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jeudi 13 août 2026

L’Argentine de Javier Milei voit sa note relevée par Moody’s : place à la stabilisation !

Temps de lecture : 2 minutes

L’Argentine de Javier Milei vient de franchir une nouvelle étape sur les marchés financiers. Après Standard & Poor’s et Fitch, l’agence de notation Moody’s a également relevé la note souveraine du pays, de Caa1 à B3.

Pour Moody’s, le risque de défaut de l’Argentine a « considérablement diminué ». L’agence estime que le pays est sorti de la phase initiale d’un ajustement brutal pour entrer dans une période de stabilisation plus durable. Au cœur de cette amélioration, figure le programme de Javier Milei, qui a permis le retour de la discipline budgétaire, la baisse de l’inflation, la réduction du financement monétaire du déficit et la libéralisation progressive de l’économie.

L’un des principaux changements salués par Moody’s concerne les finances publiques. Après des années de déficits chroniques, Buenos Aires affiche désormais un excédent budgétaire. Le solde budgétaire a atteint +0,2 % du PIB en 2025, une rupture majeure avec la tradition argentine de déficits permanents. La stratégie de Javier Milei qui repose sur une réduction drastique des dépenses publiques, la fin du recours massif à la planche à billets et une tentative de restauration de la crédibilité de la banque centrale, fonctionne. Nous sommes loin de l’époque du kirchnérisme.

Cette amélioration budgétaire accompagne une spectaculaire décrue de l’inflation. Après avoir atteint des niveaux dépassant 200 % en 2023, l’inflation argentine a fortement ralenti. Moody’s table sur une poursuite de cette tendance, considérant que la stabilité monétaire est désormais mieux ancrée.

Une autre grande victoire mise en avant par l’agence concerne la position extérieure du pays. Pendant des décennies, l’Argentine a souffert d’un manque chronique de dollars, provoquant régulièrement des crises de balance des paiements et des défauts sur sa dette. Moody’s estime que cette vulnérabilité commence à diminuer grâce à la montée en puissance des exportations notamment agricoles, énergétiques et minières.

Cette dynamique commence à renforcer les réserves de change. Selon Moody’s, la Banque centrale argentine a acheté plus de 11 milliards de dollars de devises au premier semestre 2026, sans exercer de pression sur le taux de change. La croissance économique constitue également un élément favorable. Moody’s prévoit une haussedu PIB estimée à 3,4 % en 2026 et 3,5 % en 2027. Le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat est évalué à 31 484 dollars en 2025, tandis que la croissance réelle du PIB a atteint 4,5 % en 2025.

L’agence souligne d’ailleurs que le principal danger reste un éventuel changement de cap politique. Selon Moody’s : « Le risque politique reste néanmoins une contrainte clé sur la note. Un changement dans le paysage politique après l’élection de 2027 pourrait modifier la trajectoire politique, et l’élection d’une administration plus interventionniste qui renverserait partiellement les réformes récentes risquerait de réintroduire des distorsions dans l’investissement, le commerce, les devises étrangères et la gestion budgétaire ».

La décision de Moody’s représente donc un vote de confiance envers la trajectoire économique imposée par Javier Milei, bien qu’elle ne signifie pas que tous les problèmes soient réglés. Toutefois, le pays est sur la voie de la stabilisation.

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4 réponses

  1. Il faudrait exactement le même type de politique en France. C’est la seule manière d’échapper une terrible récession à moyen court termes. Il faudrait y ajouter une inversion des flux migratoire massif bien sur.

    1. l’immigration actuelle peu qualifiée est un moyen de maintenir artificiellement en vie des secteurs sous-productifs et peu innovants : grande distribution, bâtiment, service à la personne, tourisme, etc. En plus, les externalités négatives (infrastructures, éducation, logement, santé, sécurité, école, aides sociales, tensions culturelles, etc.) sont reportées sur le contribuable. L’immigration actuelle fait donc partie du système social-démocrate qui plombe notre économie. Sans immigration de masse, le capitalisme français serait obligé d’investir dans des secteurs innovants et à forte valeur-ajoutée.

  2.  » réduction drastique des dépenses publiques  »
    Ça parait pourtant simple, préconisé par tous les observateurs objectifs… 
    Je suis toujours étonné en voyant sur les plateaux TV tous ces spécialistes d’agences et organismes dont j’ignorais jusqu’a l’existence…
    Tous ces « improductifs » dictant leurs vérités à grand renforts de titres pompeux…
    Il y en a un paquet d’inutiles qui vivent aux crochets de la société sans jamais rien produire… 

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