Donald Trump a provoqué vendredi de nouvelles turbulences graves du commerce mondial, selon un agenda clairement anti-libéral en dépit des baisses de l’impôt fédéral américain, en menaçant de nouveaux droits de douane l’Union européenne et ciblant également pour la première fois une entreprise, Apple, après plusieurs semaines d’accalmie sur le front de ses guerres tarifaires. Cela a immédiatement fait chuter les Bourses européennes, notamment les valeurs du luxe et de l’automobile à Paris, et plombé l’ouverture de Wall Street.
Le président américain a fait part de son impatience à l’égard des négociations commerciales en cours avec l’UE, qui, selon lui, « ne vont nulle part ». « Il est très difficile de traiter avec l’UE, créée en premier lieu pour profiter des Etats-Unis d’un point de vue commercial », a-t-il écrit. « Je recommande d’imposer 50% de droits de douane sur l’UE, à compter du 1er juin ». Les droits de douane appliqués par les Etats-Unis aux produits européens s’élèvent actuellement à 12,5% en moyenne, 2,5% correspondant au niveau avant le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier, et 10% de droits de douane dits « réciproques » annoncés début avril. La Maison Blanche avait initialement prévu de taxer les produits européens à hauteur de 20% mais a décidé une pause de 90 jours sur les droits de douane au-delà de 10%, le temps de laisser le temps à des négociations. Cette pause devrait s’achever théoriquement début juillet.
Donald Trump a également dénoncé, pêle-mêle, les « barrières commerciales, la TVA, les sanctions ridicules contre les entreprises, les barrières non douanières, les manipulations monétaires, les poursuites injustifiées et injustes contre des entreprises américaines, qui ont conduit à un déficit commercial de plus de 250 millions de dollars par an, ce qui est totalement inacceptable ».
Il a aussi menacé Apple de lui appliquer « au moins 25% » de surtaxe si l’entreprise ne fabriquait pas ses iPhone aux Etats-Unis. Selon un analyste, produire des téléphones iPhone aux Etats-Unis est un « conte de fées qui n’est pas réalisable ». Cela porterait « le prix des iPhone à environ 3.500 dollars, ce qui n’est pas réaliste, et il faudrait cinq à dix ans pour rapatrier la production ».
Une réponse
Les négociations ne vont nulle part en raison de l’incompetence de la partie américaine dont les négociateurs sont paralysés et paniqués car ils ont peur de ne pas comprendre ce que veut Trump. Celui ci le sait il vraiment?