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jeudi 5 mars 2026

L’industrie automobile française reste à la pointe de l’innovation

Temps de lecture : 2 minutes

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L’industrie automobile française ne baisse pas les bras, malgré les difficultés. C’est ce que nous apprend le palmarès 2025 des déposants de brevets publié par l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi).

Stellantis conserve, en effet, la place de premier déposant qu’elle occupe depuis 2023, avec 1294 brevets. Le groupe Renault est troisième (alors qu’il était 6ème en 2024), assez loin derrière avec 746 brevets. Et l’équipementier Valeo occupe la sixième place avec 457 brevets (contre 612 en 2024 et le 4ème rang). Au total, les industriels de l’automobile ont déposé, en 2025, 40% des 6224 brevets des dix premiers déposants. En 2015, c’était près de 47%. Cela ne veut cependant pas dire qu’ils innovent moins qu’il y a dix ans puisqu’ils ont déposé autant de brevets en 2025 (2497) qu’en 2014 (2491)

Coincée entre Stellantis et Renault, on trouve Safran à la deuxième place du classement (1266 brevets déposés), loin devant Airbus (295, 8ème) et Thalès (246, 10ème), autres acteurs majeurs de l’aéronautique et de la défense.

Le secteur des transports s’impose comme le premier domaine d’innovation protégé par brevet à l’Inpi en 2025. Il représente un quart des demandes de brevet déposées par des personnes morales.

Si l’on s’intéresse au stock de brevets en vigueur en France, c’est, là encore, le secteur du transport qui se distingue avec 11% des titres détenus. Le trio de tête des détenteurs de brevets actifs en France est ainsi composé (au 31 décembre 2025) de Safran (18.168 brevets en vigueur), Stellantis (9731) et Valeo (9609).

Sacrifier l’aéronautique et l’automobile – longtemps deux de nos fleurons – sur l’autel du changement climatique comme le fait le Gouvernement est évidemment un mauvais calcul. Pour l’instant ces industries phares continuent d’innover en France comme le montrent les dépôts de brevets. Mais le risque que ces groupes internationaux délocalisent leur recherche et développement (R&D) n’est pas nul. Si, par exemple, Valeo chute dans le palmarès – déposant en 2025 à l’Inpi 224 brevets de moins qu’en 2023 (-33%) – c’est parce que l’entreprise développe sa R&D à l’étranger.

Rappelons à cet égard que la France a reculé d’une place (13ème) en 2025 dans l’Indice mondial de l’innovation publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Notamment parce qu’elle obtient de mauvais résultats sur le plan institutionnel, en particulier sur la stabilité des règles qui s’imposent aux entreprises et l’environnement général des affaires. Sur ce plan, malheureusement, le budget 2026 ne fait qu’aggraver les choses.

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4 réponses

  1. Que reste t il de l industrie automobile française?????
    Stellantis est une entreprise italo américaine et Renault un petit poucet depuis la rupture avec Nissan et son départ de Russie

  2. Vous considérez donc la marque Stellantis qui regroupe d’anciennes marques européennes notamment Peugeot, dont le siège social est aux pays bas et qui produit de nombreux modèles hors de l’hexagone, comme appartenant à l’industrie automobile française.
    Pas d’inquiétude à avoir donc sur la reindustrialisation en cours de la France avec vos critères n’est ce pas ?

  3. Il est dommage que nous n’exportions pas nos absurdités « écologistes » pour ralentir la croissance et le progrès chez nos concurrents.
    Il reste Cuba, où l’on devrait pouvoir demander un asile (dans tous les sens du terme) à nos attardés du marxisme.

  4. Si l’industrie automobile française (et UE) était à la pointe alors elle serait capable de nous sortir des voitures électriques techniquement valables et à un coût compétitif. En fait elle a 3 ans de retard technologique sur la Chine et pleurniche qu’elle ne peut pas faire en 10 ans ce que la Chine a fait en 5 ans à partir de rien ou presque.

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