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samedi 18 avril 2026

Selon la revue Nature, les océans ont beaucoup plus d’influence sur le changement climatique que le gaz à effet de serre

Temps de lecture : 2 minutes

Selon le « consensus scientifique », le changement climatique est dû aux gaz à effet de serre que les humains rejettent dans l’atmosphère. Or, un article vient de paraître dans revue scientifique de référence Nature – qu’on ne peut accuser de « faire le jeu des climato-sceptiques »  – qui met quelque peu le dogme à mal. Selon l’auteur, Eric W. Wolff, professeur au département des sciences de la terre de l’université de Cambridge, de nouvelles preuves issues de carottes de glace anciennes de l’Antarctique suggèrent que les causes du changement climatique sont beaucoup plus complexes. A certains moments, depuis environ 6 millions d’années, les changements de température des océans auraient pu exercer une influence plus importante sur le climat terrestre que les gaz à effet de serre.

Les échantillons  proviennent des collines Allan, une région de glace bleue de l’Antarctique. Elles ne couvrent qu’environ 1 % de la surface de la calotte glaciaire antarctique mais la glace ayant très peu bougé, horizontalement ou verticalement, le site est exceptionnel pour des prélèvements. Ils montrent que les océans se sont considérablement refroidis il y a environ 2,7 millions d’années, période durant laquelle le climat de la Terre est progressivement devenu lui aussi beaucoup plus froid, ce qui a provoqué la formation de glaciers sur une grande partie de l’hémisphère nord. Ils montrent aussi que, pendant la même période, les niveaux atmosphériques de dioxyde de carbone et de méthane sont restés globalement stables.

Ces résultats semblent donc indiquer que le changement qui s’est accentué depuis environ trois millions d’années ne tiendrait pas à une seule composante du système climatique mais à plusieurs, dont les variations de température des océans. C’est ce que ne cesse de dire le scientifique Steven E. Koonin depuis des années : « Les analyses de la science climatique minimisent souvent, voire ignorent, la variabilité naturelle et cela, afin de faire passer les tendances climatiques ou les événements météorologiques pour inhabituels et, par conséquent, dus aux émissions de gaz à effet de serre. »

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58 réponses

  1. Il me semble que l’analyse des carottes de glace avait conduit M Jouzel jeune à une conclusion analogue, avant que devenu M Jouzel vieux il ne se renie et se convertisse à la « cause CO2 anthropique » responsable du réchauffement climatique.

  2. Titre racoleur ….. commentaire hors contexte : l’influence des océans est mise en cause sur des périodes très longues puisque il est question de millions d’années alors que l’urgence climatique liée au gaz à effet de serre se mesure en dizaines d’années.
    L’auteur : Nicolas Lecaussin aurait mieux fait de s’abstenir ….. je suppose qu’il est bénévole et qu’il cherche juste un peu de visibilité …. il n’y trouvera aucune crédibilité !!!

    1. Merci pour votre commentaire mais il faut l’envoyer à la revue Nature. Je ne fais que dire ce qu’ils ont trouvé.

      1. Vous interprétez l’article de Nature en l’opposant au « consensus » alors que l’article ne remet pas en cause le « consensus ».

          1. Nicolas Lecaussin : « Les conclusions contredisent le consensus… mais les auteurs évitent de le dire directement »
            Franchement ce genre de commentaire discrédite l’ensemble du journal ….. il démontre une absence totale de rigueur scientifique qui flirte avec le complotisme !!!
            Je vous conseille d’abandonner les sujets scientifiques pour vous diriger vers la critique cinématographique …. vous pourrez alors disserter sur ce que l’auteur a voulu dire sans que cela soit explicite !!!!

            1. Vous avez lu l’article ? Nous ne jouons pas aux scientifiques, nous mentionnons leurs papiers. Et nous ne sommes pas nombreux à le faire… C’est ce qui devrait vous intéresser

              1. Nicolas Lecaussin dit :
                « Nous ne jouons pas aux scientifiques, nous mentionnons leurs papiers »
                Vous ne faites pas que mentionner … vous interprétez et vous commentez …. même si le contenu dépasse votre entendement !!
                J’attends toujours que vous répondiez à mon argumentation …. même si cela vous oblige à jouer au scientifique … ce qui vous semble douloureux !!
                Je réitère mon conseil au sujet de la critique cinématographique …. vous ne serez sans doute pas brillant mais dans un domaine dans lequel cela sera moins flagrant !!

                  1. Je l’ai lu …. suffisamment pour avoir confirmation de mes affirmations : » l’influence des océans est mise en cause sur des périodes très longues puisque il est question de millions d’années alors que l’urgence climatique liée au gaz à effet de serre se mesure en dizaines d’années »
                    Essayez d’aller lire
                    https://www.esc.cam.ac.uk/directory/eric-wolff
                    vous constaterez que Eric W. Wolff confirme ce que je pense en affirmant : « Mes recherches actuelles se concentrent sur un certain nombre de sujets : …. La dynamique des cycles glaciaires et des changements climatiques à l’échelle millénaire »

                    1. Monsieur, j’ai écrit ce qui est dans l’article publié par Nature. Rien de plus. Vous n’êtes pas scientifique et vous ne l’avez pas lu. Discussion terminée. Cordialement

    2. Quelle est la votre? Le consensus ne veut strictement rien dire et la science n’a jamais progressé de cette manière. Au contraire elle est foncièrement sceptique, une hypothèse admise ne l’est que tant qu’une nouvelle découverte ne l’invalide!

        1. Non la science a souvent progressé en démolissant les consensus scientifiques. La loi de la gravitation de Newton, la théorie de l’éther, l’univers statique.

          1. C’est exact, et c’est exactement ce que j’écris, avec Newton un nouveau consensus s’est établi, jusqu’au suivant (la relativité). Un consensus chasse l’autre et la science avance.

        2. Jamais de la vie. Le consensus était que la Terre était le centre de l’univers. Si Copernic n’avait pas été septique il ne l’aurait jamais mis en doute. Vous n’êtes pas un scientifique pour sortir ce genre de croyance obscurantiste!

    3. Judith Curry climatologue explique que le climat rentre 1910 et 1940 c’était réchauffé à 1 degrés près comme ces trente dernières années.

      Karl Popper un des plus influant philosophe des sciences expliquait que tout scientifique qui refusait tout critique ou remise en cause une théorie tombait dans le domaine de la religion.

      1. Le consensus scientifique n’est pas un refus de critique mais les critiques doivent être étayées et reproductibles.

        1. Quand un type comme Fred ) de l’émission c’est pas dorcier ( dit qu’il n’ y a plus à débattre sur l’origine anthropique du réchauffement climatique, difficile avec des gens comme lui de proposer de nouvelles théories reproductibles.

            1. Fred est un personnage influants envers beaucoup de personnes qui se passionnent aux sciences. Son rôle est de vulgariser et non de donner ses avis personnels et idéologiques sur une chaîne publique.

    4. Il faut mieux être dans le déni, et ainsi mettre en place une ÉCOLOGIE PUNITIVE, dont on sait très bien quel est l’objectif. La prochaine fois, vous approfondirez vos réflexions.

      1. Vous confondez science et écologie politique. Je n’apprécie pas plus que vous les pseudos écolos crypto-cocos.

    5. Sauf que les océans jouent un rôle primordiale sur une échelle en mois ou en années sur les températures et climatiques mondiales. C’est un peu facile d’oublier l’AMOC, El Niño ou la Niña.

  3. Faire appel à des observations scientifiques factuelles pour envisager autre chose que la seule responsabilité humaine dans les variations climatiques dont nous sommes témoins risque fort d’indisposer le « consensus scientifique » qui ne se discute plus qu’à ses risques et périls. En son temps, Galilée avait eu à faire face à la Sainte Inquisition. Aujourd’hui, la religion n’est plus la même mais son dogme ne s’en impose pas moins avec une autorité qu’il est préférable de ne pas contrarier.

    1. Galilée s’opposait à une autorité religieuse et politique, pas à une communauté scientifique.

      1. Aujourd’hui ce sont les politiques qui décident les lois liberticides sur le climat dont la grsnde majorité sont incapables de prouver ou de réfuter scientifiquement les rapports du GIEC tout en rejetant systématiquement des théories scientifiques remettant en cause le narratif dominant du RC. C’est ça aussi avoir une posture religieuse.

  4. Etrange, car on sait aussi que le niveau de CO2 dans l’atmosphère est étroitement corrélé avec la température de la terre… Au point de douter de l’ordre d’apparition : d’abord la température, ou d’abord le CO2…

    1. C’est sur ce point que M Jouzel a révisé sa position première issue de ses travaux qui donnait priorité à la température pour la variation du taux de CO2 atmosphérique. Maintenant il donne priorité au consensus inverse, le CO2 d’abord

  5. Je me suis toujours demandé pourquoi, pendant la pandémie de Covid où beaucoup de choses étaient arrêtées, avions, transports, etc, toutes choses génératrices de CO², le taux de gaz carbonique n’avait pas changé, parce que s’il avait diminué, cela aurait été un formidable argument pour les écolos. Mais peut-être est-ce parce que finalement, les activités humaines n’ont pas d’influence ou si peu sur le changement climatique. Donc toutes les interdictions, obligations et autres singeries qu’on nous impose pour lutter contre le réchauffement ne sont qu’un prétexte pour établir une dictature à bas bruit sur les citoyens.

    1. Peut-être tout simplement que les émissions de CO2 ont très peu diminué pendant le COVID ? Peut-être que l’inertie est importante ?

    2. Cette période covid fut certainement trop courte pour quantifier un changement perceptible du taux de CO2 à l’échelle globale.

    3. Le CO2 reste environ 1 siècle dans l’atmosphère. Quelques mois de confinement avec des économies seulement ralenties ne sont pas suffisantes…

  6. Alors on se ruine en éoliennes pour rien?
    Pourtant la gauche nous dit que c’est la solution qui va sauver la planète, tenteraient elle de nous tromper?

  7. Il est évident que les effets de la nature humaine ne sont pas le principal facteur du réchauffement climatique, sinon comment expliquer les différentes aires glaciaires et de réchauffement avant la venue de l’homme ?
    Il est clair que nos escrologistes s’amusent à faire peur à l’humanité et manipulent les données pour mieux faire passer leurs consignes parfois catastrophiques sur le plan économique !
    Je ne veux pas dire par là qu’il ne faut rien faire en ce sens, mais peut-être n’était-il pas nécessaire de sacrifier notre industrie automobile au tout électrique pour faire la part belle aux Chinois…

  8. Il y a deux manières de lire cette « pendule à l’heure » :
    – Sur le fond, il me semble que l’article de Nature ne discrédite pas les travaux du GIEC, il aborde un autre sujet, à savoir comment le climat a évolué par le passé, dans un contexte d’évolution du taux de CO2 plus de 10000 plus lente qu’aujourd’hui (2O ppm en 2 millions d’années versus 140 en 150 ans). Les adaptations de temps long, dans lesquels les systèmes, dont les océans, s’adaptent à des changements très progressifs, n’ont que peu de pertinence aujourd’hui. Par ailleurs, les recensions de cette article de Nature dans la presse sont tous clairs à ce sujet, pas d’incompatibilité avec les travaux du GIEC.
    – Sur le contexte : les sujets liés à l’écologie ont été préemptés par des franges anticapitalistes et ont suscité à raison des réactions épidermiques. Bien des libéraux et conservateurs ont eu d’abord un réflexe climato sceptique. Il me semble pourtant que ce sont les libéraux et les conservateurs qui ont les clés de compréhension et des solutions, mais que ce traumatisme est encore trop vivace pour en prendre conscience. La lutte contre les émissions a besoin de plus de mécanismes de marché, de réseaux d’échange, de révolutions technologiques schumpétériennes, y compris vis à vis du nucléaire, lui-même sous la pression technologique d’innovations dont les libéraux pourraient s’emparer.

    1. Le GIEC n’est pas un organisme scientifique car il a pour mission de prouver que le réchauffement est anthropique. La méthode scientifique ne consiste pas à poser un postulat puis de l’imposer, mais de rechercher les causes!

      1. C’est tout à fait exact. C’est un panel intergouvernemental et absolument pas une structure scientifique malgré les prétentions à en être une et les récentes corrections de leur site web.

  9. On est habitué à cette manipulation des masses (cf Covid) afin de mieux les soumettre par la peur et les amener à obéir aveuglément aux consignes (achetée une voiture électrique) et à accepter l’inacceptable (éoliennes partout qui défigurent la campagne etc)

  10. La religion néo-païenne écolo-panthéiste voit ses dogmes remis en question par la science. Ses adeptes iront probablement offrir en contrition des hosties au pied des éoliennes divines et réclamer l’ostracisme des blasphémateurs productivistes, ah ah ! Et tout ce beau monde vote à gauche…

  11. Il n’y a PAS de consensus à ce sujet. Les scientifiques opposés à l’hypothèse du GIEC n’ont pas droit à la parole et sont boycottés! C’est bien la première fois que le débat scientifique est interdit, la gauche faisant inquisition comme à son habitude!

  12. Effectivement il serait temps que les « libéraux » de Contrepoints quittent leur reflexe climatosceptique et montrent comment le libéralisme est la solution.

      1. Il faut continuer ! Et puis il n’y a pas que l’innovation il y a d’autres leviers : le marché (carbone) pour les externalisations, la responsabilité individuelle, l’incitation plutôt que la contrainte, la subsidiarité, etc.

    1. Défendre le droit d’avoir l’esprit libre sur un sujet scientifique est justement la posture libérale. Les libéraux ne cherchent pas à avoir raison. Mais défendent de pouvoir penser différemment contre ceux qui croient avoir toujours raisons.

      1. Pour ce qui concerne la science, toutes les opinions ne se valent pas.
        En science le débat est ouvert mais il est tranché par les preuves pas par le simple droit de penser autrement. Le processus scientifique n’est pas une opinion mais une méthode pour produire des connaissances fiables. Si le résultat du processus est robuste alors se forme un consensus, consensus qui est révisable si le processus apporte ultérieurement de nouvelles connaissances.

    2. Nous ne sommes pas climatosceptiques mais climatoréalistes, en tant que libéraux nous avons l’esprit ouvert contrairement à vous!

  13. Pour moi, le vrai débat est une question de physique. Oui, la molécule de1 CO2 absorbe un quantum d’énergie à 15 mus environ, et son état dure une fraction de seconde avant qu’il ne rencontre une molécule quelconque, nombreuses dans la basse atmosphère et qu’il ne perde son niveau excité. Cela se passe dans la très basse atmosphère à 1000 bars ; il n’y a donc plus de CO2 activé dans le haut de la troposphère. Voilà pourquoi les spectres d’émissions de la Terre vus de l’espace présentent un trou dans la zone de 12 et 17 microns environ. La vapeur d’eau absorbe dans beaucoup de longueurs d’ondes infra-rouges et conduit la chaleur vers le haut ; y libère son énergie en se condensant à froid. Dans la fenêtre de 8 à 13 microns, la vapeur d’eau est transparente et les IR passent tout droit vers la stratosphère. Il n’y a donc pas de maintien d’IR sous forme de CO2 activé dans la partie plus haute de l’atmosphère, donc pas de « renvoi » de photons vers le bas. C’est de la physique très simple et il faut revoir l’excellent cours de Jean-Marie Morane. Par ailleurs, une modification minime (à peine mesurable) de l’irradiation solaire peut modifier avec le temps les températures de surface des océans et augmenter aussi celle de l’air (qui chauffe très facilement). Il faut donc raisonner en quantités d’énergie et arrêter de se poser des questions politiques basées sur une idée fausse.

  14. Dulieu dit :
    23 mars 2026 à 16h23
    Votre commentaire est en attente de modération. Deux fautes corrgées : remplacer le précédent. Merci.

    Pour moi, le vrai débat est une question de physique. Oui, la molécule de CO2 absorbe un quantum d’énergie à 15 mus environ, et son état dure une fraction de seconde avant qu’il ne rencontre une molécule quelconque, nombreuses dans la basse atmosphère et qu’il ne perde son niveau excité. Cela se passe dans la très basse atmosphère à 1000 millibars ; il n’y a donc plus de CO2 activé dans le haut de la troposphère. Voilà pourquoi les spectres d’émissions de la Terre vus de l’espace présentent un trou dans la zone de 12 et 17 microns environ. La vapeur d’eau absorbe dans beaucoup de longueurs d’ondes infra-rouges et conduit la chaleur vers le haut ; y libère son énergie en se condensant à froid. Dans la fenêtre de 8 à 13 microns, la vapeur d’eau est transparente et les IR passent tout droit vers la stratosphère. Il n’y a donc pas de maintien d’IR sous forme de CO2 activé dans la partie plus haute de l’atmosphère, donc pas de « renvoi » de photons vers le bas. C’est de la physique très simple et il faut revoir l’excellent cours de Jean-Marie Morane. Par ailleurs, une modification minime (à peine mesurable) de l’irradiation solaire peut modifier avec le temps les températures de surface des océans et augmenter aussi celle de l’air (qui chauffe très facilement). Il faut donc raisonner en quantités d’énergie et arrêter de se poser des questions politiques basées sur une idée fausse.
    Répondre

  15. Les réactions épidermiques dans les commentaires ne font que prouver davantage à quel point c’est bien devenu une religion, et qu’il n’y a plus aucun sérieux scientifique dans leur argumentaire.

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