Journal d'actualité libéral
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mercredi 13 mai 2026

Les libéraux doivent-ils s’allier avec l’extrême droite ?

Temps de lecture : 4 minutes

Le « journaliste indépendant » et prétendument libéral Rafaël Amselem s’est permis d’accuser David Lisnard de vouloir s’allier avec les « pires réactionnaires ». Le président de Nouvelle Energie, homme politique indépendant et vraiment libéral, n’a pas apprécié. A juste titre.

 Dans notre dernière chronique, nous nous interrogions : l’union des droites est-elle souhaitable ? Cette chronique faisait elle-même suite à une autre, plus ancienne, sur l’opportunité, ou non, pour les libéraux d’entrer dans une « union des droites ». Nous poursuivons notre réflexion en nous demandant si les libéraux sont solubles dans le Rassemblement National et Reconquête ! – en laissant de côté l’inimitié entre les dirigeants de ces deux partis. En effet, une petite musique lancinante voudrait que, au nom de l’efficacité, les petites troupes libérales rejoignent les grandes troupes du RN. Plus encore, d’aucuns n’hésitent pas à penser qu’il existerait une porosité entre leurs idées, si bien qu’un rapprochement ne se ferait pas simplement sur le mode utilitariste, mais en vertu d’un certain nombre d’affinités. Telle est la toile de fond d’un débat sur le libéralisme dont L’Express s’est fait l’écho.

David Lisnard  est partisan d’une grande primaire

Le chef de file des libéraux, David Lisnard, plaide pour une large primaire à droite et au centre afin de désigner un candidat qui puisse éviter un second tour cataclysmique entre le représentant du RN et Jean-Luc Mélenchon lors de la prochaine élection présidentielle. Compte tenu de la nouvelle orientation de Reconquête  –  critiques de son président Eric Zemmour envers le programme économique et social du RN qualifié de « socialiste », montée en puissance de Sarah Knafo, dont certaines sorties à tonalité libérale ont agréablement surpris – le maire de Cannes et président de Nouvelle Energie a parlé d’une primaire de l’UDI à Sarah Knafo (France Inter, 29 octobre 2025), avant de laisser entendre le 25 mars qu’il quitterait les Républicains, puis de claquer la porte des LR le 31 mars en réitérant auprès de Sarah Knafo son souhait d’une primaire du centre droit. D’ailleurs,  Eric Zemmour s’est rallié le 5 avril sur BFM à l’idée d’une primaire à droite, mais… sans le centre.

David Lisnard, l’allié des « pires réactionnaires » ?

Il n’en fallait pas plus à un journaliste présenté comme libéral et « indépendant », Rafaël Amselem, pour s’insurger : « Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est prêt à s’allier avec les pires réactionnaires ». Le président de l’Association des maires de France lui a immédiatement et vertement rétorqué que le libéralisme n’était pas une « posture » et que  le fait de défendre une primaire, c’est-à-dire une procédure de sélection, ne revenait pas à partager les convictions des autres candidats, c’est-à-dire leur programme.

C’était sans doute faire beaucoup d’honneur à ce journaliste prétendument libéral et surtout « indépendant » des opinions libérales, que de lui répondre. Mais nous ajouterons que l’entretien donné à L’Express est symptomatique de la crasse ignorance française en matière de libéralisme.

Massacre à la tronçonneuse du libéralisme

Rafaël Amselem n’hésite pas à convoquer à plusieurs reprises le juriste et philosophe allemand Carl Schmitt au soutien de son argumentation. Certes, Schmitt a été l’un des plus grands publicistes de son temps. Néanmoins, son nazisme, son antisémitisme de tous les instants et, bien évidemment, son antilibéralisme pathologique incitent à une certaine réserve, pour ne pas dire une réserve certaine… Rappelons que sa thèse la plus connue est celle du principe ami-ennemi, qui serait la caractéristique du politique. Rappelons aussi que ce que les libéraux autrichiens, Ludwig von Mises puis son élève Friedrich Hayek, ont appelé la « catallaxie », est directement contraire à ce principe, puisqu’il s’agit étymologiquement de faire d’un ennemi un ami.

Mais surtout, avec ses gros sabots, notre « journaliste indépendant » ne vise pas tant à souligner qu’il serait « honteux » que David Lisnard envisage une primaire commune avec Reconquête, qu’à détruire la notion même de libéralisme. Il rejette le libéralisme dit « propriétariste » au nom de l’État providence. En clair, il s’agit de défendre un libéralisme social ou un socialisme libéral. Autrement dit, c’est un massacre à la tronçonneuse du libéralisme et nos lecteurs auront compris que la tronçonneuse n’était pas argentine…

Il faut élargir le débat au RN. Rafaël Amselem  prétend que ce qui rendrait possible « l’union des droites », ce serait ce « propriétarisme », vu comme le facteur déterminant de rapprochement entre familles politiques antagonistes, les conservateurs, les libéraux et les réactionnaires. Or, les conservateurs au pouvoir n’ont pas défendu le droit de propriété ; ils ne le mentionnent guère et il ne s’agit même plus d’un élément de leur programme électoral depuis des décennies. Quant au RN, on ne voit pas en quoi il s’intéresserait de manière générale à une « propriété mise à mal », sauf à soutenir une exonération de la résidence principale de l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière.

Le RN prend les libéraux pour des gogos

Rafaël Amselem considère le « débat interne » du RN entre une ligne « populiste et sociale », celle de Marine Le Pen, et une ligne « plus libérale », celle de Jordan Bardella, comme une manifestation du débat autour de « l’union des droites ». Mais il ne lui vient pas à l’esprit que cette dichotomie pourrait être plus tactique que réelle. Le président du RN n’a-t-il pas répété qu’il partageait exactement les mêmes idées que celles de la candidate à l’élection présidentielle ? Sébastien Chenu, le vice-président du RN, ne le confirmait-il pas encore il y a quelques semaines (Grand Jury RTL, 8 février 2026) ? Que les individus ne soient pas interchangeables est une évidence pour les libéraux – mais sans doute pas pour les extrémistes de droite… C’est vraiment prendre les libéraux pour des gogos que de laisser entendre que le RN serait perméable à leurs idées. Nous parlions du « baiser de la mort » dans notre dernière chronique. C’est bien ce dont il s’agit de la part de ceux qui tentent par tous les moyens de trouver des voix en vue du second tour de l’élection présidentielle afin de briser le « plafond de verre » auquel le RN se heurte…

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43 réponses

  1. Vous continuez à analyser le RN comme un parti d’extrême-droite, et s’il le fut, mécaniquement, lorsqu’il pesait 10% et que l’UMP/LR en pesait 30 à 40, le rapport s’est totalement inversé depuis.

    Sur le plan des idées, même glissement progressif du RN vers le mainstream auparavant incarné par l’UMP/LR. Il s’agit d’un remplacement pur et simple. Un remplacement logique puisque les anciens électeurs de l’UMP qui pesait 30 à 40 votent aujourd’hui RN.

    Ce qui reste, politiquement de LR (ceux qui l’incarnent à l’Assemblée et au Sénat, pas les adhérents/sympathisants qui sont globalement divisés entre union des droites et macrono-compatibilité) fait dorénavant partie de la galaxie centriste, au même titre qu’un Modem avant 2017, avec globalement le même poids électoral (5 à 10% dans le meilleur des cas)…

    Aujourd’hui, le RN cherche à incarner une droite classique, dont le propos rappelle très clairement celui de la droite classique de la deuxième moitié des années 90.
    Alors certes ce n’est pas du libéralisme pur et parfait (il n’y a jamais eu de parti libéral pur et parfait en position de gagner une élection présidentielle) mais au sein des trois grandes forces politiques motrices reconnues comme telles dans les scrutins nationaux (LFI, Ensemble, RN) ça reste très clairement la force politique la mieux-disante, celle avec laquelle David Lisnard, s’il compte vraiment peser lors de cette élection, devrait négocier en priorité plutôt que de chercher à promouvoir une « primaire ouverte » dans un format inédit et hautement improbable.
    Il aurait d’autant plus intérêt à négocier avec le bloc patriote que ce bloc va avoir BESOIN (comme en témoignent les ouvertures de Jordan Bardella) des voix libérales qui lui manquent encore pour s’assurer une victoire au second tour, tandis que la Macronie, elle, cherchera très clairement à s’assurer cette victoire avec les voix de gauche, comme elle l’a toujours fait, et parce que son socle électoral est assis sur les ruines du PS.

    Rappelons également que jamais une primaire ouverte n’a été organisée entre partis officiellement rivaux. Toutes les primaires ouvertes du passé l’ont été dans le cadre d’un parti, et bien « qu’ouvertes » en théorie, en réalité réservées aux membres et alliés officiels de ce parti, que ce soit le PS ou LR.
    Vous devriez vous intéresser à la raison pour laquelle Eric Zemmour refuse de participer à une primaire intégrant les macronistes. Elle explique pourtant très bien pourquoi la primaire qu’évoque David Lisnard est en réalité une manière de botter en touche quant au choix qu’inévitablement il va devoir faire entre l’alliance RN/UDR (et sans doute Reconquête au second tour) et la galaxie centriste.
    Eric Zemmour refuse les macronistes car il sait très bien comment finirait une primaire dans une telle configuration.

    Une primaire dans une telle configuration, dont le barycentre électoral serait bien plus proche du centre que de la droite dure, donnerait forcément une prime importante aux macronistes. Mais imaginons que les outsiders Sarah Knafo ou David Lisnard, par un miracle qu’il faudra m’expliquer, l’emportent (l’un ou l’autre). Il faudrait ensuite s’assurer la fidélité et le soutien de tous les perdants. Et s’en assurer d’autant mieux que contrairement à la dernière primaire de la droite (et du centre) lors de laquelle Fillon avait été lâché par des membres de son parti (des gens dont les convictions étaient en théorie proche ou a minima compatibles avec les siennes) là il s’agirait de ne pas être lâché par des gens d’autres partis ! Des gens dont la doctrine et le socle électoral sont TRES éloignés des leurs. Et pour s’en assurer, il faudrait négocier, concéder des postes, concéder doctrinalement. Tout en restant suffisamment fidèle à la cohérence initiale de son programme de départ pour avoir une chance de passer le 1er tour. Et si concéder/rassembler au sein de son parti ou de partis ayant des doctrines proches est possible (quoique l’histoire politique ait démontré le contraire) concéder à l’aile gauche de la Macronie est en réalité impossible pour un parti comme Reconquête, et le serait tout autant pour Nouvelle Energie (rappelons que David Lisnard voulait censurer les gouvernements issus d’un rassemblement similaire).

    La réalité c’est que cette primaire ouverte est une manière de botter en touche pour repousser LE choix que DL va devoir faire et qui, quel que soit ce choix, prendra de cours les adhérents/sympathisants qui sont, comme à LR, divisés entre l’union des droites et le centre…Et affaiblira inévitablement sa structure, construite sur un modèle proche de Horizons avec une prépondérance d’élus locaux de centre-droit malgré une base militante initialement libéral-conservatrice. C’est cette ambigüité savamment entretenue depuis 2022 que cette idée de « primaire ouverte » permet de prolonger.
    Que de temps perdu…

    1. Merci pour votre long commentaire, très intéressant.
      Toutefois, je ne partage pas votre avis sur le programme du RN qui serait plus ou moins le même que celui de la droite il y a quelques années. Au demeurant, le programme du RN est monolithique, alors que la droite était très divisée en interne.

      1. Le RN est lui aussi divisé entre sa majorité issue de l’électorat socialiste et communiste et sa minorité issue de LR. La preuve en est la zizanie entre ce parti et sa députée de la 3ème circonscription du Nord, Sandra Delannoy, une commerçante liée au milieu entrepreneurial.

      2. Le RN est lui aussi « divisé » en interne, sans que ça ne se transforme en pugilat télévisé comme ça a toujours été le cas avec l’UMP et LR.
        Il y a deux lignes :
        -une qui est ouverte à des concessions aux libéraux et qui fait partie d’ailleurs de l’histoire du FN des années 80 et 90, sur un modèle thatchérien survitaminé s’agissant de l’immigration (qui est un enjeu existentiel)
        -une autre, plus récente, la ligne souverainiste, gaulliste sociale, qui fait partie de l’histoire de la droite française au sens large mais que les libéraux qualifient de « gauche » 🙂

      3. Le vrai problème, c’est que les libéraux de droite se prennent trop souvent pour LA droite et refusent d’admettre que la tradition libérale (au sens d’un libéralisme classique) a été écrasée en France durant tout le 20ème siècle 🙂
        Ils ne comprennent pas que la tradition de droite en France est depuis près d’un siècle incarnée, et transformée politiquement, par les bonapartistes et que pour avoir une chance de faire passer leurs projets, il faut concéder à ces bonapartistes au moins dans un premier temps.
        Dans un post précédent je disais que la seule attitude rationnelle pour les libéraux de droite était de rejoindre Eric Ciotti au sein de l’UDR, qui leur permet d’atterrir en douceur, et pour peser sur le RN. Je maintiens 🙂

  2. Encore et encore, les égos de nos politiciens de droite vont donner la victoire à la gauche médiocre qui est en train de couler notre pays et notre société sur tous les plans !
    Mais à la réflexion s’ils ne sont même pas capable de s’entendre pour unir leur force dans une simple campagne, il est clair que la droite ne sera pas capable de conduire un pays et ne le mérite donc pas !

  3. Je n’aime pas votre présentation car elle sous entend que l’on ne peu pas être « d’extrême droite » et être liberal… ou inversement.
    D’ailleurs cet anathème « d’extrême » est stupide. Si l’assemblée était circulaire au lieu d’être un émicycle il n’y aurait ni droite ni gauche ni « d’extrêmes » mais que des idées qui se confrontent… ou se confortent !
    L’intelligence s’en porterait mieux.

    1. Le libéralisme ne peut pas être d’extrême droite. C’est un non-sens historique et conceptuel.

      1. Le FN était a l origine libéral avec JMLP puis MLP reprend le parti qui devient RN et vire anti-liberal
        S Knafo et M Maréchal sont des liberales rejetées par MLP qui refuse tout accord électoral
        La grande majorité des partis d extrême droite européens est libérale économiquement et apprecie très peu le RN

  4. Maintenant que le RN est ‘plus gros’ que les autres partis du centre et la droite républicaine c’est eux qui vont naturellement imposer leur programme à ceux qui voudraient s’associer. Les libéraux n’ont aucune chance d’influencer le programme social du RN. Avec Reconquête c’est possible mais ça fera fuir les macronistes.

  5. A partir du moment où vous qualifiez le Rassemblement d’extrême droite, tout votre raisonnement s’effondre. Je suis consterné par le niveau de cette analyse.

      1. Il ne fait que résumer, brièvement mais brillamment, ce qui ressort de la plupart des autres analyses publiées à la suite de votre article. Que j’approuve entièrement, naturellement.

  6. L’union des droites doit être fondée sur un seul objectif, vital pour notre pays: virer la gauche et la gauche-centre qui détruisent notre civilisation depuis des decenies.
    A ce stade, les détails d’un programme sont secondaires.
    Ce qui me plaît chez Sarah Knafo c’est qu’elle semble être la seule a l’avoir compris… et prouvé à Paris. S’il y a primaire je voterai donc pour elle.

  7. Je reprends ici le propos d’un lecteur tenu au courrier d’un précédent article sur le sujet car il est frappé au coin du bon sens et je ne dirais pas mieux.
    Mijuna dit le 7 avril 2026 à 8h51
    « La droite a peur d’être mangée par le RN ? Elle n’a donc pas confiance en elle-même et veut plaire, ce qui est une erreur : il faut savoir défendre ses convictions mais les alliances de circonstances sont possibles, voire souhaitables, face au danger que représente l’extrême gauche »

  8. Le RN n’est, de toute façon, ni extrême ni de droite. Il suffit de lire son programme pour le constater. Mais qui le fait?

  9. Malgré tous ces calculs des politiciens et de nos « intellectuels » journalistes, ce sont les électeurs pas si bêtes et plein de bon sens qui décident en dernier ressort

    1. Ce sont les électeurs qui ont voté deux fois Mitterrand et qui ont voté à 96 % contre mon ami Alain Madelin en 2002

      1. Moi, j’ai voté pour Alain Madelin au 1er tour en 2002. Je regrette avec le recul d’avoir voté pour Jacques Chirac au 2ème. Je regrette de ne pas avoir voté pour Jean Marie Le Pen. Chirac n’a rien fait par la suite et Sarkosy a trahi ses électeurs.

      2. Ce résultat devrait vous inquiéter.
        C’est probablement le score que ferait un David Lisnard en cavalier seul, à supposer qu’il ait le financement pour faire campagne…
        David Lisnard, s’il veut vraiment peser au national, va devoir choisir entre les deux forces motrices auxquelles il pourrait apporter les 3, 4% que pèsent les libéraux de droite : le bloc patriote (sans doute incarné par Jordan Bardella) ou le bloc macroniste (sans doute incarné par Edouard Philippe)

    2. Certes et on voit le résultat : Macron a été ré-élu !
      Vous trouvez les électeurs si perspicaces que ça ?

  10. La droite la plus bête du monde préfère faire passer la gauche unie à chaque élection ?? La majorité des gens « dits de droite » est en réalité socialiste ! Pauvre France !

    1. Mais cher ami, le libéralisme n’est pas de droite, surtout que « la droite » politique recouvre en France beaucoup de nuances sociales, économiques, etc. Du reste Frédéric Bastiat ne siégeait pas à l’Assemblé nationale avec la droite conservatrice de l’époque, ni avec la gauche du reste.

    2. Ben oui, socialistes Chirac, Juppé, Bertrand, Pécresse, Raffarin, Villepin et même Sarkozy et tant d’autres dits « de droite », en réalité des UMPS, si bien nommés. Le maintien acharné de l’ISF Mitterrandien sous leurs mandatures en a été la preuve irréfutable.

  11. Oui, bien d’accord, « c’est vraiment prendre les libéraux pour des gogos que de laisser entendre que le RN serait perméable à leurs idées ». Les libéraux n’ont rien à voir avec le RN qui prône le souverainisme national le plus absolu et fustige les marchés financiers en permanence ainsi que le libéralisme économique. Le RN est plus proche d’un national-socialisme que du libéralisme.

  12. Je suis toujours surpris de lire toutes ces analyses sur le libéralisme et la droite. Pour moi, alors que droite et gauche sont des sensibilités, le vrai débat politique est entre socialisme et libéralisme.
    Même si ma sensibilité est de droite, je travaillerai plus aisaiment avec un libéral de gauche qu’avec un socialiste de droite.
    Je reconnais cependant qu’aujourd’hui, définir les valeurs de droite et de gauche est assez difficile.

    1. Vous avez raison de souligner que la dichotomie droite/gauche ne recouvre pas celle libéralisme/socialisme. C’est ce qu’écrivait déjà Friedrich Hayek en 1960. Et en 1944, il dédiait son ouvrage « aux socialistes de tous les partis »…

      1. Le clivage droite/gauche ne recouvre pas le clivage libéralisme/socialisme et ce depuis des temps immémoriaux, très bien.
        Maintenant, que faites vous, politiquement, au delà de regretter le fait que la réalité ne colle pas à vos convictions ?

  13. Merci pour l’information. Pardonnez mon ignorance. Me plaçant du côté de l’électeur, les choix relèvent d’un compromis que ne reflète pas une étiquette.

  14. https://contrepoints.org/les-liberaux-doivent-ils-sallier-avec-lextreme-droite/
    Impressionnante éruption de commentaires ! Apparemment lus par l’auteur !

    1/. Les Français sont peu libéraux. Pour eux, car cela est une sorte d’ascèse responsable donc un peu dure… Par peur des autres, car la justice actuelle n’est pas capable de dissuader les malins et ambitieux de cueillir ce qui passe à leur portée chez les autres. Même de grandes entreprises osent diminuer discrètement le contenu dans un emballage pour augmenter leurs marges sans augmenter le prix apparent.

    2/. Ce billet et ces commentaires essayent de réfléchir à la meilleure manière pour des petits et minoritaires d’obtenir que la politique du futur président soit plus favorable au déblocage et au redémarrage de la France. Perso, je ne crois pas que le RN au pouvoir, même en ayant été aidé par des libéraux, aura une politique contenant des composantes libérales importantes. C’est le problème du RN : amalgame de perdants de la mondialisation.

    3/. aider le RN à accéder au pouvoir c’est choisir une politique planifiée et volontariste de créations des millions d’emplois manquants au détriment du niveau de vie (investir + et – consommer importé) et moins de libertés pour les commerçants et petits entrepreneurs : le contraire du programme Lisnard.

  15. @philippe . Certes . Ceci dit il n’ y a déjà pas beaucoup de libéraux à droite alors un socialiste libéral , pouvez vous seulement m en citer un en France ? Juste pour savoir à quoi cette rareté ressemble.

  16. A poursuivre ainsi cette oeuvre de division sous couvert d’une recherche d’union , disons plutôt de consensus, la droite ne pourra aboutir qu’à un échec.
    Le plus intelligent , celui qui aura compris que ce n’est pas tel ou tel parti qui décidera mais les électeurs ouvrira son discours de campagne sur ses points forts et les points communs , voire assimilables, des partis qui lui sont proches. Ce sera en pareil cas un coup peut être fatal aux lamentables querelles d’ego auxquelles nous assistons parce que certains soutiennent que l’union fait la force tandis que d’autres affirment qu’il faut diviser pour mieux régner. Macron ne répond il pas à cette question aussi sotte soit elle?

  17. cessons les débats sans fin, il y a deux camps de libéraux : ceux qui voteront Bardella (avec Eric Ciotti) et ceux qui voteront Mélenchon (avec Edouard Philippe)… je laisserai les « libéraux-mélenchonistes » nous chanter leurs leçons d’humanisme entre une manif en faveur du HAMAS et un séminaire sur les méthodes du NKVD et les plans quinquennaux. J’avoue que je suis lassé…

  18. Je suppose que M. Amselem propose donc de passer alliance avec les très progressistes zélateurs du HAMAS et du NKVD ? … Franchement, entre Ciotti et Trotsky, je choisis Ciotti… Ces débats deviennent lassants…

  19. Le libéralisme n’a absolument rien en commun avec l’extrême droite.
    En effet, le libéralisme place l’individu au dessus de tout et l’Etat (minimal) n’est là que pour défendre les droits de l’individu alors que pour l’extrême droite c’est la nation qui prime sur tout.
    Si le titre de l’article avait été « Les libéraux doivent ils s’allier avec les communistes ?  » que cela m’aurait fait le même effet.
    N’en déplaise à nombres de commentateurs des articles de Contrepoints, sur l’échiquier politique français, les partis les plus libéraux, tant du point de vue économique que sociétal, sont Horizons et Renaissance.

    1. Horizon et Renaissance nous ont donné un fameux exemple de libéralisme depuis le confinement jusqu’au « quoi qu’il en coûte », en passant par l’euro-bureaucratie et le wokisme… D’ailleurs, Horizon et Renaissance se sont alliés à l’islamo-communisme de LFI et du PS aux élections législatives… Edouard Philippe préfère le PCF néo-stalinien à Eric Ciotti… Moi je veux bien qu’on fasse la fine-bouche sur le RN, mais après il faut être un minimum cohérent.

  20. Bien d’accord avec vous J. Lelaid ! La question centrale pour un libéral c’est la place de l’Etat dans la Société. Le RN est plus proche du national-socialisme que du libéralisme, c’est la raison pour laquelle les libéraux ne peuvent rejoindre le RN.

  21. Faut arrêter avec ces guerres sémantiques stériles qui ne font que compliquer tout et justifier cette multitude de courants politiques !
    Il y a la droite, la gauche et basta !
    Lorsque je lis ce genre de commentaire :
    « Le RN est plus proche du national-socialisme que du libéralisme, c’est la raison pour laquelle les libéraux ne peuvent rejoindre le RN  »
    On a envie de conclure  » c’est la raison pour laquelle la droite est toujours la plus stupide du monde et que la gauche a toujours un bel avenir chez nos empapaouteurs de Muscidae !

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