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lundi 13 juillet 2026

Retraites : sur une vingtaine de rapports depuis 1980, un seul a envisagé la capitalisation

Temps de lecture : 2 minutes

La France aime beaucoup les rapports. Dans tous les domaines, ils s’empilent pendant des années sans pour autant aboutir à quoi que ce soit de concret. Le tas estampillé « système de retraite », un système que tout le  monde politique, ou presque, considère au bord de la faillite, est particulièrement impressionnant. Nous avons parcourus ces rapports, en remontant à presque un demi-siècle, pour tenter d’y discerner des propositions sérieuses qui, c’était depuis longtemps prévisible bien qu’obstinément occulté, passent par un pilier de capitalisation. Tout a commencé en 1980 avec « Vieillir demain », un rapport du groupe « Prospective personnes âgées » présidé par Robert Lion (commissariat général au plan) et avec le « Système de retraites et épargne des ménages en France », par A. Masson, D. Kessler et D. Strauss-Kahn (Revue économique), issu d’une recherche toujours pour le commissariat général au plan. Ce travail compare théoriquement répartition et capitalisation (travail académique). Ensuite, il y a eu « Vieillir solidaires » en 1986 (Léon Taba – commissariat général au plan) ; le rapport Schopflin, « Évaluation et sauvegarde de l’assurance vieillesse » (1987) et le « rapport de la commission de la protection sociale » (René Teulade, 1989). Aucun ne propose de capitalisation. S’ensuivent plus d’une dizaine de rapports entre 1991 et 2025. Parmi les plus connus : en 1991 : Livre blanc sur les retraites, « Garantir dans l’équité les retraites de demain », préfacé par le Premier ministre Michel Rocard ; 1998 : rapport de O. Davanne, J.-H. Lorenzi et F. Morin, « Retraite et épargne » (Conseil d’analyse économique) ; 1999 : rapport Charpin, « L’avenir de nos retraites » ; 2019 : rapport Delevoye, « Pour un système universel de retraite » auxquels s’ajoutent plusieurs rapports du COR et de la Cour des comptes ainsi que la loi Thomas (1997).

De tous ces rapports, celui de Davanne-Lorenzi-Morin est le seul à examiner sérieusement  l’introduction d’une dose de capitalisation/provisionnement (« fonds de pension à la française ») en complément de la répartition. La loi Thomas proposait la création des plans d’épargne-retraite facultatifs. Elle a été votée mais jamais appliquée, puis elle a été abrogée. Aujourd’hui, on commence à admettre l’évidence : sans un pilier par capitalisation, la retraite des Français ne pourra plus être financée. Il aura fallu 45 ans et une vingtaine de rapports qui sont passés à côté de l’essentiel.

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17 réponses

  1. Ah ce bon vieux de réalité caché derrière des lendemains qui chantent au quoi qu il en coute quoiqu’il arrive
    Vive la procrastination franchouillarde

  2. L’Italie, qui avait le même problème que la France sur le sujet, a commencé à réformer ça dans les années 1990… En France, essentiellement pour des raisons idéologiques (…), ce n’est pas près de l’être, alors qu’il s’agit d’une véritable bombe à retardement pour les finances publiques, ce que les financiers appelle « une pyramide de Ponzi », un classique, qui a déjà coûté près de la moitié des fameux « 1.000 milliards » d’endettement supplémentaire depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, en 2017, la retraite des fonctionnaires, fort nombreux dans ce pays, et pour cause (…), n’étant pas, pour l’essentiel, provisionnée, étant en « hors-bilan » : un engagement non-inscrit dans les comptes…

    1. Quand l italie s enfoncait dangereusement sous Berlusconi fin 2012, la BCE a demandé au 1er ministre de laisser la place a M Monti qui a enclenché les réformes dont les retraites avec le report a 66 ans

  3. Le suicide assisté serait admis. Cela signifie qu’un criminel sachant qu’il risque la peine de mort, en commettant son crime,j adopterait donc volontairement une attitude suicidaire. La loi permettrait donc de l’euthanasier. CQFD

  4. Des rapports sur rapports alors que l’on avait le meilleurs système social copié par d’autres pays et que le seul et unique problème est celui du PUBLIC qui par ailleurs ont des avantages hors normes et pour lesquels longtemps l’employeur, l’ETAT n’a jamais cotisé à une caisse pour préserver les retraites du public pour finir à taper dans les caisses du privé, faire travailler « gratuitement » une journée pour les vieux sans que personne n’en ai vu la couleur et j’en passe. C’est cela le vrai problème des retraites. Faites les vraie enquête si cela ne vous fatigue pas de trop.

  5. Aucun n’a remarqué que ceux qui n’élevaient pas d’enfant ne contribuaient pas au système et devaient compenser par une capitalisation!
    On va encore me sortir qu’ils payent plus d’impôts, ce qui est l’inverse quand on considère le supplément de TVA que payent ceux qui élèvent des enfants.
    Quand prendrons nous enfin conscience de ces « passagers clandestins  » qui plombent le système !

    1. @Oncpicsou Et les enfants qui naissent ici peuvent choisir de partir ailleurs . A moins que vous ne soyez pour une forme de taxe de sortie ? et réhabilitiez ainsi une forme de servage ? Ceux qui « plombent le système » ce sont ceux qui ont crée la pyramide de Ponzi -et qui sont morts- , pas ceux qui en sont prisonniers (nous ) .

  6. ARGIC-ARCOS devrait être une caisse de retraite par capitalisation et non être soumis au patronat et syndicats, ces gens ne sont pas plus fiable que les assureurs et vos cotisations sont peut-être très mal gérées par définition je n’ai pas confiance dans les syndicats.

  7. Oui à la retraite par capitalisation, à condition de fermer la porte à des fonds de pension BlackRock, Blackstone et leurs filiales comme TeamHealth,…. Et de privilégier des placements à la française qui sécuriseront ces placements et …. la fameuse note financière de la France.

  8. Capitaliser, c’est investir. La France et les Français, avec leurs déficits de redistributions aux inactifs majoritaires surconsomme, importe et s’endette. Le contraire de l’investissement.

    Comment convaincre les Français d’investir en France dans ses entreprises et pour la création des millions d’emplois manquants pour que les actifs soient suffisamment nombreux pour investir dans de la capitalisation ?

  9. Bjr, les gôchos sont vent de bout dès lors qu’on parle de retraite pas capitalisation. Leur truc c’est les taxes et les impôts sur ceux qui travaillent, particuliers ou entreprises.
    Ils sont tous à hurler contre les fonds de pensions américains qui investissent dans les entreprises françaises et les subsides qu’ils en retirent servent à payer les pensions des retraités américains ! c’est pas beau ça?

  10. Ce qui est paradoxale dans ce pays marqué par l’idéologie socialo-marxiste qui rejette toute idée de capitalisation – donc de Plans d’Epargne Retraite – pour les salariés en activité, c’est que ce système existe depuis 1968 pour les agents publics (PER Préfon Retraite). Pourquoi dès lors ce rejet systématique et coupable de nos législateurs députés et sénateurs pour étendre la capitalisation aux salariés du privé ?

    1. @Ghus Les différentes doctrines et opinions existent et peuvent être adoptées par les uns et les autres, c’est très sain, cela s’appelle la liberté d’opinion. En revanche, une chose caractérise un nombre conséquent de gens de gauche : leur manque de cohérence patent avec leurs idées , mais surtout l’abscence totale de recherche de cohérence. On entend ainsi des personnes fustiger les écoles libres , mais qui ont leurs enfants dans des établissements privés , un autre (un cousin) collectiviste pur et dur qui est contre la propriété privée , mais qui a deux propriétés , et bien sûr nos fonctionnaires qui cotisent à la Prefon comme un seul homme tout en erructant du soir au matin contre le méchant capital. Quand on s’avise à le leur faire observer , les réponses fusent , toutes prêtes « je ne veux pas sacrifier mes enfants à mes opinions » , « je vis dans un pays capitaliste, je vis en capitaliste » . Je leur réponds « c’est sûr que c’est plus facile de sacrifier les enfants des autres  » et « heureusement que tu n’as pas vécu sous Hitler , hein » . Ca leur ricoche dessus tant le blindage est épais.

  11. La Capitalisation ne résoudra RIEN seul ceux qui travaille paye déjà et encore plus demain avec cette capitalisation pour qu’au bout de leur vie on leur dira que leurs revenus est plus fort que celui qui n’a pas cotisé. l’Important il faut être solidaire ! (déjà actuel). Le problème est démographique augmenter la charge de ceux qui travail particulièrement ceux qui produise (exemple les complémentaires 400 mutuelles) la gestion par le priver a un cout frais généraux publicités ext… La capitalisation peut être bénéficiaire sur le système actuel mais il peut s’écrouler exemple le crac de 2008 au USA le monde à suivie il n’a rester aux épargnants que de re-verser une cotisation s’ils le peuvent. chez eux cela n’était pas obligatoire ils ont pris leurs risques. Chez nous
    Les retraiter actuels recevront leur retraite payer par qui ? la loi sur la fin de vie à été rejeté une possibilité qui s’envole ! Si ceux qui travail paye plus pour les anciens leurs retraite plus capitalisation pour la leur ce la ne résoudra pas le problème ceux qui ne travaille pas ou vive d’aide diverses (dite Social) pour vivre, qui la paye ? il sont très nombreux. Les femmes aux foyer, conjoint décède huit ans avant elle n’a pas pue travaillé (moyenne assureurs) bien sur elles reprend les droits de sont conjoint mais là encore il y à deux personnes pour une qui a travailler. les délinquants, marginaux, prostitués, ext… que fera t’on d’eux il mange encore à cette age.
    les délinquants de tous bords l’allongement de la vie et le possible retour de la retraite à 60 ans (programme R.N.) Ceux qui seront encore sollicités ne seront pas suffisants pour l’équilibre. Le seule avantage sera pour les sociétés de dite gestions qui alourdira le cout. l’économie d’échelle sera plus important par la SECU que par une multitudes de fonds la SECU elle garantie de ne pas se retrouver comme au USA sans rien. Vous allée me dire mais quelle solution ! je la donne mais indique que je brille aucun mandat électif j’aurai quelles doute sur le bon choix des électeurs !
    1 ) rétablir l’age de la retraite à 65ans la porter à 67, retour aux 40 heures autorisation de travailler au de là de 48 heures avec majoration
    en gros supprimer tous ce que le « dit socialisme a promis pour ce faire élire » et vous verrez que la SECU redeviendra à l’équilibre. Si en plus vous y ajouter une gestion plus sérieuse exemple : certes insignifiante un congé paternel en plus de celui maternel, comment les absences pour maladie ou accident sont plus important dans le priver que l’administration ? je termine ce long exposer pour renouveler ma conviction que la capitalisation ne résoudra rien !

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