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dimanche 8 mars 2026

Pour le CESE, la Sécurité sociale est responsable de la vitalité du modèle français !

Temps de lecture : 2 minutes

A l’occasion des 80 ans de la Sécurité sociale, le bureau du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est fendu d’une déclaration de 9 pages pour défendre ce qu’il considère comme « une nécessité pour préserver le lien social et protéger les générations futures ».

Après une première partie qui résume 80 années d’évolution de la Sécu, le bureau du CESE rappelle tout ce qu’on lui doit : la vitalité démographique, l’amélioration de l’état de santé des Français, un système de soins innovant, l’allongement de l’espérance de vie, le bon niveau de vie des retraités, la redistribution, le soutien aux différentes étapes de la vie et envers les plus vulnérables, l’égalité d’accès aux soins, la solidarité entre les Français. En un mot comme en cent, la « Sécurité sociale a contribué à la vitalité du modèle français ».

Pour le bureau du CESE – composé de 19 personnes dont des représentants du patronat – il convient néanmoins de parfaire cette institution que, chacun le sait, le monde entier nous envie. Il recommande notamment de réduire le reste à charge qui est encore un obstacle au recours aux soins ou au libre choix, soit de dépenser beaucoup plus que la Sécu ne le fait déjà. Elle doit, disent les conseillers du CESE, « maintenir des droits de haut niveau » et répondre « aux besoins sociaux en constante évolution ». Mais qui doit payer alors que le déficit de la Sécu devrait être de 22 ou 23 milliards d’euros cette année ?

Le CESE se garde bien de répondre à la question. Il se contente d’affirmer que « chacun doit participer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins », et de rejeter la « logique de marché ».

Nous pensons au contraire que nous devrions inoculer cette « logique de marché » dans le système en privatisant les assurances sociales. Contrairement à ce qu’affirme le bureau du CESE, notre modèle social nous plombe. Rien n’est plus urgent que de le remettre en cause en commençant par la Sécurité sociale.

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6 réponses

  1. Ah, la sécu…j’y ai travaillé quelques mois en CDD, il y a peu de temps. Si, vous saviez! C’est une catastrophe. Des réunions trop longues qui ne servent à rien. On est connecté tout le temps sur le PC, donc traçable, mais l’on doit tout de même écrire avec des bâtons, qui font des carrés, carré barré qui fait 5, pour justifier ce que l’on fait. Le mode de calcul des indemnités est très compliqué et comporte de très nombreuses exceptions: ce qui occasionne beaucoup de temps de travail. Une grande partie du personnel est en télétravail:c’est marrant, ils disent qu’ils sont plus efficaces chez eux. Ils sont tous à gauche voire d’extrême gauche…Quand on les interroge: tout va très bien: il n’y a pas de problème. J’ai entendu plusieurs fois la chanson « petit Poney » du célèbre humoriste antisémite. j’en passe car je n’ai plus mes notes de travail à disposition. Il faudrait vraiment restructurer cet organisme et simplifier les procédures.

  2. Bonjour.
    Il faut absolument liquider ce CESE inutile et neutraliser toutes les verrues qu’il disperse dans notre pauvre pays comme des métastases socialistes.

  3. Globalement la Secu se porte bien depuis 80 ans, en l’absence pourtant de consensus.
    On a réussi à tout payé, en 2024, on est à l’équilibre.
    Il faut donc retirer à l’Etat toute implication, lui qui est totalement incapable de gérer son budget.
    Et laisser aux partenaires sociaux la gestion paritaire qui, au final, très bien marché ( on a d’ailleurs un endettement de la Secu très acceptable

  4. Pourquoi a t il fallu créer le CESE ? C’est un de ces machins qui encombrent et coûtent de l’argent. La Sécu ? Une forme d’administration qui coûte cher et serait peut être mieux gérée par des acteurs privés.
    Au fait, où en est la carte vitale avec photo ?

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