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mardi 9 juin 2026

L’Ifop confirme l’ensauvagement de la France

Temps de lecture : 2 minutes

Longtemps présentées comme de simples « débordements » liés à des circonstances exceptionnelles, les violences urbaines s’installent durablement dans le paysage français et donnent régulièrement lieu aux mêmes scènes : voitures incendiées, pillages, tirs de mortiers, attaques contre les forces de l’ordre, dégradations… Dans une note publiée le 8 juin, l’Ifop parle d’une véritable « institutionnalisation calendaire » de ces violences.

Déjà dans les années 90 et 2000, la violence était endémique dans les tribunes du PSG, mais cette violence typique du hooliganisme a progressivement cédé sa place aux violences urbaines. L’Ifop parle dès lors d’une « nouvelle tradition émeutière », dont l’épisode fondateur remonte au 13 mai 2013, lors de la célébration du PSG de son troisième titre de champion de France. La succession de ces violences (sacre des Bleus à la Coupe du Monde le 15 juillet 2018, finale France/Argentine à la Coupe du Monde le 18 décembre 2022, victoire du PSG en finale de la Ligue des Champions le 31 mai 2025…) montre qu’il ne s’agit plus de simples débordements exceptionnels.

Après les nuits de la Saint-Sylvestre dans les années 1990 et les violences du 14 juillet dans les années 2000, Halloween, les grandes compétitions sportives ou certains événements festifs deviennent à leur tour des dates « à risque » mobilisant massivement policiers et gendarmes. Pour la nuit du 1er novembre 2018 par exemple, le ministère de l’Intérieur en avait déployé 15 000 dans toute la France.

Des scènes qui auraient provoqué un choc national il y a vingt ans sont désormais traitées comme des désagréments habituels de la vie urbaine. Cette banalisation traduit un affaiblissement profond de l’autorité publique. L’Ifop note que ces pratiques se transmettent « aux générations montantes », dans un contexte où le sentiment d’impunité demeure fort, puisque la proportion des interpellés condamnés par la justice reste très faible. Comme Contrepoints l’a fait remarquer dans un précédent article, la finale de la Ligue des champions le 30 mai dernier, qui a pourtant mobilisé 22 000 policiers et gendarmes, pourrait être résumée de la manière suivante : « Racaille 1 – État 0 ». Car un État qui doit mobiliser des milliers de policiers pour empêcher des violences après un match de foot donne surtout le sentiment de subir les événements plus qu’il ne les maîtrise.

L’État-nounou s’occupe de la transition écologique, du pouvoir d’achat, de l’agriculture, de l’école, de la santé, de la culture, des transports, du logement, mais il n’est même plus capable d’assurer pleinement sa mission la plus fondamentale : garantir la sécurité des citoyens et maintenir l’ordre public. La conclusion de l’Ifop résume parfaitement la situation : « Certains y verront une soupape nécessaire à l’expression d’une énergie juvénile qu’il a toujours été difficile de canaliser, d’autres une extension progressive du domaine de l’émeute et de la loi des bandes face à un État, qui peine, voire rechigne, à exercer son monopole de la violence physique légitime ». Les libéraux, plus lucides sur la situation du pays, se rangent clairement dans la seconde catégorie.

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8 réponses

  1. Prenons exemple sur les limitations de vitesse, force est de constater que les radars impitoyables qui pullulent, et de moins en moins signalés, et le recouvrement des amendes, tout aussi impitoyable, ont vraiment limité la vitesse des automobilistes et le nombre de morts sur la route. Conclusion : la seule façon de limiter la violence sera la répression pure et dure, la prévention, le laxisme des juges, l’insuffisance des prisons, les gesticulations des politiques, Macron en tête, tout contribue à laisser libre cours à la violence de plus en plus affirmée qui ne craint que la répression, pour l’instant quasi inexistante. Idem pour les conséquences contagieuses, comme l’indiscipline à l’école, les incivilités, les harcèlements divers. Triste à dire, mais il n’y a que le coup de bâton, en pratique les amendes réellement payées et la prison systématique qui résoudront le problème.

    1. et surtout la peine de mort à remettre dans la constitution. Merci encore à notre gôôôôchardise bien française de nous l’avoir enlevé au nom de leur idéologie mortifère nourrie par la bien-pensance et la paix sociale et leur sempiternelle théorie de l’excuse.

  2. La molesse de l état est le reflet de notre société avachie incapable du moindre effort
    Mettre la poussière sous le tapis est devenu un sport national
    Plus rien de doit déranger notre franchouillard irresponsable occupé à quémander un droit nouveau, une subvention, du service gratuit…à sa vieille nounou

    1. Nuance : la mollesse de l’état EST la cause de l’avachissement du pays. Ne pas inverser cause et conséquence est LA condition pour trouver la solution. Comme on dit, le poisson pourrit par la tête.
      Remettre de l’ordre et de la rigueur en général, des sanctions en matière judiciaire, de l’exigence à l’école, supprimer la culture de l’excuse et vous verrez le nombre d’irresponsables, et d’indésirables d’ailleurs, réduire grandement.

  3. Comme si il y avait besoin de l’Ifop pour le constater !
    L’avantage réside dans la preuve que cet ensauvagement est bien plus qu’un sentiment comme le présentait l’autre cador du barreau ex-ministre de la Justice… Une preuve de plus qu’un bon professionnel peut se montrer nul comme dirigeant !
    C’est comme les étudiants, les majors de promo, les diplômés des plus grandes écoles de la nation font de piètres encadrants et de mauvais haut-fonctionnaires !
    Tous ces chenus de Sciences Po, la Sorbonne, Polytechnique…

  4. Laisser des incendiaires, criminels en puissance, agir à leur guise dans l’espace public témoigne de la lâcheté incommensurable de la classe politique.

  5. Avons nous tout compris ?
    Ce naufrage, ce chaos, cette explosion de la criminalité, tout cela est voulu, organisé par les pouvoirs qui se succèdent depuis un demi siècle.

    Pour détruire une nation millénaire, à commencer par son identité, rien de tel qu’un ensauvagement de la société. Le peuple terrorisé rase les murs, se tait, ne se révolte pas
    Et l’arme de destruction massive, c’est l’invasion migratoire……

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