Les médias ne jurent que par le sommet « Choose France », qui s’est tenu à Versailles ce 1er juin 2026, et ses 93 milliards d’euros (Md€) d’investissements internationaux annoncés.
Le pire, cependant, serait que ces annonces spectaculaires nous empêchent de voir ce qui continue de mal fonctionner dans notre pays, et plus largement dans l’Union européenne (UE) en matière d’investissement privé.
L’arbre « Choose France » ne doit pas cacher la forêt que représentent les 29% de fondateurs européens de startups qui envisagent de transférer leur siège social aux États-Unis. Ce chiffre est issu du « Transatlantic Founder Index 2026 », publié par le fonds AVP (anciennement Axa Venture Partners), qui dévoile également qu’aucun fondateur américain interrogé ne souhaite faire le mouvement inverse vers l’Europe !
Selon les startuppers consultés par AVP, les États-Unis sont le marché où les levées de fonds importantes sont les plus accessibles. C’est aussi le pays qui offre l’environnement le plus favorable au « scale-up » (accélération de la croissance), qui permet les meilleurs débouchés commerciaux internationaux et celui où se trouvent les investisseurs les plus puissants.
Si l’Europe sait désormais créer des startups, produire des talents, performer dans la R&D, lancer des entreprises IA compétitives, elle peine encore à financer les phases d’hypercroissance. Les créateurs d’entreprise qui envisagent de s’établir outre-Atlantique le font donc avant tout pour des raisons pragmatiques. Les Etats-Unis restent, en effet, incontournables, nous dit le « Transatlantic Founder Index », sur les « exits » (sorties du capital). C’est ainsi que, même si l’innovation est européenne, même si les ingénieurs restent sur notre continent, la création de valeur finale et la gouvernance partent souvent aux États-Unis.
Certains semblent avoir pris la mesure du problème et tentent, à l’instar des ministres des Finances allemand, espagnol, français, italien, néerlandais et polonais, d’avancer sur le dossier de l’union des marchés de capitaux. Il est cependant illusoire de croire que cela réglerait définitivement le problème de l’investissement. L’UE doit aussi faire des efforts pour libérer le marché du travail et le secteur des services (en particulier numériques), et réduire sa réglementation. Nombre de pays doivent aussi – et la France au premier chef – se doter de fonds de pension qui permettent, outre l’amélioration du niveau de vie des retraités et des salariés, de financer le développement de l’économie.
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8 réponses
Ces projets d investissements étrangers ne doivent pas nous faire oublier que la France manque avant tout de capitaux et qu elle vit a crédit depuis 50 ans
Qu elle a dilapidé de nombreux investissements dans des projets fumeux voir les fameuses giga-factory de batteries inaugurées en grande pompe il y a 3 ans et toujours pas opérationnelles idem pour STM avec sa mega factory de puces encore dans les cartons
En France, on préfère déverser des milliards d’euros dans des chimères comme les usines d’insectes, le fumeux hydrogène fantasmé « vert », les ignobles éoliennes tant terrestres que marines qui sont des puits sans fonds sans rentabilité hors subventions, les méthaniseurs agricoles et autres dont la rentabilité est impossible hors subventions, les méga machins pour sauver la planète, les conneries des commissaires politiques maquillés en « RSE », etc.
Et on laisse crever les industries actuellement encore sur le territoire.
Allons-nous enfin nous réveiller de ce cauchemar écolo-socialiste ?
27% des adultes français (et 56% des jeunes diplômés) envisagent désormais de quitter la France… ce n’est plus simplement le traditionnel expat’… si « la république » ne se ressaisit par rapidement, alors on verra les élites quitter ce pays socialo-tiersmondiste.
L’article met le doigt sur le vrai paradoxe : annoncer 93 milliards d’euros d’investissements étrangers à Choose France est positif, mais cela ne règle pas le problème du financement de la croissance européenne. Le chiffre des 29 % de fondateurs européens qui envisagent de transférer leur siège aux États-Unis est presque plus inquiétant que les 93 milliards ne sont rassurants. À mon avis, l’Europe sait créer des startups, mais elle sait encore mal les faire grandir : accès aux gros tours de table, profondeur des marchés de capitaux, exits, investisseurs capables de suivre en hypercroissance. Tant que la valeur finale partira se structurer aux États-Unis, on continuera à célébrer l’attractivité tout en regardant partir une partie de notre souveraineté économique.
une petite piqûre de rappel pour ceux qui conspuent le vilain Trump et son auto-bronzant… apparemment, les USA continuent d’attirer cependant que l’UE wokisto-socialiste est de plus en plus répulsive.
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8 réponses
Ces projets d investissements étrangers ne doivent pas nous faire oublier que la France manque avant tout de capitaux et qu elle vit a crédit depuis 50 ans
Qu elle a dilapidé de nombreux investissements dans des projets fumeux voir les fameuses giga-factory de batteries inaugurées en grande pompe il y a 3 ans et toujours pas opérationnelles idem pour STM avec sa mega factory de puces encore dans les cartons
Quoi ? Exil dans l’Amérique de Trump ? Mais qu’est-ce à dire ?
En France, on préfère déverser des milliards d’euros dans des chimères comme les usines d’insectes, le fumeux hydrogène fantasmé « vert », les ignobles éoliennes tant terrestres que marines qui sont des puits sans fonds sans rentabilité hors subventions, les méthaniseurs agricoles et autres dont la rentabilité est impossible hors subventions, les méga machins pour sauver la planète, les conneries des commissaires politiques maquillés en « RSE », etc.
Et on laisse crever les industries actuellement encore sur le territoire.
Allons-nous enfin nous réveiller de ce cauchemar écolo-socialiste ?
La France compte dépenser 87 milliards dans le renouvelable, donc la réponse est non!
Tout est dit.
27% des adultes français (et 56% des jeunes diplômés) envisagent désormais de quitter la France… ce n’est plus simplement le traditionnel expat’… si « la république » ne se ressaisit par rapidement, alors on verra les élites quitter ce pays socialo-tiersmondiste.
L’article met le doigt sur le vrai paradoxe : annoncer 93 milliards d’euros d’investissements étrangers à Choose France est positif, mais cela ne règle pas le problème du financement de la croissance européenne. Le chiffre des 29 % de fondateurs européens qui envisagent de transférer leur siège aux États-Unis est presque plus inquiétant que les 93 milliards ne sont rassurants. À mon avis, l’Europe sait créer des startups, mais elle sait encore mal les faire grandir : accès aux gros tours de table, profondeur des marchés de capitaux, exits, investisseurs capables de suivre en hypercroissance. Tant que la valeur finale partira se structurer aux États-Unis, on continuera à célébrer l’attractivité tout en regardant partir une partie de notre souveraineté économique.
une petite piqûre de rappel pour ceux qui conspuent le vilain Trump et son auto-bronzant… apparemment, les USA continuent d’attirer cependant que l’UE wokisto-socialiste est de plus en plus répulsive.