Les dirigeants européens se réunissent ce jeudi 12 février 2026 pour lancer une « impulsion politique dans le domaine de la compétitivité » selon les mots du président du Conseil, Antonio Costa, rapportés par Les Échos. Il ne faut cependant pas attendre de ce rendez-vous de grandes décisions sur l’avenir de l’industrie européenne. C’est avant tout, précise le journal, « un moment de discussion ». Un haut fonctionnaire européen explique qu’il s’agit « de commencer à définir des mesures concrètes que l’Europe peut mettre en œuvre à court terme et qui stimulent la compétitivité, favorisent la croissance économique, libèrent les investissements et encouragent l’innovation à court terme ».
Attendons donc de voir ce qui sortira de ce « séminaire ». Quoi qu’il arrive, s’il doit y avoir un quelconque plan, il sera au mieux entériné lors du Conseil européen du 19 mars 2026.
Pendant ce temps-là, les affaires continuent. Dans la même édition du quotidien économique, il est question de la présentation annuelle des résultats du groupe pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca qui s’est déroulée le 10 février 2026.
Son directeur général, le Français Pascal Soriot, a été très clair : aucun investissement n’est prévu en Europe. AstraZeneca privilégie les Etats-Unis (où une usine de 4,5 milliards de dollars a été mise en chantier en janvier) et la Chine (où 15 Md€ d’investissements ont été annoncés en recherche et développement, usines et partenariats).
Pour Pascal Soriot, l’Europe doit réagir au plus vite si elle ne veut pas que, d’ici 15 ou 20 ans, ses médicaments génériques viennent d’Inde ou de Chine et ses médicaments innovants des Etats-Unis. « Il y a quinze ans, [l’Europe] représentait 40% des ventes d’AstraZeneca, aujourd’hui c’est 22%, contre 43% pour les Etats-Unis, qui sont le marché le plus attractif au monde pour l’innovation », a précisé le directeur général du géant pharmaceutique.
Le dirigeant français distribue des bons points à l’Allemagne qui « a compris la nécessité d’investir dans l’industrie pharmaceutique » et à l’Italie qui « s’y met ». En revanche, la France ne reçoit aucun satisfecit car elle « n’a pas réglé ses problèmes ».
Une dichotomie qui se retrouve à la tête de l’UE : l’Allemagne et l’Italie y défendent une simplification accrue de la réglementation et une baisse des charges pour les entreprises. La France, elle, pousse son idée d’un « grand emprunt commun » pour financer des « investissements stratégiques ».
Emmanuel Macron veut à tout prix faire de l’Union européenne une autre France, celle que les industriels fuient car elle « n’a pas réglé ses problèmes ». Espérons que les pays qui ne veulent pas tout régler par la dette finiront par l’emporter.
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3 réponses
La France s’est jetée dans l’Europe comme quelqu’un qui ne sait pas nager se jette dans un piscine…
La France, spécialiste des réunionnites, des palabres. Les technocrates sont persuadés qu’ils ont réglé les problèmes après des centaines de réunions qui n’ont servi à rien !? Pauvre France ! Mais quand les Français vont-ils enfin élire des gestionnaires compétents ?? Tout énarque devrait ne pas pouvoir se présenter à aucune élection ! Il faut les parquer pour ne plus nuire !
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3 réponses
La France s’est jetée dans l’Europe comme quelqu’un qui ne sait pas nager se jette dans un piscine…
Votre espoir final n’est qu’un voeux pieux, hélas, il ne reste que cela. On est tenté de conclure en disant : « Amen »
La France, spécialiste des réunionnites, des palabres. Les technocrates sont persuadés qu’ils ont réglé les problèmes après des centaines de réunions qui n’ont servi à rien !? Pauvre France ! Mais quand les Français vont-ils enfin élire des gestionnaires compétents ?? Tout énarque devrait ne pas pouvoir se présenter à aucune élection ! Il faut les parquer pour ne plus nuire !