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vendredi 23 janvier 2026

Ukraine : aucun accord à Moscou et fin des importations de gaz russe

Temps de lecture : 2 minutes

Enfin ! Un accord a été trouvé mercredi entre eurodéputés et États européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l’UE à l’automne 2027, afin de priver Moscou d’une manne qui finance sa guerre en Ukraine. « C’est l’aube d’une nouvelle ère, celle de l’indépendance énergétique totale de l’Europe vis-à-vis de la Russie », a salué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, devant la presse. La Commission européenne a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des États membres. Il s’agissait de contourner un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, deux pays considérés comme proches de Moscou et fermement opposés à ces mesures.

Un accord a été difficile à trouver, comme chaque fois que les Vingt-Sept doivent agir par consensus, compte tenu en outre du fait que se passer de gaz russe n’est pas simple pour certains pays qui en dépendaient largement jusqu’à récemment. La fin des importations à l’automne 2027 est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les États membres qui voulaient prendre un peu plus de temps. 

Pour le gaz russe importé via des gazoducs, l’interdiction des contrats d’achat de long terme – les plus sensibles car ils courent parfois sur des dizaines d’années – entrera en vigueur le 30 septembre 2027.  La part du gaz russe dans les importations de gaz naturel de l’UE est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024. Les importations de gaz naturel russe de l’UE devraient représenter encore 15 milliards d’euros cette année.

Parallèlement, les discussions, qui ont duré cinq heures, mardi soir au Kremlin entre l’émissaire du président américain, Steve Witkoff, et Vladimir Poutine n’ont rien donné, alors qu’on pouvait craindre que la Maison-Blanche ne fasse cadeau à Moscou d’un accord qui aurait eu pour objectif de « tordre le bras » (sans doute sans succès au demeurant) de Kiev afin qu’il abandonne sa ceinture de forteresses dans l’ouest du Donbass qui verrouille la route vers Kiev et Odessa. Ces discussions n’avaient d’ailleurs vraisemblablement pas d’autres objectifs pour le Kremlin que de gagner du temps et de convaincre Donald Trump de la nécessité de faire pression sur l’Union européenne pour qu’elle ne saisisse pas les actifs officiels russes gelés en Europe.

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3 réponses

  1. Les sanctions pour être efficaces et mettre fin aux hostilités doivent s’appliquer de suite.
    2027 c’est dans deux ans !
    La guerre c’est aujourd’hui !
    C’est aujourd’hui qu’il faut faire pression sur la Russie.

  2. L exportation de pétrole rapporte beaucoup plus que celle du gaz…quand l UE s attaquera t elle enfin a la flotte fantôme russe??????
    Qui de surcroit abrite aussi des drones et du matériel de renseignements…..

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