Le salaire de tous les fonctionnaires devrait être accessible à qui le demande.
Encore une absurdité, un non sens, comme l’idée d’inegibilité, ou le peuple n’a pas besoin de juge pour dire la sentence… qui plus est, au nom du peuple !
« L’argument du « secret des affaires » serait peut-être valable si l’entreprise était entièrement privatisée et ne dépendait pas de fonds publics. »
Et encore, les salaires des dirigeants de toutes les entreprises cotées en bourse sont connus de leurs actionnaires qui les votent en Assemblée Générale… Le « secret des affaires » n’existe pas à ce niveau.
Encore un membre de la « camarilla » qui ressortira blanchi de la commission d’enquête.
Bien sûr qu’elle ne l’avouera pas car l’entre soi gauchiste s’accorde des salaires faramineux. Cohen refuse de donner son salaire car il joue la comédie du généreux bienfaiteur de gauche, alors qu’il gagne une fortune!
L élysée, le gouvernement et la présidente du parlement veillent au grain et tous les pontes de FTV le savent
Ils affichent leur suffisance puisqu ils ne craignent rien
Le rapport de cette commission finira aux oubliettes comme ceux de la cours des comptes
D’après les estimations, autour de 15 à 20 000 € par mois pour son poste de salariée ! A priori, le salaire est plus élevé sur TF1… Oui, pourquoi ne pas le dire ?
le sujet c’est que TF1 ce ne sont pas nos impôts qui payent l’addition