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mercredi 27 mai 2026

Les Français toujours favorables à ce que les autres paient les impôts à leur place

Temps de lecture : 2 minutes

Le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) vient de mettre en ligne sa sixième étude « Sensibilité à l’environnement, action publique et fiscalité environnementale : l’opinion des Français », réalisée pour l’Ademe (Agence de la transition écologique).

Le premier constat est que la question environnementale est de moins en moins prioritaire pour les Français. En 2025, 63% des personnes interrogées se disaient inquiètes du changement climatique. C’était 71% en 2022. Le chiffre reste certes élevé – comment pourrait-il en être autrement avec les discours catastrophistes que les médias nous servent à longueur de journée –, mais il diminue, confirmant d’autres études récentes. De même, l’étude du Crédoc révèle que 21% des Français seulement placent l’environnement parmi leurs deux premiers sujets de préoccupation. Ils étaient 30% en 2023.

Pour les Français, les deux priorités du gouvernement devraient être le renforcement des services publics – hôpitaux, éducation… – (44%) et la limitation des dépenses publiques (35%). On notera aussi le recul spectaculaire de l’aide aux entreprises en difficulté qui baisse de 10 points pour s’établir à 9%.

S’agissant du financement de la transition écologique, les Français optent pour un accroissement des impôts sur le patrimoine des 10% des ménages les plus fortunés (60%) et pour un impôt progressif sur les sociétés (54%). En revanche, ils ne sont que 25% à accepter de payer personnellement plus d’impôts pour financer directement la défense de l’environnement. Ils ne sont même que 19% à accepter de payer plus de taxes sur les carburants, le gaz naturel et le fioul domestique. Qu’en serait-il aujourd’hui avec l’augmentation du prix des produits pétroliers ?

Nos compatriotes sont aussi favorables à des aides – pour acquérir un véhicule peu émetteur, louer une voiture électrique, rénover son logement… – identiques pour tous (35%) plutôt qu’à des aides ciblées sur les plus modestes (26%).

En résumé, les Français ne veulent pas payer personnellement pour financer les dépenses de transition écologique mais veulent pouvoir profiter des aides, tout en exigeant la limitation des dépenses publiques. Il est malheureux que le Crédoc n’ait pas pensé à interroger les sondés sur leurs contradictions.

L’illusion de la gratuité continue à faire des ravages. L’instauration d’un impôt de solidarité sur le revenu payé par tous comme le propose l’IREF permettrait notamment de responsabiliser les Français et éviterait qu’ils poussent à la dépense sans contribuer.

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11 réponses

  1. Bonjour, diable, ce truc à je ne sais combien d’Euros pour réinventer la roue ! c’est d’une évidence folle vraiment, partie de la déliquescence vertigineuse de ce pays.
    La valeur travail a disparu, la responsabilité individuelle et collective, itou…dans ce pays qui est foutu, la contradiction est la règle permanente.
    Juste une question : que font les soi-disant politiques ? réponse : rien, sinon penser à leur propre « carrière » dans le mépris des citoyens, humanisme feint quand tu nous tiens !

  2. Les contradictions gauloises ne font que croitre et embellir
    Et 2027 promet un florilège de ces antinomies si caractéristiques de l hexagone

  3. Bien sûr qu’il faut répartir équitablement l’impôt, puis réduire l’impôt, donc diminuer les dépenses. Mais il existe une priorité , celle de supprimer les gaspillages dans les administrations, contrôler les subventions semées à tous vents, cesser d’investir sans espoir de retour, s’interdire l’idéologie et les délires technocratiques, dissoudre ces comités aussi inutiles qu’inefficaces. En résumé il suffit de désétatiser l’économie , de désoviétiser la France.

  4. Les Français sont devenus de gros fainéants assistés de toute part qui ne parlent que de vacances toutes les 6 semaines sans compter les jours fériés, RTT, droit de retrait, et autres journées diverses dont la République les a gratifié, etc. Vous leur faites des remarques les réponses sont toujours les mêmes le Maire ou l’Etat n’ont qu’à faire et payer! Et puis figurez-vous que j’ai vu deux couples ensembles et séparés ayant pour revenu comme profession du RSA et autres aides diverses partir à deux reprises aux sports d’hiver alors qu’ils n’ont jamais travaillé de leur vie et que d’autres qui triment et ne demandent rien à personne ne peuvent pas se le permettre ! Trouvez l’erreur.

    1. Je pense que la fin de votre commentaire explique le début… En général on n’accepte pas toute sa vie d’être un pigeon.
      Encore une fois, la faute à l’Etat, pas aux Français, qui… s’adaptent à la réalité du pays, à savoir il vaut mieux être assisté que bosseur.

  5. Margaret Thatcher : « le problème c’est que vient fatalement un moment où on en vient à manquer de l’argent des autres » !

  6. Les français ne veulent pas financer à titre personnel les dépenses de transition écologique car beaucoup ont réalisé que la France contribuait pour très peu à la détérioration environnementale de notre planète et que certaines décisions purement idéologiques menaient à la catastrophe (arrêt des centrales nucléaires, énergies alternatives, interdiction des voitures thermiques).

  7. Les Français veulent qu’il soit mis fin aux gaspillages d’un état glouton, incompétent et irresponsable. A quelques rares exceptions, Voilà des décennies qu’on parle des subventions, comités théodules et autres gaspillages sans jamais y mettre fin.
    Les médias portent une part de responsabilité dans cette gabegie parfois dénoncée… sans grande conviction.

  8. Les Français en ont assez de payer toujours plus d’impôts et de taxes pour 1/ des services toujours plus dégradés 2/ des inepties et des idéologies mortifères.
    Alors quand on leur demande s’ils veulent payer plus d’impôts, il disent non, mais comme ils savent que l’Etat n’en fera qu’à son idéologie et donc financera les inepties, eh bien quand on leur demande qui doit payer ils répondent les riches et les entreprises.
    Qu’ils sachent ou non que c’est contre-productif, peu importe, ils repoussent le moment de passer eux-mêmes à la caisse.
    Quand l’Etat cessera d’être c.n, on pourra demander aux Français d’être responsables.

  9. Qui a envie de contribuer à quelque chose qui ne marche pas, et qui ne sert plus à rien ?
    Personne c’est évident.
    Et si on veut forcer les choses « ben lui, pas moi ».
    Ceux qui se plaignent le plus sont ceux qui profitent le plus des aides….
    C’est un comble.
    Ce pays est envahi de profiteurs et de fainéants qui passent leur temps à chouiner et à tendre la main plutôt que de s’en sortir par eux même. Et on tape sans arrêt sur la minorité qui paie pour les autres.
    Et on leur laisse penser que c’est normal !
    C’est formidable quand même !!
    Ceux qui paient et bossent à leur place en on assez de vivoter alors qu’eux se tournent les pouces !

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