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mardi 9 juin 2026

Les avantages environnementaux du glyphosate

Temps de lecture : 2 minutes

Le glyphosate, herbicide utilisé en agriculture, est l’objet d’une déferlante de critiques et de remises en cause provenant notamment d’activistes écologistes qui bénéficient de la bienveillance des médias. Considéré par eux comme dangereux pour l’homme et notre planète, son utilisation a en réalité bénéficié à l’environnement et à la faune sauvage. C’est ce que décrit Dan Blaustein-Rejto, directeur du département Alimentation et Agriculture du Breakthrough Institute, dans un article très détaillé.

Tout d’abord, le glyphosate a remplacé des herbicides plus toxiques pour la nature et l’utilisateur. Par exemple, la gestion des adventices à base de glyphosate a permis aux agriculteurs de réduire l’utilisation d’alachlore, un herbicide largement employé dans les cultures de maïs et de soja qui avait été déclaré cancérogène probable par l’agence de protection de l’environnement des États-Unis. Le glyphosate en lui-même présente une faible toxicité. Selon une étude réalisée en 2017 et publiée dans Nature par le spécialiste des mauvaises herbes Andrew R. Kniss, le glyphosate représentait environ 26 % à 43 % des applications d’herbicides sur le maïs et le soja, mais ne contribuait qu’à 0,1 % et 0,3 % du risque de toxicité chronique pour les mammifères présents dans ces cultures. En 2024, le glyphosate représentait 50 % des applications d’herbicides sur le blé d’hiver, mais seulement 0,7 % des risques chroniques pour les mammifères.

L’usage du « glypho » a également favorisé des pratiques agricoles qui réduisent l’érosion des sols, via le labour. L’érosion est, selon Dan Blaustein-Rejto, l’une des externalités les plus néfastes de l’agriculture. « Les sols érodés transportent des sédiments, des nutriments et des pesticides vers les cours d’eau, dégradant ainsi les habitats aquatiques et la qualité de l’eau. » L’usage du glyphosate empêche cette externalité négative, mais diminue également les émissions de CO2. En effet, comme le travail du sol nécessite de multiples passages en tracteur roulant au diesel, le désherbage au glyphosate fait économiser, selon M. Blaustein-Rejto, trois gallons de gasoil non-routier (environ un peu plus de 11 litres) par acre (environ 0,40 hectare) et par an.

Certes, comme le rappelle Dan Blaustein-Rejto, le glyphosate, comme tout produit destiné à tuer les mauvaises herbes, comporte certains risques. Mais pour les usages agricoles, il ne fait aucun doute que les risques sont moindres et limités avec le glyphosate. En 2022, l’agence européenne des produits chimiques (ECHA) a estimé que « sur la base d’un examen approfondi des preuves scientifiques, le comité conclut à nouveau que la classification du glyphosate en tant que cancérogène n’est pas justifiée. » En 2023, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a relevé aucune zone de préoccupation critique sur le glyphosate lors de son examen collégial de l’évaluation des risques de cette substance active, que ce soit pour l’homme, les animaux ou l’environnement.

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19 réponses

  1. Ces temps-ci on parle beaucoup de cadmium liés aux pesticides. Il y aurait un rapport avec le glycophate?

    1. Vous êtes mal informé. La polémique sur le cadmium porte uniquement sur les phosphates qui sont des amendements (les phosphates sont indispensables aux végétaux pour développer la photo-synthèse) et non pas les pesticides, donc encore moins le glyphosate qui est un désherbant.
      Les phosphates visés sont uniquement ceux en provenance du Maroc. De là à soupçonner que la polémique ait été lancée par un producteur concurrent je n’oserai pas le prétendre. Enfin un petit peu quand même.

  2. Que ne ferait on pas pour faire plaisir aux écolos bobos ignares en agriculture ?
    Que ne ferait on pas pour démolir BAYER (le nouveau propriétaire de Monsanto et donc de la marque Roundup …)
    Cette histoire est bien a l’image de notre époque, on dézingue l’agriculture tout en disant qu’on aime les agriculteurs.
    On aime pas les dealers mais ce sont les mêmes qui consomment les drogues .
    etc..

  3. On aura beau leur prouver par A + B qu’ils ont tort, cela ne changera rien. Tellement au dessus du lot, tellement persuadés d’avoir la science infuse, tellement imbus de leurs petites personnes que rien ne les fera changer d’ opinion. Quitte à ruiner et détruire des filiales entières ils s’en fichent. Et il n’y a pas que sur ce sujet.

  4. En prenant un peu de recul, on notera qu’il y a un siècle, aucun pesticide n’était utilisé, et que cette baisse de leur nocivité intervient après un pic important. Mais l’article parle de la toxicité pour les mammifères (dont les humains), mais reste évidemment silencieux sur les effets sur les insectes, qui ont leur utilité dans le système (pollinisation, nourriture des oiseaux…). Il y a encore du boulot !

    1. Il y a un siècle ça faisait 100 ans (1822) que les agriculteurs avaient à leur disposition un engrais azoté de synthèse (l’urée), ça faisait 50 ans qu’ils utilisaient les fongicides à base de cuivre comme la bouillie bordelaise (1875), et les premiers insecticides extraits chimiquement de plantes comme le tabac et le géranium faisaient leur apparition. Pour ce qui est des désherbants ils connaissaient depuis des lustres le chlorate de soude aujourd’hui interdit. Quand j’étais enfant, il y avait à la ferme de mes parents un pulvérisateur de pesticides qui portait sur sa plaque de constructeur l’année 1922.

  5. La cible du glyphosate est l’enzyme EPSPS spécifique aux végétaux qu’il inhibe d’où une carence métabolique en certains acides aminés qui est létale pour les plantes.
    La biosynthèse de ces acides aminés par l’enzyme EPSPS est absente chez les animaux qui les fabriquent autrement, si bien que cet herbicide n’a pas d’effet sur eux….

    1. J’ai même noté jadis qu’à la découverte de cette molécule, on en avait injecté à des volontaires sains et à doses croissantes, pour étudier ses effets, et découvrir éventuellement une activité thérapeutique intéressante. Aucun des cobayes n’a développé de pathologie. Mais aujourd’hui la pulvérisation annuelle d’un champ à 500m entrainerait d’intolérables souffrances à ses voisins…

  6. Cette histoire est significative de l’ignorance scientifique actuelle. Alors que l’INSERM et le NIH américain on fait des études épidémiologiques sur la santé des agriculteurs qui sont de très loin les plus exposés aux pesticides!
    Il s’avère qu’ils souffrent moins de cas de cancers que le reste de la population. Mais les écologistes prétendent toujours qu’ils les provoquent !
    http://cancerspreventions.fr/wp-content/uploads/2014/12/AGRICAN.pdf
    www. aghealth.nih.gov

  7. En 2012, un collectif d’adhérents de la CPEPESC de Franche-Comté à travaillé tout un été pour étudier l’impact du glyphosate sur les milieux naturels, la biodiversité et sur les populations humaines.
    Nous avons interrogé la food and drug administration, le CRIGEN, la MMA, etc.. Nous sommes arrivés à la conclusion que cet herbicide était nocif pour la faune et la bio diversité aquatique des cours d’eau de notre région et en conséquence pour la santé des populations locales. Cette méta-analyse peu être consultée sur le site de la CPEPESC (PolluStop n° 97 (2012) : numéro spécial consultable uniquement sur ce lien : Enquête sur le serial killer des prairies : Le GLYPHOSATE ne tue t-il que l’herbe ?

    1. S’agit-il d’une étude scientifique ? Car tous les pays approuvent son utilisation…

    2. il me faut la liste des noms déclarés cancéreux par le glyphosate validée par une instance médicale nationale et je vous croirais volontié !

    3. Une « méta-analyse » est la formule magique qu’on peut traduire en anglais par « cherry-picking » en ne retenant que les analyses qui vont dans le sens désiré.
      C’est la science de la manipulation dont sont experts les écolos, tout comme le choix des laboratoires qui donnent le résultat désiré !

  8. Ce que dit Mairot n’ a pas de valeur scientifique démontrée . Aucune comparaison n’a été produite avec les études conduites par le Breakthrough Institute ni même avec l’étude bien connue de Andrew R. Kniss qui elle porte non plus sur un département mais juste sur les Etats Unis tout entiers .
    Les travaux du CPEPESC de Franche-Comté méritent assurément l’attention de spécialistes mais le sujet est trop lourd de conséquences pour le laisser aux seules mains de quelques originaux .

  9. Connaissez -vous un certain José BoXX qui a tellement médiatisé sa lutte contre le glyphosate et les OGM qu’il a pu se planquer au parlement Européen à 7000€ par mois Bon plan pour lui, dommage pour le progrès.

  10. Sauf que….nos recepteurs confondent l acide aminé qu est la glycine et le glyphosate lors de la synthèse des peptides et proteines..les methodes d analyses lors de la mise sur le marché de l herbicide ne permettaient pas de différencier la glycine du glyphosate.
    Resultat des courses avec les methodes de detection actuelles on se rend compte que nous sommes tous remplie de glyphosate plus que nous pensons….

  11. N’oublions pas également, la guerre économique que se sont livrés les laboratoires tels Monsanto (américain) repris par Bayer (allemand) lequel Bayer produit toujours le désherbant incriminé à base de glyphosate (!)…
    Et puis comment se fait-il que nos voisins italiens, espagnols, et autres qui m’échappent, utilisent toujours ce produit ?
    Sommes nous tout simplement « otages » de l’idéologie écolo qui dirigerait les règles de ce pays en ce domaine ???

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