Les députés communistes viennent de déposer une proposition de loi visant à constitutionnaliser la Sécurité sociale.
Alors que l’institution va célébrer ses 80 ans au mois d’octobre prochain, les communistes – qui s’en attribuent la paternité – veulent préserver ce « système de protection sociale unique au monde, solidaire et universel », moderne et envié « à travers le monde ».
Car, cela vous a peut-être échappé, la Sécu est menacée. Dès 1949 d’ailleurs, des forces obscures et réactionnaires, actionnées par le patronat, ont cherché à en saper les fondements. Depuis, les attaques ne cessent pas, les dernières n’étant pas les moindres : politiques d’allègements des cotisations patronales, velléités de mise en œuvre d’une retraite par capitalisation, développement du travail des plateformes et du « salariat déguisé ».
C’est dans ce contexte que les députés communistes « proposent de réaffirmer et de sanctuariser le sens et le principe politiques de la Sécurité sociale pour qu’ils guident utilement l’évolution de notre modèle social ». Par conséquent, « graver les grands principes de la Sécurité sociale dans le marbre de notre Loi fondamentale constitue plus que jamais une nécessité ».
Décidément, quelle que soit l’époque, les communistes usent toujours des mêmes procédés : faire croire à un danger imaginaire pour se poser en protecteurs du peuple et ainsi mieux l’asservir. Le pire est qu’ils ont réussi à convaincre tous les bords de l’échiquier politique. De quelque côté de que l’on se tourne, c’est toujours la même rengaine : « il faut préserver notre modèle social » ! Même le Medef le souhaite.
En réalité, si la Sécu est menacée, c’est par son déficit et de sa dette. Rappelons aux députés communistes que le budget 2025 de la Sécurité sociale prévoit un déficit compris entre 22 et 23 milliards d’euros (Md€). Quant à sa dette, elle est estimée à 163,3 Md€ pour 2025.
On ne sauvera pas la Sécu en la « constitutionnalisant ». En revanche, on peut rendre un éminent service aux Français en libérant leurs assurances sociales. Il est plus que temps de mettre la Sécu en concurrence en offrant à chacun la possibilité de s’assurer auprès de mutuelles ou compagnies privées, et d’instaurer la retraite par capitalisation.
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2 réponses
La Constitution n’est pas un congélateur, elle constitue les statuts de nos institutions politiques. Comme d’habitude, on colmate les erreurs en réglementant et on veut recourir à la Constitution pour rendre une loi plus difficile à modifier même si elle n’a rien à voir avec le rôle de nos instances dirigeantes…
Le communisme en France est inconstitutionnel car contraire à l’article premier, II, de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août1789 :
« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et
imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la
résistance à l’oppression »
Le parti communiste et tout groupuscule ou groupe marxiste devraient être interdits.