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samedi 13 juin 2026

L’euthanasie, stade suprême du libéralisme ?

Temps de lecture : < 1 minute

russie

Un intéressant article du Figaro (16 mars 2024) dévoile la critique « anticapitaliste, marxiste et écologique de l’euthanasie et du suicide assisté » à l’occasion des débats relatifs au projet de loi sur la fin de vie.

Traditionnellement, la gauche et l’extrême gauche soutenaient ce type de réforme comme « progressiste ». Mais les cartes se trouvent partiellement rebattues. Défendre le refus de donner la mort, ce serait s’affranchir du « dogme du marché », selon le député socialiste Dominique Potier. L’individualisme poussé à son acmé devient nihilisme selon deux médecins cités. Quant au philosophe écologiste politique Dominique Bourg, il parle d’« achèvement du néolibéralisme ».

Il existe beaucoup de confusion dans ces déclarations. L’idée selon laquelle le libéralisme (coupablement confondu avec le « néolibéralisme », nouvelle mouture de l’interventionnisme apparue entre les deux guerres) voudrait faire faire des économies à la Sécurité sociale en supprimant les malades et les vieux est d’autant plus absurde que les libéraux ont toujours combattu le « modèle social français ».

A la base du libéralisme se trouve bien au contraire le respect absolu de la propriété, définie par le philosophe anglais John Locke à la fin du XVIIe siècle comme la vie, la liberté et l’appropriation privée. En conséquence, prétendre que le mépris de la vie humaine caractérise le libéralisme est rien moins qu’un non-sens.

La question ô combien délicate de la fin de vie mérite des débats moins politiciens et plus nuancés !

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Une réponse

  1. « L’idée selon laquelle le libéralisme voudrait faire faire des économies à la Sécurité sociale en supprimant les malades et les vieux est d’autant plus absurde que les libéraux ont toujours combattu le « modèle social français ». »

    Je ne vois pas du tout ce que cela a de contradictoire… D’aucuns pourraient parfaitement vous répondre que conditionner l’accès aux soins (ou à d’autres prestations) des malades en fonction de leur niveau de revenus est un mépris de la vie, et je serais plutôt d’accord avec eux, malgré tous les « mais » que vous vous empresseriez d’ajouter pour vous justifier.

    Ce qui me semble être contradictoire, en revanche, si vous êtes vraiment contre la légalisation du suicide assisté, c’est que vous vous offusquiez que d’autres le soient aussi pour des raisons qui vous déplaisent : peu importe la motivation des gens qui rejoignent votre position pourvu qu’ils la fassent avancer, non ?

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