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vendredi 5 juin 2026

Les effectifs de fonctionnaires ont bien failli augmenter de 140.000 d’un seul coup !

Temps de lecture : 2 minutes

Une proposition de loi socialiste, examinée en séance publique le 7 janvier 2026, visait en effet à « intégrer les accompagnants des élèves en situation de handicap dans la fonction publique ». Heureusement, la majorité sénatoriale l’a rejetée.

Dans leur exposé des motifs, les sénatrices Monier et Brossel expliquent que les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), « chevilles ouvrières de l’école inclusive » sont maintenus « dans des conditions de travail et de rémunération indignes, caractérisées par des temps partiels subis et un salaire moyen aux alentours de 1 000 euros net par mois, soit un montant en deçà du seuil de pauvreté. »

Comme la précarité tient au fait que ces personnes, à 90% des femmes, travaillent à temps partiel, les sénatrices socialistes proposent qu’elles soient intégrées dans la fonction publique de l’État, dans la catégorie B – elles sont aujourd’hui agents contractuels – et « rémunérées sur la base d’un temps plein ».

Si l’on veut bien admettre que la situation de ces accompagnants ne soit pas toujours enviable, il est tout de même ahurissant que les socialistes n’aient pas trouvé d’autre idée que de transformer environ 87.000 emplois équivalents temps plein (ETP) en 140.000 fonctionnaires ! Comme si ces derniers n’étaient déjà pas en surnombre. Et comme si payer à temps plein des personnes qui travaillent à temps partiel allait arranger les problèmes budgétaires de l’État.

Pourquoi ne pas plutôt imaginer que ces AESH complètent leur temps partiel dans des établissements accueillant des personnes handicapées, dans le périscolaire, dans les crèches, dans des Ehpad, etc., toutes structures ayant des problèmes récurrents de recrutement ? Le complément d’heures pourrait aussi se faire dans d’autres métiers que ceux de l’aide aux personnes qui sont éprouvants, tant physiquement que psychologiquement.

Nous aimerions que nos parlementaires fassent preuve d’imagination, qu’ils travaillent sur la possibilité de passer d’un statut à l’autre (contractuel du service public, intérimaire, autoentrepreneur, salarié, etc.) avec fluidité, sans démarches administratives compliquées, sans pénalisation d’aucune sorte en matière de cotisations sociales et d’accès aux prestations, sans que la déclaration de ses revenus deviennent un cauchemar…. Bref qu’ils s’attèlent à simplifier. Une tâche assurément plus complexe que la fonctionnarisation de tous les Français.

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7 réponses

  1. Excellente proposition en fin d’article que la possibilité de travailler pour plusieurs structures. De quoi améliorer sainement les revenus, optimiser les ressources, rendre service à tout le monde….
    Comment peut on avoir élu et mis au pouvoir des sénateurs et politiciens politiciennes socialistes aussi nuls, …? Affligeant!

  2. Avec la dénatalité, il ne faudrait tout de même pas qu’il y ait prochaînement plus de profs que d’élèves…

  3. Il y a deux solutions : soit on on donne le statut de fonctionnaire à toute la population et comme ça il n’y aura plus de jaloux, soit on supprime le statut de fonctionnaire et comme ça il n’y aura plus de polémique.

  4. Les socialistes par principe aiment les fonctionnaires, ils les adorent ! Quoi de plus beau qu’un monde peuplé de fonctionnaires ? Selon eux il ne faudrait plus d’emplois privés, vive le collectivisme et le nivellement par le bas. Les deux sénatrices initiatrices du projet ne sont elles pas elles-mêmes socialistes ?
    Il est navrant de voir des élues au Parlement être à l’origine de telles billevesées.

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