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vendredi 9 octobre 2026

Ukraine : la paix aura un prix

Temps de lecture : 2 minutes

Dans sa très bonne intervention à Metz, le pape Léon XIV a déclaré que, face à la guerre qui refait malheureusement surface en Europe, il était « nécessaire de s’engager dans un dialogue patient, de faire preuve de courage dans la négociation et d’être prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix ». Le journal La Croix, toujours à l’avant-garde de la gauche, n’a pas hésité, dans son édition du lendemain, à considérer qu’il s’agissait « d’un appel à l’Ukraine à faire des concessions dans un moment où la Russie lui demande de céder des territoires ». Mais sans doute le pape voulait-il appeler aussi les Russes à faire des concessions plus importantes !

D’autant que les Russes sont les agresseurs et ce sont eux qui violent sans relâche le droit international en visant jour et nuit à Kiev et ailleurs des civils, des enfants, des écoles, des hôpitaux… Au demeurant les Russes ne sont pas vraiment en position de force. Dans son opération de reconquête nommée Vivaldi, l’Ukraine a « libéré » 125 à 140 km2 en Septembre autour de l’axe stratégique de Lyman. Les Ukrainiens y ont démontré une nouvelle fois leur créativité stratégique et technologique. Il y aurait eu plus de 46 000 morts ou blessés russes en septembre.

En l’état, les Russes attaquent avec de nouveaux drones Geran 5 (nom russe des Shahed iraniens) à turboréacteurs très rapides et difficiles à intercepter. Mais déjà les Ukrainiens mettent au point les armes pour s’en défendre et de nouveaux missiles pour atteindre les territoires russes. Chacun mène une course contre la montre. La Russie souffre aussi des drones ukrainiens et son économie se détériore ; Poutine reparle de ses bombes atomiques comme il le fait chaque fois que ça va moins bien pour lui !

La guerre n’est pas terminée et personne ne peut prédire qui la gagnera, quel compromis devra être consenti par chacun. Elle aura un prix pour les deux parties. Il reste que la force et l’avantage sont peut-être moins dans les armes que dans la détermination qui reste forte en Ukraine malgré les orages de feu qui l’arrosent et l’ambiguïté de l’Amérique et de certains européens comme Marine Le Pen qui pousse la France à quitter la structure de commandement militaire intégrée de l’OTAN. Heureusement il y a aussi de bonnes nouvelles : sous les bombes à Kiev, le chancelier allemand a promis d’augmenter son aide à l’Ukraine et en Lettonie, la large victoire législative du centre droit a rassuré l’Ukraine qui bénéficie de son soutien. Enfin, l’Europe cherche une nouvelle fois à utiliser les avoirs russes gelés en Belgique pour garantir de nouveaux prêts à l’Ukraine.

 

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