On peut compter sur les Helvètes pour conserver un peu de jugeote en matière de fiscalité, et il serait bon que les élus français lancés, députés et sénateurs confondus, dans une sorte de championnat informel sur qui proposera le plus de taxes, s’inspirent de la votation de dimanche soir dans la confédération helvétique. Les Suisses ont massivement rejeté l’instauration d’une taxe climatique sur l’héritage des plus riches, selon les premières projections d’une votation. Un rejet à 78 % de ce texte proposé par les Jeunes Socialistes – qui d’autre ? – qui prévoyait que les successions des personnes dont le patrimoine dépasserait 50 millions de francs suisses soient taxées à 50 %, l’équivalent de 54 millions d’euros. Cela aurait concerné 2.500 foyers mais aurait aussi constitué une confiscation de facto obligeant les héritiers à vendre, par exemple, l’entreprise de leur parent pour régler la taxe, au profit bien sûr de grandes entreprises, notamment étrangères. Les sondages d’opinion avaient prévu un tel rejet, mais son ampleur a surpris.
Selon ses partisans cette taxe aurait rapporté six milliards de francs suisses par an au profit de la transition écologique. Le réchauffement climatique s’impose de plus en plus comme le prétexte à de la fiscalité confiscatoire. En France, on invoque aussi souvent le « patriotisme » pour taxer les riches, ce qui ne manque pas de sel puisque cela émane de politiques qui ne ratent pas une occasion de marquer leur mépris envers les frontières, ou la notion de nation.
9 réponses
Je confesse mon inculture : existe t’il des pays riches, prospères, dirigés par l’extrême gauche ?
Le bon sens suisse ne se dément pas. Dommage que nous ne puissions changer de nationalité.
Je parie que les seuls à avoir voté cette proposition sont les Suisses francophones!
Que neni. Rejet massif par toute la population.
https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/resultats-des-votations-cartes-interactives-sur-le-service-citoyen-et-l-impot-29069700.html
Le Conseil des prélèvements obligatoires, adossé à la Cour des comptes, préconise des mesures choc sur l’épargne et les successions. Lu dans la presse ce jour.
De l’utilité des votations pour remettre dans le droit chemins les délirants de l’égalitarisme et les jaloux frénétiques. La sagesse populaire s’exprime en Suisse, heureux pays ! Pays qui est, qui plus est, un des plus propres du monde, des plus soigneux de son environnement et des plus riche. Et on voulait le taxer pour laver plus écolo ! Ils ont dit non par référendum, qu’on les envie ! La Suisse, le seul pays où le peuple est entendu, le seul pays véritablement démocratique .
Malheureusement nous prenons toujours le pire chez les autres…. Et laissons le meilleur !
Ne changeons rien restons dans notre médiocrité.
Nous n’avons rien à envier au bon sens helvète : seules les institutions leur permettant de l’exprimer nous manquent… et encore, c’est beaucoup parce que nos dirigeants ont renoncé au référendum que notre Constitution sacre, en principe, comme suprême expression de souveraineté. Mais les Français auraient indubitablement fait preuve du même « bon sens » s’ils avaient eu à voter pour la même proposition.
En revanche, vous n’insistez pas assez, à mon avis, sur l’existence même d’une telle proposition, preuve que même au pays du bon sens alpin, il existe des militants politiques complètement déconnectés du réel qui ne demandent qu’à sévir… et qui, trop souvent, y parviennent. Je suis sûr qu’en fouillant mieux, on en trouverait pléthore d’exemples.
La Suisse romande, par exemple, à l’instar des autres territoires francophones déracinés et dans les faits animés d’un esprit anglo-saxon que sont la Belgique et le Québec, a été pionnière dans l’emploi de la déstructuration de la langue française au nom du féminisme et de l’inclusion. Bon sens helvète, dites-vous ?…
Nous n’avons rien à envier au bon sens helvète : seules les institutions leur permettant de l’exprimer nous manquent… et encore, c’est beaucoup parce que nos dirigeants ont renoncé au référendum que notre Constitution sacre, en principe, comme suprême expression de souveraineté. Mais les Français auraient indubitablement fait preuve du même « bon sens » s’ils avaient eu à voter pour la même proposition.
En revanche, vous n’insistez pas assez, à mon avis, sur l’existence même d’une telle proposition, preuve que même au pays du bon sens alpin, il existe des militants politiques complètement déconnectés du réel qui ne demandent qu’à sévir… et qui, trop souvent, y parviennent. Je suis sûr qu’en fouillant mieux, on en trouverait pléthore d’exemples.
La Suisse romande, par exemple, à l’instar des autres territoires francophones déracinés et dans les faits animés d’un esprit anglo-saxon que sont la Belgique et le Québec, a été pionnière dans l’emploi de la déstructuration de la langue française au nom du féminisme. Bon sens helvète, dites-vous ?…