Dans L’Islam contre la modernité, Ferghane Azihari fait une critique sans concession de la religion musulmane et de l’asservissement systématique des peuples qu’elle conquiert. Il raille dès l’introduction les « indigénistes revanchards et les tiers-mondistes pénitents » qui, fustigeant l’Occident, idéalisent les sociétés musulmanes et empêchent ainsi tout débat objectif.
Il commence par rappeler comment l’Islam a transformé le berceau de la civilisation en tombeau : fossoyeuse de nombreux peuples et cultures, cette religion a en effet purement et simplement éradiqué l’Afrique romaine et ses racines grecques, les foyers bouddhistes qui fleurissaient en Afghanistan et une grande partie du monde byzantin. Ces régions avaient pourtant atteint un niveau de développement élevé avant l’irruption des adorateurs belliqueux de Mahomet. Leur état actuel montre à quel point leur islamisation a été nuisible, les maintenant dans un dramatique obscurantisme. « Leurs regards furent si captifs de La Mecque qu’ils ignorèrent le patrimoine gisant sous leurs pieds, laissant aux infidèles la charge de l’exhumer, à l’image des hiéroglyphes qui ont attendu l’arrivée du Français François Champollion pour être déchiffrés au XIXe siècle » se désole l’auteur. Dans des lignes inspirées, poétiques, il imagine ce que seraient ces régions si elles n’avaient pas été asservies, étouffées sous le joug de l’Islam.
Il consacre la deuxième partie de son essai à détruire la fable de l’islam des Lumières, aussi illusoire qu’un « stalinisme à visage humain ». Loin du mythe du dialogue interculturel et de la légende de la transmission, les Arabes musulmans ont selon lui plutôt fait preuve d’un sectarisme persistant. Il explique que l’’éclat de l’islam ancien réside paradoxalement dans sa faiblesse car l’épanouissement des sciences et des arts durant les premiers califats est surtout dû aux contributions des non musulmans. Alors qu’au Moyen-Age un certain nombre de clercs chrétiens apprenaient l’arabe pour étudier le Coran, les musulmans refusaient de se pencher sur les langues étrangères. Le fameux philosophe Averroès n’a ainsi jamais pu mettre la main sur La Politique d’Aristote car elle n’avait jamais été traduite en arabe… L’auteur fait également un sort à l’idée, affirmée en 2020 par Emmanuel Macron, que l’Islam est « actuellement en crise », ce qui supposerait qu’il ait précédemment rayonné et engendré de la prospérité. S’il admet que l’histoire musulmane n’est pas que belliqueuse et recèle des foyers d’esprits remarquables, il note qu’un grand nombre de ces extraordinaires savants ont joui d’une plus grande postérité en dehors des frontières de l’Islam que dans leur propre communauté. C’est le cas d’Averroès, du chirurgien Abu Al-Qasim ou du médecin Ibn An-Nafis, à qui l’on doit la découverte de la circulation sanguine. Il avance notamment l’hypothèse, étayée par l’islamologue Charles Pellat, que la science et l’enseignement dans le monde musulman ont pâti de la création des madrasas, écoles étroitement contrôlées par le pouvoir religieux. Plus généralement, l’idée que toute vérité figure dans le Coran et que son message est indépassable, l’impossibilité de le critiquer, étouffent fatalement la réflexion et le débat nécessaires au progrès intellectuel et social.
Il évoque ensuite l’indignation sélective qui conduit à condamner le colonialisme occidental tout en minimisant l’expansion de l’islam par la guerre et son recours systématique à l’esclavage. Il critique avec brio la théorie du bon sauvage qui excuserait les vices de l’islam par un degré de développement inférieur. L’histoire de l’Europe montre que le progrès des libertés individuelles n’est pas forcément conditionné par l’accroissement des richesses. Par ailleurs, l’islam s’est développé dans des régions d’un raffinement moral inégalé à  l’époque (l’Orient pré-islamique, l’empire romain), ce qui ne l’empêche pas de se montrer barbare.
Dans un chapitre passionnant sur les causes du retard des sociétés musulmanes sur le monde occidental, retard constaté et déploré par les penseurs musulmans eux-mêmes, Ferghane Azihari signale que, de toutes les doctrines étrangères qui influencent la politique moderne, seules les plus nuisibles échappent à leur sectarisme. Le marxisme et sa lutte des classes permet alors à l’Orient islamisé de se réfugier dans le camp des opprimés, s’épargnant toute autocritique alors même que celle-ci serait serait la condition nécessaire de sa modernisation. Ce qui n’empêche pas l’Islam de se lancer à l’assaut d’une Europe devenue vulnérable, trop occupée à saper son propre système pour défendre ses institutions, ses écoles et ses universités, ses médias, ses productions…
Pourtant, dans ce courageux essai complété par un riche appareil de notes, Ferghane Azihari, ne se contente pas de peindre un noir tableau de l’Islam. Il est lui-même issu d’une famille musulmane des Comores et garde l’espoir que le monde dont viennent ses ancêtres sorte de l’archaïsme. Il appelle de ses vœux le réveil de l’Orient, sa libération d’une religion oppressive et violente. Il exhorte également les Européens à se montrer vigilants, à se servir de leur longue et prestigieuse tradition orientaliste  pour combattre l’obscurantisme islamiste dont ils ne doivent pas mésestimer le danger. C’est le plus grand défi auquel ils sont confrontés, tant les dommages occasionnés sont malheureusement irréversibles.
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20 réponses
Ce livre mérite par sa justesse d’analyse ,d’avoir un grand retentissement sur les plateaux TV, dans des émissions vouées tant à la littérature qu’a la politique !e
Il doit être ,un moteur du révisionnisme de l’islam ,pour l’adapter au monde de notre temps ,et quitter cette période de pensée du moyen-âge ……..
Vous vous faites des illusions l islam gardera cette violence qui structure le coran
Les pays arabes sont tous gouvernés par des dictateurs d ou les juifs ont été chassé les chrétiens suivent le même chemin idem pour les minorités de confessions musulmanes
L occident bien-pensant fait preuve de beaucoup d aveuglements influencé par les petro-dollars
Il ne sera invité nulle part sur les émissions mainstreams qui sont de gauche contre le peuple français et islamophiles. Il serait taxé d’homophobie et d’incitation à la haine.
Quel courage!! Ce sont les vrais héros de notre époque. Comme ceux qui dénonçaient le nazisme et le léninisme.
Vous n’avez pas compris, il ne s’agit pas de réviser ou de réformer l’islam, mais bien de l’abandonner complètement.
C’est un cul de sac civilisationnel et il faut le faire disparaitre.
Pour aider à cela, interdire partout les pratiques extérieures insupportables de cette supersitition. Les obsédés devront alors se réfugier là où ils pourront assouvir leurs passions. Mais pas chez nous.
Quand tu parles tous le temps tout seul tu auras tous le temps raison
Pourquoi ne pas lui amener la contradiction sur un plateau ??? 🤔🤔
F Azihari est invité sur France info….🤣🤣🤣🤣🤣
parce qu’il serait déjà préférable de savoir écrire correctement le français avant de prétendre l’apporter en contradiction
Les juifs au Maroc ne sont pas chassé. Ils sont même protégé par le roi.
Ça doit être pour ça qu’ils ont émigré au Mexique et au Canada!
Tous les juifs des pays arabes ont été chassés de chez eux notamment ceux du Maghreb et même du Maroc
Donnez-nous vos sources!!!!
Il ne sera invité nulle part dans les émissions mainstreams qui sont de gauche contre le peuple français et férocement islamophiles.
Heureusement qu’il y a les émissions alternatives comme Sud Radio avec André Bercoff qui, je l’espère vivra plus que centenaire, Tocsin avec Clémence Houdiakova, David Lapierre et beaucoup d’autres maintenant.
Quel courage! Il serait taxé d’islamophobie par la télé officielle de gauche et pour incitation à la haine et la France ne le protégerait pas comme elle ne protège pas les apostats pourtant de plus en plus nombreux.
J’ai vu Ferghane Azihari sur LCI où il a largement présenté son livre.
Bonjour, j’ai vu Ferghane Azihari invité sur News, le titre de son livre  » L’islam contre la modernité » est certainement un titre commercial, ce livre va bien se vendre et c’est ce que son hauteur cherche. Durant l’émission il n’a cité aucun verset coranique qui énonce que l’islam est contre la modernité. Je me demande si l’hauteur connaît vraiment le Coran. Je pense que ce qui freine le développement et l’évolution d’une société humaine, ce n’est pas la religion mais le climat. Ibni khaldoun philosophe maghrébin avait écrit = (prolégomènes) au 14 siècle:  » L’Homme est le fils de son environnent » Ce qui veut dire que l’Homme est le résultat du milieu dans lequel il vit. 400 ans plus tard Montesquieu (de l’esprit des lois) écrivait qu’un climat froid favorise le développement et la chaleur en est l’obstacle. J.J.Rousseau écrivait ( l’origine et le fondement des inégalité parmi les hommes) que les peuples du nord sont plus industrieux que ceux du sud. Certes les religions quand elles sont immuables sont des obstacles le climat chaud aussi est un obstacle.
Il fait excessivement chaux au Texas et ils ont le PIB/hab le plus élevé au monde.
Si le climat explique tout, 1)pourquoi les sumériens et les anciens égyptiens ont-ils développé des civilisations florissantes dans un climat globalement comparable à celui de la péninsule arabique? ; 2)pourquoi, une fois conquises par les arabo musulmans, ces régions et leurs civilisations se sont effondrées (culturellement, scientifiquement, artistiquement, etc.)? Non le climat n’explique pas tout. Le déclin civilisationnel, la stagnation, l’interdiction de la pensée critique et l’exaltation de l’orgueil et du rapport dominant/dominé sont inclus ds la parole coranique. L’islam est seul responsable de cette situation. Cet auteur a raison. Et il est musulman, il sait de quoi il parle.
hello LIBRO : juste un détail : faites-vous la différence entre « l’hauteur » et l’auteur ? et les religions : « quand à elles », excusez-moi, mais dans ce cas précis, c’est « quant à elles » qui doit être employé !
j’en viens à me demander où sont réellement les obstacles……
Autant la partie historique me paraît bonne, autant attaquer ainsi une religion dans laquelle les interlocuteurs sont nés, donc qu’ils respectent en principe, ne me paraît pas être la meilleure façon de les faire changer d’avis.
Heureusement vivre dans un pays occidental ou utiliser l’Internet mondial déclenche la même évolution que celle qui a déjà eu lieu dans les autres religions. J’estime à environ la moitié le nombre de personnes d’origine familiale musulmane vivant en France qui ne sont plus musulmans. L’abandon se fait entre 20 et 30 ans et n’est pas forcément avoué à la famille.
Effectivement les musulmans peuvent changer en occident mais la violence intrinsèque au coran sera immuable
Il faut tout savoir, surtout ce qui est trop souvent occulté pour laisser croire que l’islam ne serait qu’une religion parmi les autres. En vérité, l’islam, le vrai, est un moule rigide et total de l’être humain et de toutes les facettes de sa vie. Chaque musulman est un soldat d’Allah appelé à combattre et détruire les autres religions, certaines sourates du Coran sont de véritables appels aux meurtres des infidèles avec récompense divine. L’islam exige clairement une Société Machiste : les femmes, inférieures et soumises ne sont que des ombres, invisibilisées sous le voile, l’abaya, la Burka, le Nikab…etc… servantes dociles dans un foyer polygame où marier des fillettes-enfants soumises aux désirs de l’homme est musulman compatible. Alors, Le silence de nos  » Amazones-Feministes » enragées à abattre les pouvoirs de l’abominable Mâle Blanc m’interpelle, ne serait-ce qu’une sorte de « Racisme-à l’envers » ?
Ferghane Azihari a écrit un livre remarquable sur l’islam et ses dangers sans esprit polémique.
Tous ses développements sont étayés et sourcés. J’en recommande la lecture à tous ceux qui veulent comprendre objectivement l’influence de l’islam sur les civilisations qui le précédaient ou qui le côtoyaient. Un livre incontournable.