François Bayrou, qui va prononcer ce mardi sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, a poursuivi ses tractations afin d’éviter la censure de la gauche sans perdre ses alliés de LR qui haussent le ton. Au coeur des discussions encore et toujours, la réforme des retraites. Le chef du gouvernement devait rencontrer en soirée les présidents des deux chambres du Parlement, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet. Le patron des socialistes Olivier Faure devait avoir un « échange » avec François Bayrou, dont les arbitrages sont attendus après une semaine d’intenses discussions à Bercy. Il exige l’abandon de la réforme des retraites qui est, malgré ses considérables défauts, dans la mesure où elle ne fait que prolonger un régime par répartition, véritable schéma de Ponzi condamné par la dynamique démographique, la seule réforme d’envergure menée à bien sous les près de sept ans de règne d’un Emmanuel Macron pourtant élu en 2017 avec la réputation d’être un libéral transgressif.
« S’il y a une grande avancée sur les retraites, ça vaut accord de non-censure », a reconnu le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel sur RTL. Les socialistes réclament que cette suspension soit effective dès le début de la renégociation de la réforme envisagée pour six mois avec les partenaires sociaux, et non pas uniquement en cas de succès de celle-ci. »
Yaël Braun-Pivet a affirmé « ne pas être opposée par principe » au fait d' »arrêter » brièvement la réforme des retraites pour en « rediscuter ». D’autres en revanche s’y opposent, faisant valoir son coût, estimé autour de 3 milliards d’euros pour la seule année 2025. « Suspendre c’est abroger, il faut arrêter de jouer sur les mots. On ne peut pas se permettre de détricoter la réforme des retraites », a prévenu le député macroniste Mathieu Lefèvre sur RMC. Le PS propose de financer cette suspension par le Fonds de réserve des retraites, crée à la fin des années 90, mais « ce n’est pas une cagnotte », a prévenu la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet sur Radio J. « On n’a plus les moyens de grand-chose. On a un déficit de 6% pour 2024, ce n’est pas comme si l’argent poussait sur les arbres », a-t-elle jugé.
En mode « je dois manger mon chapeau », Élisabeth Borne sera chargée, en tant que numéro deux du gouvernement, de lire, selon l’usage, la déclaration de politique générale en parallèle au Sénat, où elle pourrait devoir faire des concessions sur sa propre réforme des retraites de 2023, a-t-on appris auprès de la chambre haute.
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
3 réponses
Ce ne sera pas la première ni la dernière fois, que madame la première ministre mange son chapeau….
Son parcours montre clairement qu’elle retourne sa veste, magne son chapeau pour occuper une place sur les plancher des membres du gouvernement quel qu’en soit le prix à payer pour sa seule dignité de femme
Il y a des « gens » comme cela, que cela ne semble pas déranger !
Macron libéral transgressif? Alors qu’il possédait sa carte du parti socialiste et fut conseiller puis ministre de François Hollande? De qui se moque t’on? Les français ont vraiment une case en moins!
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
3 réponses
Ce ne sera pas la première ni la dernière fois, que madame la première ministre mange son chapeau….
Son parcours montre clairement qu’elle retourne sa veste, magne son chapeau pour occuper une place sur les plancher des membres du gouvernement quel qu’en soit le prix à payer pour sa seule dignité de femme
Il y a des « gens » comme cela, que cela ne semble pas déranger !
Préfon pour tous ! Capitalisation !
Macron libéral transgressif? Alors qu’il possédait sa carte du parti socialiste et fut conseiller puis ministre de François Hollande? De qui se moque t’on? Les français ont vraiment une case en moins!