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dimanche 18 octobre 2026

Les buralistes ne savent plus sur quel pied danser

Temps de lecture : 2 minutes

Il ne fait pas bon être buraliste par les temps qui courent ! Les ventes de tabac baissent en France sous l’effet conjugué de la hausse des prix (+320% depuis 2000), des restrictions de consommation et de l’intérêt porté par les Français à leur santé.

Mais qui dit baisse des ventes ne dit pas forcément baisse de la consommation tant les marchés parallèles sont en train de supplanter le marché légal. Ils alimenteraient jusqu’à 40% de la consommation selon certaines sources. Ils fragilisent évidemment le réseau des bureaux de tabac : environ 10.000 ont disparu ces vingt dernières années (soit 30%). Ceux qui restent sont amenés à se diversifier, non seulement avec les jeux de hasard et la presse, mais aussi avec le dépôt de colis, le guichet bancaire (compte Nickel), la vente des nouveaux produits comme la cigarette électronique, le tabac à chauffer et les sachets de nicotine, l’encaissement des impôts, amendes et autres factures publiques comme celles des cantines scolaires.

Il y a quelques jours, la Confédération des buralistes a écrit au Premier ministre pour s’étonner que la ministre de la Santé se soit adressée à la Commission européenne (avec ses homologues de sept autres pays) pour lui demander d’interdire, à l’occasion de la révision de la directive sur les produits du tabac, tout nouveau produit à base de nicotine comme les sachets de nicotine mais aussi tout arôme, de fixer un plafond de nicotine généralisé et d’introduire le paquet neutre pour tout produit. Le but semble être que les fumeurs n’aient plus que deux choix : fumer ou ne pas fumer.

Les contribuables que nous sommes s’étonnent de l’incohérence gouvernementale. Car si le ministère de la Santé fait tout pour que les buralistes mettent la clé sous la porte, celui de l’Économie et des Finances distribue des subventions pour les sauver. Bercy a mis en place tout un panel de soutiens : aides à la transformation (jusqu’à 33.000 €), à la sécurité (jusqu’à 10.000 €), à la rémunération (jusqu’à 5000 €), à la fin d’activité (jusqu’à 80.000 €).

Pourquoi dépenser autant d’argent pour soutenir les buralistes et leur diversification d’un côté, et de l’autre leur interdire de se diversifier grâce aux produits à risques réduits ? Produits qui pourraient d’ailleurs rapporter à l’État s’ils étaient taxés, en proportion de leur nocivité, plutôt que prohibés. L’État est accro aux taxes sur le tabac autant qu’il prétend en détourner les fumeurs

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