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jeudi 12 février 2026

L’indemnité des élus municipaux va être augmentée

Temps de lecture : 2 minutes

Comme si de rien n’était, les parlementaires continuent, chaque jour que Dieu fait, à augmenter les dépenses publiques. Dernière en date : l’indemnité des maires et de leurs adjoints.

Lundi 7 juillet 2025, l’Assemblé nationale a voté une revalorisation dégressive de l’indemnité des maires en fonction de la taille des communes qui va de +8% pour les municipalités de moins de 500 habitants à +1,4% pour celles de plus de 100 000 habitants. Mardi 8 juillet, elle a augmenté celles des adjoints au maire selon le même principe, mais avec des taux plus élevés, s’échelonnant de +10% à +4%.

François Rebsamen, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, a dit souhaiter une harmonisation des deux mesures. Il est donc probable que l’indemnité des maires soit revalorisée comme celle des adjoints, puisqu’il serait surprenant que les élus fassent subitement preuve de parcimonie.

Les députés qui se sont opposés à ce vote ont été bien rares dans l’hémicycle. Saluons donc comme il se doit Marie-Agnès Poussier-Winsback (Horizons) qui a jugé les débats « complètement hors-sol » alors que le gouvernement est à la recherche de 40 milliards d’économies.

Les députés ont également adopté le maintien de la rémunération pendant un congé maternité ; l’extension de la prise en charge des frais juridiques pour les élus non chargés de fonctions exécutives ; le doublement de la durée du « congé électif » pour les candidats têtes de liste aux élections locales (porté à 20 jours) ; la création d’un statut de « l’élu étudiant » permettant de remboursement des frais engagés ou l’aménagement de la scolarité ; l’octroi d’un trimestre de retraite par mandat aux élus locaux, dans la limite de huit.

Assurément les députés, en deux jours, ont engagé plus d’une centaine de millions d’euros de dépenses… sans recettes en face. L’examen de la proposition de loi portant création d’un statut de l’élu local doit se poursuivre jusqu’au vendredi 11 juillet. Les parlementaires auront, à n’en pas douter, encore de nombreuses occasions de dépenser sans compter.

Rappelons que la revalorisation des indemnités voulue par les sénateurs l’année dernière a pour objectif principal de « compenser l’alourdissement » de la charge de travail des élus locaux.

Il est curieux qu’à aucun moment les sénateurs, pas plus que les députés d’ailleurs, n’aient songé à alléger la charge de travail des maires en simplifiant vraiment leur action. Selon les chiffres du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, chaque année, en moyenne, 294 nouveaux textes concernent les collectivités locales. Stopper l’inflation normative plutôt qu’augmenter les dépenses, voilà ce que nous attendons des députés et sénateurs.

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