Journal d'actualité libéral
|
mercredi 11 mars 2026

Parité imposée : quand l’idéologie se heurte à la réalité des petites communes

Temps de lecture : 2 minutes

Alors que se déroule du 18 au 20 novembre le congrès des maires de France, présidé par David Lisnard, la loi du 21 mai 2025, qui impose aux communes de moins de 1 000 habitants le mode de scrutin de liste paritaire, est d’actualité, puisqu’elle entrera en vigueur dès les élections municipales de 2026. Jusque-là, ces petites communes fonctionnaient avec un scrutin majoritaire plurinominal, où l’on pouvait panacher les listes (c’est-à-dire enlever ou remplacer certains candidats par d’autres). Ce système ne garantissait aucune parité entre hommes et femmes. Contrepoints rappelaiten avril dernier que les femmes ne sont que 37,6 % parmi les conseillers municipaux dans ces petites communes, contre 48,5 % dans les plus peuplées, alors que celles de moins de 1 000 habitants constituent environ 70 % de l’ensemble des communes françaises.

L’objectif affiché de cette loi est de « renforcer la parité au niveau local ». Mais, dans un article du Parisien, il apparaît que cette loi laisse perplexes certains élus locaux. « Ne me parlez pas de ça », lance Martine Lincoln, maire d’un village de 116 habitants d’Indre-et-Loire. « C’est une honte pour la démocratie », selon Vincent Louault, ex-maire d’un village de 462 habitants. « J’ai 4 femmes à trouver avant février », explique Marc de Becdelièvre, maire de Boussay, 226 habitants. « Cette loi part d’un bon sentiment, mais elle est trop restrictive », s’insurge Régine Rézeau, maire de Sepmes, 605 habitants. Ces réactions illustrent le décalage entre les objectifs de la loi et les réalités concrètes des petites communes.

Peut-on vraiment améliorer le fonctionnement des mairies en imposant une telle loi ? La compétence des élus, et non leur sexe, détermine l’efficacité d’un conseil. On peut très bien avoir un conseil 100 % féminin ou 100 % masculin parfaitement opérationnel, ou un conseil paritaire incapable de gérer un budget ou de conduire un projet. La parité reste un idéal légitime, mais elle ne doit pas devenir une fin en soi. Elle ne garantit ni performance ni capacité d’action concrète. L’essentiel, que l’on oublie parfois un peu trop, est que les élus soient compétents et capables de gérer efficacement leur commune.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


7 réponses

  1. Les femmes constituent en France plus de 50% de la population, il n’est pas anormal qu’elles constituent 50% de la classe politique. Il est simplement dommage qu’il soit nécessaire de légiférer pour atteindre cette proportion.

  2. Le seul critère à retenir devrait celui de la compétence, peu importe qu’il y ait plus d’hommes que de femmes ou l’inverse, peu me chaut qu’un conseil municipal ne soit composé que de femmes si elles sont les plus capables. Cette affaire de parité n’a été créée que pour satisfaire quelques féministes.

  3. Encore une tarte à la crème ! Seules comptent les compétences et l’envie de participer ! Cette façon d’imposer des femmes par dogmatisme est dévalorisante POUR LES FEMMES elles mêmes ! Pas de quoi les motiver !

  4. On assistera simplement à un enregistrement des femmes sur les listes pour « dépanner parce qu’il n’y a pas le nombre ». Elles démissionneront du conseil dans les mois qui suivront et elles seront remplacées par des gens réellement motivés. C’est tout. Rdv 6 mois après les élections pour refaire les statistiques. Tant que les décisions seront prises par une élite hors sol et pas par des gens de terrain, nous continuerons à progresser comme des enfants, par essai-erreur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.