Il n’y a pas que les agriculteurs qui peuvent se plaindre d’avoir du mal à joindre les deux bouts. Les hauts fonctionnaires du ministère de l’Agriculture aussi ! Enfin, toute proportion gardée, bien évidemment.
Comme le révèle le rapport annuel sur l’état de la fonction publique paru le 15 novembre 2024, les dix rémunérations les plus élevées de ce ministère totalisaient 1 598 421 € en 2023, ce qui représentait un salaire moyen brut mensuel de 13 320 €.
Un montant qu’un bon nombre de Français, pas seulement des agriculteurs, aimerait percevoir à chaque fin de mois. Cette somme n’en reste pas moins relativement faible comparée à celle que touchent les 10 fonctionnaires les mieux rémunérés du ministère de l’Intérieur. Ils se partagent, en effet, annuellement 2 501 067 €, soit 20 842 € par mois chacun en moyenne. C’est quand même 56% de plus que leurs homologues du ministère de l’Agriculture.
Le total des dix plus hautes rémunérations dépasse également les deux millions d’euros aux ministères de la Transition écologique (2 414 461 €), de l’Économie et des Finances (2 409 932 €), et aux services du Premier ministre (2 200 287 €). Ce « classement » révèle, nous semble-t-il la hiérarchie ministérielle. Les préfets, rouages essentiels de l’État, sont toujours en haut de la pyramide, mais ils sont talonnés par les fonctionnaires du ministère de la Transition écologique qui, désormais, donne le « la » de toute politique publique. Et si les Finances comptent encore, force est de constater qu’elles doivent plier devant l’écologie.
L’Armée se défend bien (1 969 254 € pour les 10 fonctionnaires les mieux payés), ainsi que les ministères sociaux (1 922 698 €) et la Justice (1 911 996 €).
En revanche, l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur n’offrent « que » 1 794 034 € à leurs 10 plus hauts fonctionnaires, et la Culture « que » 1 790 979 €.
Juste avant les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, on trouve ceux des Affaires étrangères dont les 10 meilleures paies représentent 1 661 461 €. Cela atteste le fait que l’État n’accorde pas beaucoup de considération à nos diplomates puisque la politique étrangère relève en réalité de l’Élysée.
Bref, pour bien gagner sa vie en tant que haut fonctionnaire, il vaut mieux être préfet qu’ambassadeur, et employé au ministère de la Transition écologique qu’à celui de l’Agriculture !
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
3 réponses
Vous n’avez rien compris, avec les vacances calquées sur celle du monde des enseignants, les grands ponts, les fins de semaines à rallonges, la télé (travail), les maladies chroniques des fonctionnaires et l’absentéisme réputé nécessite beaucoup d’argent pour profiter des loisirs qui sont offerts par tous ces temps libres. Dès qu’il y a des vacances scolaires les lieux touristiques sont bondés et ce n’est pas ceux du privé qui peuvent se permettre cela.
Cette comparaison prend en compte la rémunération en € mais pas les avantages en nature qui, en plus, ne sont généralement pas imposables pour les fonctionnaires: logement pour nécessité de service, véhicules de fonction, personnel de maison…..
Leur prise en compte remonterait le niveau réel des ambassadeurs, des préfets, des architectes en chef des ,bâtiments de France et de certains officiers généraux par exemple.
Votre analyse devrait également intégrer les avantages en nature. Je suppose que les préfets sont logés, disposent d’un personnel à leur service et d’une voiture de fonction. Il doit en être de même pour les diplomates en mission à l’étranger, sans oublier des primes de risque/de différentiel du coût de la vie variables selon le pays de destination (ambassadeur en Afghanistan vs auprès du Vatican à Rome), la prise en charge des frais de scolarité des enfants, des voyages aller-retour a minima une fois par an vers la France pour toute la famille.
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
3 réponses
Vous n’avez rien compris, avec les vacances calquées sur celle du monde des enseignants, les grands ponts, les fins de semaines à rallonges, la télé (travail), les maladies chroniques des fonctionnaires et l’absentéisme réputé nécessite beaucoup d’argent pour profiter des loisirs qui sont offerts par tous ces temps libres. Dès qu’il y a des vacances scolaires les lieux touristiques sont bondés et ce n’est pas ceux du privé qui peuvent se permettre cela.
Cette comparaison prend en compte la rémunération en € mais pas les avantages en nature qui, en plus, ne sont généralement pas imposables pour les fonctionnaires: logement pour nécessité de service, véhicules de fonction, personnel de maison…..
Leur prise en compte remonterait le niveau réel des ambassadeurs, des préfets, des architectes en chef des ,bâtiments de France et de certains officiers généraux par exemple.
Votre analyse devrait également intégrer les avantages en nature. Je suppose que les préfets sont logés, disposent d’un personnel à leur service et d’une voiture de fonction. Il doit en être de même pour les diplomates en mission à l’étranger, sans oublier des primes de risque/de différentiel du coût de la vie variables selon le pays de destination (ambassadeur en Afghanistan vs auprès du Vatican à Rome), la prise en charge des frais de scolarité des enfants, des voyages aller-retour a minima une fois par an vers la France pour toute la famille.