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dimanche 31 mai 2026

Les Suisses ont voté contre un Fonds public pour le climat

Temps de lecture : < 1 minute

Être engagé au profit de l’écologie, oui, s’auto-rançonner pour cela, non. Les Suisses ont largement rejeté dimanche une initiative qui proposait de créer un « fonds climat » public alimenté par une contribution annuelle équivalente à 0,5-1 % du PIB pour lutter contre le changement climatique et ses impacts.

Les électeurs helvètes ont très majoritairement dit « non » à cette proposition d’écologie punitive, à 70,7%, selon les résultats officiels de ce scrutin qui a enregistré un taux de participation de 55,5%. La proposition avait pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 – ce qui semble au demeurant totalement impensable en l’état actuel des technologies (même en imaginant des avancées scientifiques exceptionnelles et leur traduction industrielle rapide).

Le Parti socialiste suisse et les Verts, qui avaient lancé l’initiative en 2022, ont regretté l’occasion manquée. Mais le Conseil fédéral (gouvernement) et le Parlement avaient recommandé de rejeter l’initiative, estimant notamment que ce fonds « grèverait trop lourdement les finances fédérales » et alourdirait inévitablement la charge fiscale sur les ménages suisses.

Les quelques 5,6 millions d’électeurs suisses sont directement consultés à intervalles réguliers sur un large éventail de sujets, au niveau fédéral, cantonal ou municipal. Le système de démocratie directe suisse permet de soumettre pratiquement n’importe quelle question à la « votation populaire » après avoir obtenu 100 000 signatures dans un délai de 18 mois. Ce système de démocratie directe permet au peuple de ne pas avoir le sentiment que la chose publique (res publica) lui échappe et est confisquée par une caste élue.

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9 réponses

  1. La démocratie directe fonctionne en Suisse. Mais, un référendum Oui/Non rejette les initiatives extrêmes sans trouver la formule positive qui serait majoritaire.

    L’outil moderne pour favoriser les débats et trouver la formule majoritaire dans un territoire est le Préférendum, selon le mode de scrutin « Jugement Majoritaire » selon lequel les électeurs jugent chaque proposition présentée par différentes équipes concurrentes. soit une solution se dégage comme majoritaire, soit aucune si les jugements positifs ne sont pas assez nombreux.

    1. Votre analyse est partielle et incomplète. Bien souvent les projets soumis au peuple suisse sont assortis d’un contre projet et en cas d’égalité de vote une question subsidiaire est posée qui permet au votant de choisir le projet qui lui convient le mieux. Ainsi la liberté de choix est préservée sans restriction.

  2. Peut-on leur donner tort ?
    Un  » machin  » eût été créé, où quelques copains-coquins se seraient garni les poches à brasser du vent !

  3. S’il y avait le même système de « votation » en France, le changement serait dramatique, pour les citoyens bin sûr, mais encore plus pour les dirigeants, c’est pourquoi ils ne le mettront jamais en oeuvre.

  4. « Ce système de démocratie directe permet au peuple de ne pas avoir le sentiment que la chose publique (res publica) lui échappe et est confisquée par une caste élue. »

    Heureux pays, heureux Suisses…. Nous, pauvres européens, sommes livrés, pieds et poings liés, à une caste d’élus ET de fonctionnaires qui plus est non élus….

  5. Pas stupides et toujours pragmatiques les Suisses !
    Le contraire des Français.
    Lorsqu’on voit ce qui se passe en Iran et au Liban avec ces panaches de fumées noirâtre de pétrole en train de brûler, ça fait rigoler nos voitures Critair 1, 2 ou 3 avec quelques ppm d’émissions…

  6. Une démocratie raisonnée
    Le vote sur un projet d’orientation sociétal
    Taux de participation au vote de 55%
    Rejet de la proposition à 70 %
    Chiffres à comparer avec les taux de participation des prochaines élections de toutes natures dans l’hexagone pour mieux comprendre où nous nous situons…

  7. Nos amis Suisses ont raison . Ceux qui utilisent la nature ses richesses et ses forces ne sont pas absurdes au point de vouloir détruire la poule aux oeufs d’or . L’Europe si . Bel exemple que nous a donné Ursula von der Leyen avec sa stratégie suur l’electrification du secteur automobile. Conclusion des investissements considérables et des licenciements pus nombreux encore . Qui aurait pu imaginer il y a encore dix ans , voire même cinq, que Mercédès , Volkswagen, Porche licencieraient ? Qui aurait pensé que Stellantis dégagerait 22 milliards de pertes ?
    Laissons donc les intelligences s’exprimer et les petits hommes gris s’en tenir au régalien et comme dirait Geogia Méloni , les moutons seront bien gardés.

  8. Ne pas oublier qu’en Suisse les gens sont très bien formés.
    En France, le vote oui l’aurait emporté… pas par la faute des votants mais des dirigeants qui souhaitent garder leurs prérogatives et des hauts fonctionnaires qui souhaitent garder les leurs avec leur myriade de fonctionnaires, qui permettent de maintenir artificiellement un niveau de chômage bien plus bas qu’il n’est. Et qui donc ne souhaitent absolument pas que les citoyens réfléchissent par eux-mêmes, et les maintiennent dans le gauchisme et le prêt-à-penser grâce à l’Endoctrinement National.

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