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jeudi 11 juin 2026

Nouveaux parcs éoliens belges en mer du Nord, un investissement justifié ?

Temps de lecture : 3 minutes

La Belgique a l’intention de construire trois nouveaux parcs éoliens dans la zone princesse Elisabeth en mer du Nord, d’une puissance totale de 3,5 GW : Noordhinder nord de 700 MW ; Noordhinder sud de maximum 1400 MW ; Fairy bank de maximum 1400 MW.

Ces capacités viendront s’ajouter aux 2200 MW existants, soit une puissance globale de 5700 MW.

Parallèlement à ce projet, il est prévu de construire une île énergétique à 45 km des côtes belges. Elle servira de hub électrique regroupant les câbles sous-marins des parcs éoliens en mer du Nord pour un transport unique du courant électrique (continu) vers le continent.

Le coût du premier des projets précités est estimé à 2,7 milliards d’euros et celui de l’île de 7 à 8 milliards d’euros au lieu des 2,2 milliards prévus initialement. Pour réduire l’investissement dans cette dernière, le gouvernement a décidé de supprimer l’infrastructure à courant continu (une partie des interconnexions internationales), une économie de trois milliards d’euros.

Il n’en reste pas moins que le total des dépenses reste très élevé. C’est la raison pour laquelle l’appel d’offres relatif au projet de 700 MW a été annulé en juin 2025 afin de disposer du temps nécessaire à l’élaboration d’une approche financière plus solide et l’adaptation du cadre réglementaire. Il serait relancé au printemps 2026, ce qui reporte la mise en service de ce parc au-delà de 2030, tandis que les travaux de construction de l’île énergétique se poursuivent ! Ne serait-il pas pertinent de suspendre les travaux relatifs à cette dernière jusqu’à la concrétisation de la commande du parc éolien ?

En outre, ces investissements affectent l’environnement : les impacts sur la vie marine, notamment sur la faune marine par les nuisances sonores dues au battage des pieux et sur les habitats par la pause des câbles endommageant les fonds marins ainsi que les risques pour les activités humaines et la sécurité tels que la réduction des zones de pêche accessibles (inquiétude majeure pour le secteur) et les collisions de navires avec les infrastructures lors des tempêtes.

Aux aléas susmentionnés, viennent s’ajouter les dépôts de bilan de nombreux équipementiers européens (avec les pertes d’emplois qu’ils impliquent), ce qui rend les Belges dépendants des fabricants chinois de composants d’éoliennes.

Entre 2025 et 2026, plusieurs grandes entreprises énergétiques ont réduit, voire renoncé aux investissements dans l’éolien offshore en raison d’un manque de rentabilité dû à la hausse des taux d’intérêt, à la désorganisation des chaînes d’approvisionnement, à l’inflation et aux incertitudes réglementaires. C’est le cas, entre autres, du  japonais Mitsubishi qui a annoncé fin août 2025 son retrait de trois projets en mer trop coûteux dans un environnement économique difficile, du danois Oersted qui a abandonné le projet Hornsea 4 en GB, de Shell qui s’est retiré de projets notamment en mer du Nord pour se concentrer sur des projets à rendements plus élevés, du danois Vestas qui a suspendu la construction d’une usine en Pologne fin 2025, invoquant une faible demande en éolien offshore et de BP pour se recentrer sur ses activités fossiles.

Le développement vert tant vanté par les médias n’a pas atteint les résultats escomptés, entre autres, parce que l’électrification des usages dans les transports (véhicules électriques, etc.) et le bâti est beaucoup plus lente que prévue.

Pourquoi, dès lors, la Belgique s’entête-t-elle à promouvoir l’éolien en mer, d’autant plus que les petits réacteurs nucléaire (SMR) sont en voie d’être commercialisés et offrent des conditions d’exploitation nettement plus avantageuses : une production continue d’énergie verte, à prix modéré au-delà d’un nombre suffisant d’unités fabriquées, une sécurité élevée et une contribution à la stabilité du réseau ? Dans l’intervalle, la production thermique d’électricité peut assurer une transition économique.

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l’auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.

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8 réponses

  1. Notre consommation d électricité ne cesse de baisser et les gouvernements s entêtent toujours à investir dans l eolien et les panneaux solaires
    Consacrons nos moyens limités au nucléaire pour remplacer les centrales vieillissantes des annee 80 90

    1. Les centrales nucléaires n’ont pas une durée de vie bien définie. Tout dépend de son entretien et de ce que ça coûte. Tout est remplaçable dans une centrale nucléaire sauf la cuve du réacteur.

  2. « Pourquoi, dès lors, la Belgique s’entête-t-elle à promouvoir l’éolien en mer ? »
    Ma réponse tient en deux mots incompétence et corruption.

    1. Vous chantez la même partition mais de façon différente. Tant qu’on ne foutra pas dehors les escrologistes islamo-gauchistes, rien ne bougera. Quand les Européens en général et les veaux, moutons, sados-masos français vont-ils se réveiller ? Il serait grand temps… Heureusement que l’on a, côté français, Marion et son équipe et Sarah Knafo pour sinon arrêter du moins limiter la folie gaucho-bobo moyenâgeuse…

  3. On sait que les imbéciles s’obstinent dans l’erreur, rien ne peut les convaincre de stopper!

  4. C’ est un désastre écologique de construire ce genre de chose, rien que pour la vue, ensuite ces grands trucs viennent de chine, et pour que cela tienne, les fonds marins sont lourdement plombés par des tonnes et des tonnes de matériaux qui n’ ont rien à faire là . Je ne parle pas de l’ impact sur les poissons ……Et je pense qu’ il y en a certains qui s’en mettent plein les poches !!!!!!

  5. ….ces investissements affectent l’environnement : perturbation de la vie marine, …dommages aux fonds marins…. risques pour les activités humaines et la sécurité tels que la réduction des zones de pêche accessibles et les risques de collisions de navires lors des tempêtes….

    Tout cela n’émeut guère nos écologistes pourtant vent debout contre la création de la moindre réserve d’eau d’irrigation, l’installation d’un nouvel élevage, d’une zone industrielle…contre l' »artificialisation des sols »….l’agriculture intensive….

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