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jeudi 11 juin 2026

Standard & Poor’s relève la note de l’Argentine : Milei (et la liberté) reviennent de loin !

Temps de lecture : 2 minutes

Le 10 juin, S&P Global Ratings a publié son analyse sur l’Argentine et relevé la note souveraine du pays de « CCC+/C » à « B-/B ». Selon l’agence de notation, « l’assouplissement des vulnérabilités économiques de l’Argentine et l’amélioration progressive de la liquidité externe ont préparé le terrain pour une reprise économique continue ».

Certes, le rapport rappelle que plusieurs défis existent. L’Argentine reste marquée par une inflation encore élevée, même si elle a reculé fortement sous le mandat de Javier Milei. Après un pic à 219,9 % en 2024, elle est retombée à 41,9 % en 2025 et devrait encore baisser vers 31,8 % en 2026. La dette publique reste assez importante également, autour de 72,5 % du PIB en 2025, et la dette nette dépasse encore 67,5 % du PIB.

Cependant, l’Argentine est passée d’un déficit public global de -5,2 % du PIB en 2023 à -0,4 % en 2025. Le solde primaire (c’est-à-dire hors intérêts de la dette) par rapport au PIB est à +2,1 % en 2025, contre -3,2 % en 2023. Les dépenses publiques ont été fortement contenues (de 36,9 % du PIB en 2023 à environ 31,9 % en 2025), stabilisant la trajectoire de dette. Dans le même temps, la croissance revient progressivement, avec +4,4 % en 2025 après une contraction en 2023 et en 2024, et une trajectoire attendue autour de 2,7 % à 3,1 % sur les prochaines années.

L’autre signal fort vient de la balance externe. Selon l’agence, le compte courant, encore déficitaire en 2025 (-1,1 % du PIB), devrait se rapprocher de l’équilibre dès 2026 (-0,2 %) puis redevenir excédentaire. Les exportations progressent, avec un excédent de la balance commerciale de 11,3 milliards USD en 2025. Ces bons résultats ont fait que les réserves de change augmentent également, portées par des achats de dollars dépassant 10 milliards en quelques mois et par une meilleure performance des exportations agricoles et énergétiques.

L’agence de notation explique : « Le gouvernement a obtenu un meilleur accès à la liquidité pour faire face à sa dette grâce à des excédents fiscaux persistants et à la réduction des déséquilibres économiques, notamment une inflation plus faible ».

Les années de kirchnérisme ont plongé le pays dans un tel chaos économique que des fragilités sont aujourd’hui encore réelles et seul un travail sur le long terme permettra d’en corriger une grande partie. La discipline budgétaire avec une rationalisation des dépenses publiques, la stabilisation monétaire, l’ouverture progressive aux marchés, le tout sous l’impulsion du gouvernement de Javier Milei, redonnent de la crédibilité à un pays longtemps considéré comme ingouvernable économiquement.

Ainsi, lorsque les contraintes de l’État reculent, lorsque l’ajustement passe par la responsabilité fiscale, lorsque la liberté est au cœur du projet, le pays devient gagnant. La remontée de la note à « B-/B » relève presque du miracle, que seule la liberté économique a rendu possible.

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