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samedi 30 mai 2026

Marché automobile français : une année 2025 à oublier

Temps de lecture : 2 minutes

L’année 2025 confirme le ralentissement du marché automobile français. Selon un rapport de La Plateforme automobile (PFA), avec environ 1 632 154 voitures particulières neuves vendues, le marché recule de plus de 5 % par rapport à 2024 (1 718 416 voitures particulières neuves vendues), prolongeant une dynamique négative entamée après le rebond post-crise sanitaire.

Dans le détail, les performances varient selon les groupes, mais les ventes restent en majeure partie négatives. Stellantis, acteur essentiel du marché français, enregistre une chute marquée de ses volumes avec une baisse estimée à environ -7,1 % en 2025, notamment pour Peugeot, Opel ou encore Fiat, malgré les bons résultats d’Alfa Romeo. Le groupe Renault résiste un peu mieux, avec une légère hausse de 1,2 % par rapport à 2024, tandis que la plupart des autres constructeurs présents sur le marché français, comme Volkswagen (-2,1%), Toyota (-13,7%) ou encore Ford (-12,2 %) subissent eux aussi une contraction de leurs ventes.

En 2025, la part des véhicules électriques représente désormais 20 % du marché français, contre 16,9 % en 2024, confirmant une progression continue. Cette « montée en puissance » est bien évidemment soutenue par les aides publiques et les contraintes environnementales, ce qui contribue à orienter artificiellement la demande et à fragiliser l’équilibre économique du marché, tant pour les constructeurs que pour les consommateurs.

Le mois de décembre 2025 illustre parfaitement cette tendance. Avec 172 927 voitures particulières immatriculées, le marché recule de 5,8 % par rapport à décembre 2024 (183 662 voitures particulières immatriculées). Comme l’a souligné le président de la PFA, « Décembre a été dans la continuité de 2025, année marquée par l’attentisme des consommateurs », dans un contexte d’incertitude économique.

L’année 2025 met en lumière les limites d’un marché de plus en plus administré, où les choix industriels et les décisions d’achat sont largement conditionnés par l’intervention publique. Avant toute chose, et comme l’a rappelé à maintes reprises Contrepoints, l’industrie automobile française a surtout besoin de liberté d’investissement et de confiance dans les mécanismes du marché, plutôt que d’un pilotage quasi-permanent et changeant par les pouvoirs publics.

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2 réponses

  1. C’est pourtant simple : j’achèterai un véhicule neuf quand j’estimerai que ce que l’on me propose correspond à mon besoin et à mon budget. En attendant, je garde mon diesel de 12 ans et je ne suis pas le seul dans ce cas.
    C’est à croire que la stratégie des constructeurs est élaborée par des benêts !

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