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vendredi 5 juin 2026

Rapport sur l’égalité salariale : il n’y a rien à déconstruire

Temps de lecture : 2 minutes

Le 27 janvier, les députées Virginie Duby-Muller (LR), Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons) et Karine Lebon (GDR) ont présenté un rapport sur l’égalité salariale, préalable à la transposition – qui doit se faire avant le 7 juin prochain – de la directive européenne sur la transparence salariale, adoptée le 10 mai 2023.

Les députées rappellent qu’entre 1995 et 2023, l’écart de revenu salarial a diminué d’un tiers entre hommes et femmes. Elles ajoutent quelques statistiques : en 2023 dans le secteur privé, le revenu salarial moyen des femmes était inférieur de 22 % à celui des hommes, notamment à cause d’un moindre volume de travail (davantage de temps partiel). Lorsqu’elles ont un temps de travail identique à celui des hommes, l’écart s’élève à 14,2 % du fait d’une « répartition genrée des professions » disent-elles. À poste identique, dans la même tranche d’âge et au sein d’une même entreprise, il est encore d’environ 4 %, ce qui, selon les députées, correspond à une « discrimination pure ».

Sur ce dernier point, on pourrait leur rétorquer que ce n’est pas parce qu’un écart paraît inexpliqué qu’il n’est pas explicable. Nos députées ignorent probablement l’état de la recherche scientifique sur les différences psychologiques entre hommes et femmes. Celle-ci montre que les femmes sont en moyenne plus accommodantes (agreeableness) que les hommes, un trait psychologique qui les rend certainement moins offensives lors d’une négociation salariale, et moins enclines à demander une augmentation – ce qui expliquerait l’écart résiduel de 4 %.

La directive européenne sur la transparence salariale a beau imposer de nouvelles obligations aux entreprises, les députées craignent que cela ne suffise pas pour mettre fin à une prétendue injustice systémique. Elles recommandent de déterminer « la valeur égale en comparant non pas les fonctions, mais les qualités mobilisées et les contraintes subies dans l’exercice des fonctions » pour « revaloriser les métiers féminins sous-évalués » et « attribuer aux femmes des salaires à la hauteur de leur contribution à la sphère économique et sociétale ». Mmes Duby-Muller, Firmin-Le Bodo et Lebon vivent-elles dans une réalité économique parallèle pour croire qu’elles peuvent se substituer au marché ?

Dans leur rapport, elles proposent des obligations supplémentaires : « consacrer un budget dédié à la résorption des écarts », « indiquer une fourchette de rémunération dans les annonces d’offres d’emploi », « l’interdiction de demander les salaires actuels ou antérieurs afin de ne pas perpétuer les inégalités », ou encore fixer l’écart maximum de la fourchette pour éviter de « proposer des salaires beaucoup plus faibles aux femmes qu’aux hommes ». Cerise sur le gâteau : une hausse du nombre de fonctionnaires avec le renforcement des effectifs de l’Inspection du travail.

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2 réponses

  1. L’encadrement autoritaire de la répartition des salaires selon des considérations purement sexistes ou genrees dans le secteur privé apparait bien sûr actuellement comme une priorité alors qu’un record de défaillances d’entreprises 68.500 a été enregistré l’an dernier. Un détail vous explique t’on doctement dans les médias d’autant que les signes annonciateurs d’une reprise sont là (depuis 1995…).
    Les auditions menées actuellement par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public démontrent d’ailleurs l’absence scandaleuse de Femmes au sein des directions générales de France télévisions, de radio France et parmi les députés qui posent des questions….
    Celles qui sont courageusement présentes sont les victimes d’un patriarcat abject comme le montrent le montant de leurs salaires, des avantages en nature, de leurs primes et le contenu discriminatoire de leurs contrats de travail.
    De par les qualités exceptionnelles et les résultats remarquables obtenus en tant que Maire de Paris par Madame Anna Hidalgo, ancienne inspectrice du travail (en théorie), il est logique que l’état français souhaite accroître le nombre d’inspecteurs .
    Comment pourrait-on se priver de personnes de ce niveau et d’une telle qualité ?
    Quelle incongruité que des gens de rien puissent émettre la moindre réserve d’autant qu’on ne leur demande rien.

  2. La pension de retraite est- dit on un salaire différé. Le femmes vivent plus longtemps en retraite – avec salaire différé- que les hommes. En conséquences, l’écart de 3 à 4% en activité, sera in fine, complètement gommé.

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