Dans une chronique très pertinente du Figaro (4 Juillet), Étienne Bertier, ancien secrétaire général d’EDF, a exposé les risques très significatifs d’usure, d’érosion et de corrosion accélérées, de dérèglement, de lésions dangereuses et de surcoûts significatifs que causaient au nucléaire les rythmes intermittents et aléatoires de production qui lui sont imposés par la priorité donnée à l’éolien.
Un de nos lecteurs, Jean-Francois Pouget, ingénieur ayant participé à la mise en œuvre de centrales nucléaires, nous fait part d’un autre risque majeur que ce fonctionnement en à -coups peut entraîner, notamment dans les centrales les plus anciennes :
La fission dans un réacteur nucléaire qui monte en puissance produit du xénon qui capture les neutrons permettant cette fission. En marche normale, il se produit un équilibre dans le cÅ“ur du réacteur car la fission produit et absorbe ce xénon. En cas de baisse rapide de puissance, le xénon présent dans le cÅ“ur n’est plus éliminé. Il se produit un empoisonnement du réacteur empêchant son redémarrage pendant 7 à 9 heures. Le xénon peut étouffer la production ou créer des oscillations importantes de puissance. Ce phénomène est une des causes de la catastrophe de Tchernobyl. Si nous avons une grande quantité de panneaux solaires raccordés au réseau, nous avons une très forte production de ces panneaux dès le lever du soleil et donc une réduction rapide de la puissance des centrales pilotables donc du parc nucléaire pouvant entrainer un empoisonnement des réacteurs et donc des problèmes de stabilité du réseau électrique voire un blackout.
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