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vendredi 7 août 2026

« Milton Friedman avait raison »

Temps de lecture : 2 minutes

C’est le titre de l’article de Matthew Continetti publié dans l’excellente Lettre quotidienne Free Expression du Wall Street Journal. Vingt ans après sa mort, Friedman est redevenu omniprésent : inflation, droits de douane, contrôle des loyers et des prix, les problèmes économiques de son époque sont toujours d’actualité. Continetti observe que ses détracteurs, à gauche comme à droite, s’emploient à démolir son bilan,  passant sous silence les arguments qui accompagnent ses thèses. Ils le considèrent comme un théoricien froid qui réduit les hommes à des unités de production et les nations à des zones de libre-échange. À cette image l’auteur oppose celle d’un chercheur qui a fait sortir les principes de choix et de concurrence de l’université pour les appliquer à la vie réelle, en particulier en matière de liberté scolaire. Il a été un vulgarisateur hors pair dont les livres et les émissions télévisées continuent d’alimenter les réseaux sociaux. Friedman a fait comprendre les principes économiques libéraux à Mme Michu et c’est l’une des raisons principales de sa notoriété.

Pourtant, insiste Continetti, il est contesté par les politiques. Biden, lorsqu’il était candidat aux présidentielles en 2020, soutenait que Friedman ne dirigeait plus la manœuvre économique en Amérique et il a ensuite ignoré ses recommandations. Résultat : sous Biden, l’Amérique a connu la pire inflation en quarante ans. Aujourd’hui, le maire socialiste de New York, Mamdani, promet de substituer le collectivisme à la « froideur de l’individualisme » et annonce le gel des loyers, les hausses d’impôts et l’ouverture d’ « épiceries publiques ». Le vice-président Vance va jusqu’à juger que la politique économique de la droite américaine est « bien davantage celle d’Alexander Hamilton que celle de Milton Friedman » et s’en félicite, alors même que l’inflation dépasse les prévisions de la Réserve fédérale, que les salaires réels stagnent, que l’emploi industriel recule et que les droits de douane sont rejetés par l’opinion.

Contester les théories de Friedman c’est s’opposer à la levée des obstacles à l’épargne, à l’investissement et au commerce, à tout ce qui enrichit les nations. Personne ne l’a remplacé comme avocat du marché libre et de la responsabilité individuelle. Ceux qui veulent combattre le socialisme et l’étatisme devraient s’inspirer de sa méthode autant que de ses conclusions, en s’appuyant sur les faits économiques.

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