Dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a exhorté les chefs d’entreprise à augmenter les salaires : « Il faut surtout responsabiliser les employeurs. Certaines entreprises vont très bien. » Le fait qu’une quarantaine de branches aient des grilles salariales qui démarrent sous le smic est un scandale, pour la syndicaliste. D’autant plus que certaines entreprises ont eu le « culot » de vouloir ouvrir le 1er mai. Interrogée sur les allégements de charges et sur le point de vue du patronat, Mme Léon a répondu qu’ils n’étaient pas un « dû » et qu’ils « doivent répondre à des objectifs », dont la progression salariale. Elle n’a jugé bon, à aucun moment, de se mettre à la place d’un employeur, ni d’évoquer le poids de charges sociales et patronales sur les salaires, ni d’aborder la question des dépenses publiques ou celle de la réforme de notre modèle redistributif.
Ce discours empreint d’une vision marxiste révèle surtout le fossé culturel qui sépare les syndicats français et ceux d’autres pays. Les syndicats allemands, par exemple, sont beaucoup plus ancrés dans la réalité du monde de l’entreprise : ils n’opposent pas les salariés à leurs employeurs comme si leurs intérêts étaient antinomiques par nature ; ils comprennent la nécessité d’être compétitif et de réaliser des profits pour augmenter les salaires. Il ne s’agit pas non plus d’opposer, de manière aussi manichéenne, les patrons qui seraient « de droite » et les syndicats qui seraient « de gauche ». Cette différence culturelle se retrouve directement dans l’organisation du dialogue social. En Allemagne, les syndicats participent pleinement à la gouvernance des entreprises via le système de codétermination (Mitbestimmung), avec une présence importante dans les conseils d’administration ou de surveillance. Ce système les pousse davantage à une logique de compromis : compétitivité, investissement, productivité et emploi sont pensés ensemble. Certes, cela existe aussi en France, mais dans une moindre mesure : les représentants des salariés dans ces conseils doivent être au nombre de deux, au minimum, dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. En Allemagne, ils doivent représenter au moins un tiers du conseil dans les entreprises de moins de 2 000 salariés.
En France, à l’inverse, les syndicats sont tournés vers le rapport de force plutôt que la stratégie économique à long terme. Les profits sont perçus comme suspects, les actionnaires comme des adversaires et les réformes structurelles comme des agressions. À l’échelle du pays, ils agissent comme une minorité parasitaire, non représentative (avec un taux de syndicalisation entre 3 % et 5 %, contre environ 14 % en Allemagne), en plus d’être très politisés. En témoigne Marylise Léon dans cette même interview, qui commente l’élection présidentielle de 2027. Il est aussi extrêmement difficile de les faire descendre de leur piédestal : le seul rapport parlementaire qui s’est penché sur l’opacité de leurs financements a été enterré par la classe politique. Dans ce paradigme très conflictuel, l’État devient l’arbitre ultime, comme on a pu le voir avec la réforme du code du travail, la réforme des retraites, ou des questions aussi banales que la liberté de travailler le 1er mai. Il en résulte naturellement un marché du travail plus rigide et un chômage structurel élevé.
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14 réponses
Travailler moins, gagner plus, partager s’adonner aux loisirs ?!! autre idéologie Française. Bon tous ces syndicat n’ont rien d’autre a faire ils sont grassement assistés par des fonds publics, en quelques sortes une forme de fonctionnaires.
Vous n’aimez pas les loisirs ? C’est bien triste. C’est justement le sel de la vie sans lequel tout le reste n’est qu’insipide, à mon sens. Les Français aiment peut-être aimer la vie, tout simplement ? Peut-on décemment le leur reprocher ?…
« S’engager pour chacun, agir pour tous »
Le slogan est constitué de deux propositions parfaitement antinomiques dont l’opposition débouche sur un tout parfaitement totalitaire.
Cela me semble assez proche de la devise « Un pour tous, tous pour un » des mousquetaires de Dumas, et je n’avais jamais entendu nulle part qu’il s’agissait d’une maxime totalitaire…
« Il ne s’agit pas non plus d’opposer, de manière aussi manichéenne, les patrons qui seraient « de droite » et les syndicats qui seraient « de gauche ». « … en réalité, c’est plutôt le contraire… les salariés sont massivement au RN alors que les patrons flattent le capitalisme-de-connivence et les rentes l’économie administrée… Michel-Edouard Leclerc trouve Mélenchon « sympathique » (sic !). Quand on a lu Bastiat, on comprend d’ailleurs pourquoi le peuple vote aujourd’hui à droite alors que les rentiers (capitalistes-de-connivence, bureaucrates, clientèles subventionnées) votent à gauche.
Il faudra expliquer à cette dame que si les salaires sont bas c’est parce-que les secteurs concernés produisent peu de valeur-ajoutée réelle ! … à force de « tiers-mondiser » l’économie intérieure française, il ne faut pas s’étonner que les salaires stagnent et le pouvoir d’achat populaire s’effondre… l’économie intérieure française (je ne parle pas des investisseurs français qui prospèrent à l’international) est enkystée dans des secteurs objectivement peu productifs et peu innovants : bâtiment, grande distribution, service à la personne, tourisme, etc. Hormis quelques secteurs de niche, cela ne peut pas faire vivre une grande nation moderne. La France est désormais incapable de construire une centrale nucléaire ou d’innover dans le numérique. Face à la concurrence globale, l’appauvrissement est alors INÉLUCTABLE ! … au lieu d’importer massivement de la main-d’oeuvre peu qualifiée pour maintenir artificiellement en vie ces secteurs peu productifs, on ferait mieux de laisser la destruction-créatrice agir et les capitaux hexagonaux se réorienter vers des secteurs innovants et rentables.
La différence fondamentale entre les syndicats allemands et les syndicats français, c’est qu’en Allemagne les syndicats ne sont financés que par leur adhérents, pas par l’État. L’adhésion à un syndicat y est obligatoire, mais les salariés vont naturellement choisir ceux qui ont à cœur leurs intérêts. Et ceux-ci ne consistent pas seulement à récupérer le plus d’argent possible du patron, mais à assurer la pérennité de l’entreprise.
Bonjour Mr LECAUSSIN, vous avez supprimé mon commentaire sur cet article et je sais pourquoi. Je lis vos analyses toujours solidement étayées. Mon Père était un ouvrier des années 60-70. Les Patrons DONNENT-ils du Travail aux Ouvriers ? Les Ouvriers DONNENT-ils leur Travail aux Patrons ? Ces deux affirmations ne s’opposeraient pas mais se compléteraient… si Justice, équité et Respect n’étaient jamais oubliés. Le Néolibéralisme mondialisé en brisant nos fontières est néfastes pour les Chefs d’entreprises comme pour leurs salariés car il a fait naître des Crésus tels que parler d’Egalité Républicaine prête à rire. Votre admiration pour Mr ARNAULT vous aveugle… 200 Milliards dans les mains d’un Patron et « le pot de TERRE n’a aucune chance face au pot de FER ». Pour qu’un salarié à 2000 € mensuels puisse devenir EGAL à Mr ARNAULT, il aurait du se mettre au Travail au temps des dinosaures. J’ai effleuré Mr ARNAULT et vous m’avez censuré. Alors si vous n’acceptez pas ma vision de l’Egalité je mettrai IREF en Spam.
Cher Monsieur, connaissez vous un pays où en appauvrissant les riches on a enrichi les pauvres ? M. Arnault (qui ne nous donne pas un centime) a créé des cetaines de milliers d’emplois et a enrichi des dizaines de milliers de fils d’ouvriers comme vous.
Non, malheureusement, nos gouvernants préfèrent enrichir les riches pour qu’ils puissent « donner » un peu de leur superflu à ceux qui les font vivre grassement. Mais juste le « nécessaire » c’est ainsi qu’ils sont devenus riches. Mon Papa ouvrier laitier faisait des journées de 9 h, parfois plus, il s’est ruiné la santé par des équipements insalubres que l’inspection du travail laissait perdurer, des indiscrétions de la comptable m’ont expliqué leur bienveillance Nous avions juste de quoi vivre. Son Patron vivait tous ses après midi à la terrasse du café et partant de « rien » il avait pu s’acheter un petit château. Mr Lecaussin, je sais que ce n’est qu’un exemple mais plus répendu que vous pensez : les « Gueux » parlent quand ils sont entre-amis.
Quant à votre admirationn pour Arnault, je n’ai jamais pensé qu »elle était achetée, elle est Sincère, mais ma comparaison » au temps des dinosaures » est vraie ( j’aijétais professeur de Math »et elle prouve que « quand les bornes sont franchies, il n’y plus de limites » Alors ne parlons pas de République mais glorifions l’ancien Régime et ses Seigneurs si bienveillants envers les Cerfs
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14 réponses
Travailler moins, gagner plus, partager s’adonner aux loisirs ?!! autre idéologie Française. Bon tous ces syndicat n’ont rien d’autre a faire ils sont grassement assistés par des fonds publics, en quelques sortes une forme de fonctionnaires.
Vous n’aimez pas les loisirs ? C’est bien triste. C’est justement le sel de la vie sans lequel tout le reste n’est qu’insipide, à mon sens. Les Français aiment peut-être aimer la vie, tout simplement ? Peut-on décemment le leur reprocher ?…
« S’engager pour chacun, agir pour tous »
Le slogan est constitué de deux propositions parfaitement antinomiques dont l’opposition débouche sur un tout parfaitement totalitaire.
Cela me semble assez proche de la devise « Un pour tous, tous pour un » des mousquetaires de Dumas, et je n’avais jamais entendu nulle part qu’il s’agissait d’une maxime totalitaire…
Quelle chance d avoir marylise et notre Léon pontifical qui nous servent leur soupe bien-pensante de bobo bisounours!!!
« Il ne s’agit pas non plus d’opposer, de manière aussi manichéenne, les patrons qui seraient « de droite » et les syndicats qui seraient « de gauche ». « … en réalité, c’est plutôt le contraire… les salariés sont massivement au RN alors que les patrons flattent le capitalisme-de-connivence et les rentes l’économie administrée… Michel-Edouard Leclerc trouve Mélenchon « sympathique » (sic !). Quand on a lu Bastiat, on comprend d’ailleurs pourquoi le peuple vote aujourd’hui à droite alors que les rentiers (capitalistes-de-connivence, bureaucrates, clientèles subventionnées) votent à gauche.
Il faudra expliquer à cette dame que si les salaires sont bas c’est parce-que les secteurs concernés produisent peu de valeur-ajoutée réelle ! … à force de « tiers-mondiser » l’économie intérieure française, il ne faut pas s’étonner que les salaires stagnent et le pouvoir d’achat populaire s’effondre… l’économie intérieure française (je ne parle pas des investisseurs français qui prospèrent à l’international) est enkystée dans des secteurs objectivement peu productifs et peu innovants : bâtiment, grande distribution, service à la personne, tourisme, etc. Hormis quelques secteurs de niche, cela ne peut pas faire vivre une grande nation moderne. La France est désormais incapable de construire une centrale nucléaire ou d’innover dans le numérique. Face à la concurrence globale, l’appauvrissement est alors INÉLUCTABLE ! … au lieu d’importer massivement de la main-d’oeuvre peu qualifiée pour maintenir artificiellement en vie ces secteurs peu productifs, on ferait mieux de laisser la destruction-créatrice agir et les capitaux hexagonaux se réorienter vers des secteurs innovants et rentables.
Bien dit !
La différence fondamentale entre les syndicats allemands et les syndicats français, c’est qu’en Allemagne les syndicats ne sont financés que par leur adhérents, pas par l’État. L’adhésion à un syndicat y est obligatoire, mais les salariés vont naturellement choisir ceux qui ont à cœur leurs intérêts. Et ceux-ci ne consistent pas seulement à récupérer le plus d’argent possible du patron, mais à assurer la pérennité de l’entreprise.
Non seulement les syndicats Allemands sont financés par leurs adhérents mais ils sont patrons » car ILS POSSEDENT DES ENTREPRISES !
Bonjour Mr LECAUSSIN, vous avez supprimé mon commentaire sur cet article et je sais pourquoi. Je lis vos analyses toujours solidement étayées. Mon Père était un ouvrier des années 60-70. Les Patrons DONNENT-ils du Travail aux Ouvriers ? Les Ouvriers DONNENT-ils leur Travail aux Patrons ? Ces deux affirmations ne s’opposeraient pas mais se compléteraient… si Justice, équité et Respect n’étaient jamais oubliés. Le Néolibéralisme mondialisé en brisant nos fontières est néfastes pour les Chefs d’entreprises comme pour leurs salariés car il a fait naître des Crésus tels que parler d’Egalité Républicaine prête à rire. Votre admiration pour Mr ARNAULT vous aveugle… 200 Milliards dans les mains d’un Patron et « le pot de TERRE n’a aucune chance face au pot de FER ». Pour qu’un salarié à 2000 € mensuels puisse devenir EGAL à Mr ARNAULT, il aurait du se mettre au Travail au temps des dinosaures. J’ai effleuré Mr ARNAULT et vous m’avez censuré. Alors si vous n’acceptez pas ma vision de l’Egalité je mettrai IREF en Spam.
Cher Monsieur, connaissez vous un pays où en appauvrissant les riches on a enrichi les pauvres ? M. Arnault (qui ne nous donne pas un centime) a créé des cetaines de milliers d’emplois et a enrichi des dizaines de milliers de fils d’ouvriers comme vous.
Non, malheureusement, nos gouvernants préfèrent enrichir les riches pour qu’ils puissent « donner » un peu de leur superflu à ceux qui les font vivre grassement. Mais juste le « nécessaire » c’est ainsi qu’ils sont devenus riches. Mon Papa ouvrier laitier faisait des journées de 9 h, parfois plus, il s’est ruiné la santé par des équipements insalubres que l’inspection du travail laissait perdurer, des indiscrétions de la comptable m’ont expliqué leur bienveillance Nous avions juste de quoi vivre. Son Patron vivait tous ses après midi à la terrasse du café et partant de « rien » il avait pu s’acheter un petit château. Mr Lecaussin, je sais que ce n’est qu’un exemple mais plus répendu que vous pensez : les « Gueux » parlent quand ils sont entre-amis.
Quant à votre admirationn pour Arnault, je n’ai jamais pensé qu »elle était achetée, elle est Sincère, mais ma comparaison » au temps des dinosaures » est vraie ( j’aijétais professeur de Math »et elle prouve que « quand les bornes sont franchies, il n’y plus de limites » Alors ne parlons pas de République mais glorifions l’ancien Régime et ses Seigneurs si bienveillants envers les Cerfs
Monsieur, on est bcp plus riches qu’avant et il y a bcp moins de « gueux ».. et c’est tant mieux