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mercredi 11 février 2026

Les banques centrales devraient réfléchir à deux fois avant de s’engager dans les MNBC

Temps de lecture : 2 minutes

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Dans un article paru sur le site anglais de l’IREF Europe, Bob Lyddon pose un regard critique sur les monnaies numériques de banque centrale (MNBC). Entre la Suède, le Japon, le Parlement européen, la Chambre des lords du Royaume-Uni ou la Banque des règlements internationaux (BRI), de nombreuses institutions ont eu l’occasion de se pencher sur le sujet. Or, la plupart des projets de recherche et des preuves de concept n’apportent guère d’arguments convaincants en leur faveur, étant même potentiellement générateurs d’un certain nombre de risques en termes de respect de la vie privée des citoyens, de stabilité du système bancaire en cas de succès ou d’échec (dépôts des banques commerciales), voire de ruée bancaire.

Lyddon insiste sur le fait qu’aucune institution ne semble réellement s’accorder sur ce qu’est une MNBC, en plus d’utiliser un jargon technique impénétrable pour le commun des mortels. La consultation britannique sur la « livre numérique », par exemple, ne présente quasiment aucune information sur la technologie en tant que telle, et ne prend pas en compte les éléments défavorables dans la réaction des citoyens et des entreprises. Au contraire, elle considère les MNBC comme un moyen d’atteindre la neutralité carbone tout en s’attaquant à l’empreinte écologique de l’argent liquide. L’auteur prend l’exemple de la Banque du Japon, qui prétend améliorer la commodité des paiements alors que ses travaux traduisent la volonté de restreindre l’utilisation que les gens font de leur propre argent (limite des avoirs, limite du montant et du nombre de transactions, conversion automatique des avoirs excédentaires en dépôts bancaires, etc.). L’analyse de Bob Lyddon peut être mise en perspective avec nos dernières recherches sur les MNBC, et plus particulièrement l’euro numérique : un moyen de contrôle de la vie privée des citoyens enrobé dans un discours de modernisation des systèmes de paiement qui n’améliore pas grand-chose, sinon la censure financière.

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