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vendredi 5 juin 2026

Les Etats ne s’interdisent aucun moyen, même les plus vils, pour relancer la natalité

Temps de lecture : 2 minutes

Il fut un temps où la natalité relevait de la vie privée des individus. Ce temps est-il en passe d’être révolu ?

Une de nos pendules était intitulée « L’État-nounou va expliquer à tous les Français de 29 ans comment faire des bébés ». En effet, depuis presque deux années et demie, Emmanuel Macron appelle à un « réarmement démographique » de la France, avec fort peu de succès d’ailleurs et sans qu’il y contribue lui-même, selon la vieille formule « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais »… Un article récent de Ouest France (« Ces pays sont prêts à tout pour inciter à faire des bébés ») invite à nous interroger sur les stratégies suivies par les Etats de par le monde pour juguler la chute de la natalité.

Bien sûr, on pense immédiatement à des aides financières ou à des avantages fiscaux, mais certains Etats usent d’autres procédés, souvent folkloriques, parfois dramatiques.

Du côté des démocraties, le Japon a instauré une contribution financière sur les salariés non mariés… ayant ou non des enfants, dite taxe sur les célibataires. La Lituanie promeut, elle, la rénovation des boîtes de nuit « pour encourager les rencontres entre jeunes adultes ».

Du côté des dictatures, régimes autoritaires ou totalitaires, la Chine a instauré une taxe de 13 % sur les produits contraceptifs « pour inciter à faire plus d’enfants ». De son côté, la Russie recommande aux médecins d’orienter leurs patientes -et non leurs patients- âgées de 18 à 49 ans qui ne veulent pas d’enfants vers « une consultation avec un psychologue dans l’objectif de former une attitude positive à l’égard de la maternité », aux termes d’un document dévoilé par l’AFP le 19 mars (Le Monde, 19 mars 2026).

Mais la palme d’or du régime le plus liberticide ne pouvait revenir qu’à la Corée du Nord. Dès 2024, Franceinfo (« Pour lutter contre la baisse des naissances, la Corée du Nord expédie les couples qui divorcent en camp de travail ») relayait l’aggravation des punitions que subissaient les couples qui osaient divorcer. Jusque-là, toute personne qui se permettait de demander le divorce, pourtant légal, était envoyée dans un camp de travail comme responsable de la crise familiale… même s’il s’agissait d’une femme battue ! Selon les mesures mises en place fin 2024, pas de distinguo : ce sont les deux membres du couple qui sont arrêtés à la sortie du tribunal et qui sont directement envoyés en camp pour une « rééducation » d’un à six mois !

On peut comprendre que la baisse de la natalité soit inquiétante, mais rien ne justifie que l’on porte atteinte à la liberté de choix des individus. La mission d’un État est ni plus ni moins d’assurer la paix et la sécurité, autrement dit un climat favorable aux prises de décision sereines et réfléchies des citoyens.

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12 réponses

  1. Bravo pour votre défense de la liberté de choix… mais pour être libre de faire un choix encore faut il être éclairé !
    Or le thème le plus lié au besoin d’enfant est l’avenir… et pour l’individu, sa retraite. Et que nous dit on? Que la baisse démographique met en danger notre système par repartition. Mais en se gardant bien de montrer du doigt (ne jamais stigmatiser l’électeur) le fait que ce sont ceux qui n’élèvent pas d’enfant et qui touchent cette retraite, qui la mettent en péril. Donc la plus logique des incitations est de ne verser la répartition qu’à ceux qui élèvent des enfants. Les autres ont la capitalisation avec les 180000€ par enfant qu’ils économisent.

  2. Au début des années soixante, la population mondiale était estimée à peu ou prou 3 milliards d’individus. Depuis, on nous dit d’un côté que nous serions trop nombreux à 9 milliards vers 2030, et des hurluberlus (je ne parle même pas d’incapables du côté de la Rue du Faubourg St-Honoré) nous incitent-invitent à créer de nouvelles bouches à nourrir alors que les ressources annuelles terrestres sont consommées en moins de six mois. il faudrait savoir !

    1. Totalement d’accord avec votre commentaire !
      Pourquoi ce silence assourdissant de nos escrologistes qui nous abreuvent de nouvelles catastrophiques sur la dilapidation des réserves de la planète…
      A bien regarder toutes nos pénuries, pollutions sont directement liées à la surpopulation terrestre…
      L’homme se comporte comme une espèce catastrophiquement invasive mais on voudrait accélérer encore le développement de l’espèce humaine.
      Plus de gaspillage, économies, récupération, recyclage… sont les maîtres mots de ces irresponsables idéologiques mais il y a une vérité à laquelle nul n’échappe : Un individu qui n’existe pas ne consomme pas, ne gaspille pas, n’a pas besoin d’économiser ni de recycler ses emballages de consommation… et son bilan carbone sur toute une vie inexistante est nul !
      Bref le citoyen vert idéal !

  3. Avant d’inciter à élever des enfants, il faudrait cesser d’inciter à ne pas en avoir!
    Conseils à un jeune couple:
    N’ayez pas d’enfants, profitez de vos loisirs. Avec l’argent économisé (180000€ par enfant) constituez vous une confortable retraite par capitalisation qui viendra s’ajouter à celle par répartition, modeste, que vous payeront les enfants des autres… A vous la belle vie!
    C’est pas de l’incitation ça ?

  4. Et en France, terre où prospèrent les technocrates gribouilles, le message destiné aux parents potentiels est « les immigrés feront les enfants que vous refusez de faire, et qui manquent à nos statistiques ». Ce qui se traduit par « les enfants que nous serions tenté de faire seront confrontés à la violence et aux coutumes ce ces enfants, bientôt majoritaires ». Ce qui accentue et accélère le problème, venant s’ajouter à la « gestion judiciaire » des divorces.

    1. C’est déjà le cas vu les problèmes dans les établissement scolaires et les meurtres par couteaux affectant la France et la Grande-Bretagne!

  5. Avant tout, il manque la confiance envers le pays où l’on vit. Les perspectives d’un avenir prometteur. Bref, le sentiment de construire le bonheur en mettant au monde. En mettant au monde, on fait un don au monde. On ne donne pas quand l’avenir est un brouillard persistant. Alors les jeunes vivent au jour le jour et ne se projettent pas.
    Enfin, je vous invite à consulter l’INSEE : « natalité et fécondité dans l’UE ». On n’est pas mal placé…

  6. Comment vouloir procréer et élever des enfants si leur avenir est incertain ? Je fais partie de ces baby-boomer enviés, jalousés qu’il faut abattre parce que soit-disant « belle vie » et je dois reconnaître que la « belle vie » que nous avions était due en une confiance quant aux politiques, économistes, …. Notre vie était toute tracée par un travail assuré, même si les conditions n’étaient pas celles d’aujourd’hui.
    Actuellement, tout est instable, tout est renié, chacun est dans la différence et l’indifférence. Conclusion, si les politiques veulent repeupler leur pays, qu’ils se mettent au travail eux-mêmes puisqu’ils ont de gros moyens financiers…. avec notre argent ! Dans mon cas je donne tout mon appui à ces jeunes qui sont loin d’être inconscients en prenant la décision de ne pas vouloir d’enfants.

  7. dans les années 1960, les familles étaient nombreuses pas par choix mais faute de disposer de moyens de contrôle. Les femmes obligées de rester au foyer pas forcément par choix ! LE CHEF DE FAMILLE était seul à payer des cotisations couvrant une famille parfois très nombreuse. On nous expliquait que la terre ne serait bientôt plus en capacité de nourrir des populations devenues trop nombreuses. La Chine imposait l’enfant unique !
    Aujourd’hui les femmes travaillent. Elles paient des cotisations pour garantir leur indépendance financière et leur future retraire. Elles contribuent au financement social de familles beaucoup moins nombreuses.
    Et voilà qu’on leur demande de faire à nouveau des enfants… pour financer la retraite par répartition ! Vachement poétique !
    On accuse celles et ceux qui n’ont pas d’enfants de plomber un système à bout de souffle. Trop facile et en tous cas plus facile que de modifier ledit système. A propos de cette étrange remarque concernant les Français qui n’ont pas d’enfants : c’est feindre d’oublier que -qu’ils aient ou non des enfants- TOUS les contribuables financent les écoles, les universités, les études d’enfants. Il se trouve même qu’ ils paient plus d’impôts.
    Au passage, on ne dit pas mot des retraites complémentaires financées par des cotisations très bien gérées par des organismes privés.
    S’ils avaient le choix, combien de Français préfèreraient-ils cotiser dans des organismes privés et laisser au public la gabegie habituelle.
    Combien de personnes n’ayant jamais travaillé ni cotisé bénéficient-elles de « retraites » payées par les autres ? Combien de « parents isolés » (mais VIVANT en couple) profitent-ils du « système » ? LA POLYGAMIE est officiellement interdite en France comment se fait-il que des mères « isolées » forment des cellules vivant ensemble avec un seul homme ? Voir des enfants nés à 3 ou 6 mois d’intervalle figurer sur la liste d’enfants d’un seul et même homme ne soulè-t-il donc aucune question ? LE SYSTEME actuel nécessite un grand ménage.

  8. La surpopulation menace la planète aux ressources limitées. Or l’espèce invasive est entrain de s’autoréguler dans une large partie du monde, ce qui devrait réjouir tous les démographes et écologistes. Le problème est qu’une autre partie du monde n’a pas encore compris cette nécessité et qu’elle s’occupe à combler les nouvelles lacunes….. Quand se mettra t elle à niveau ?

  9. Les commentaires semblent montrer qu’une majorité de personnes ne comprennent pas le grave problème (ou ne veulent pas le comprendre) ce qui amène à penser que seules des décisions fortes et contraignantes seront nécessaires pour rétablir l’équilibre.

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