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jeudi 12 février 2026

Un député communiste ne veut plus qu’on parle de travail « au noir »

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Non, les députés de La France Insoumise, certes connus comme le loup blanc, n’ont pas le monopole de l’inculture et du wokisme ! On peut même dire qu’ils ont mangé leur pain blanc. En effet, une véritable concurrence s’exerce au sein du Nouveau Front Populaire. Le 24 octobre, dans l’hémicycle, c’était au tour du député communiste Frédéric Maillot, élu de La Réunion, de connaître son quart d’heure de célébrité.

D’une voix blanche mais le regard noir, nanti d’un chignon, habillé d’un t-shirt noir et d’une veste multicolore pour se distinguer du bourgeois, Frédéric Maillot a besogneusement lu son papier nanti de quelques inscriptions écrites noir sur blanc, fruits manifestement de nombreuses nuits blanches : « Pourquoi parler de travail au noir ? On pourrait pas (sic) utiliser plutôt travail dissimulé ? Pourquoi à chaque fois que ça serait négatif, ça serait le mot ‘noir’ qui serait employé (joli jeu de mots involontaire…) ? Liste noire, mouton noir, broyer du noir… »

Cette intervention d’une haute tenue, digne d’un Maurice Leblanc, et d’un intérêt primordial à l’heure où les députés travaillent (au noir ?) sur le projet de loi de finances 2025 s’est attirée les quolibets. On a pu faire remarquer que l’expression familière « travail au noir » (ou « travail noir », d’ailleurs, sans parler de l’immonde « travail black ») avait plusieurs siècles d’existence et qu’elle renvoyait au travail de nuit, et non pas à une couleur de peau… On a moins souvent rappelé que l’expression « travail dissimulé » est déjà l’appellation juridique officielle, si bien que l’intervention du député n’a aucun sens, sauf à utiliser au Palais-Bourbon un langage non châtié.

Cela dit, cette intervention est loin d’être cousue de fil blanc ; sa date est même à marquer d’une pierre blanche. Car enfin le mâle hétérosexuel dominant qui écrit ces lignes ne pourrait-il pas se plaindre lui aussi du vocabulaire utilisé inconsidérément en France, parfois depuis de longs siècles, un vocabulaire qui lui fait subir un préjudice en le discriminant et en lui donnant des cheveux blancs ? En effet, ne parle-t-on pas de blanchir de l’argent ? d’un mariage blanc ? de saigner à blanc ? d’un blanc-bec ?

Ne faudrait-il pas plutôt interdire les couleurs ? Tout bien considéré, nous ne le pensons pas car cela supprimerait le drapeau rouge et (plus à la mode) le drapeau palestinien.

Nous croyons donc que notre député communiste, qui malgré son chignon ne saurait être qualifié d’oie blanche, aurait dû montrer patte blanche, hisser le drapeau blanc et se présenter blanc comme neige. Au lieu de cela, il a fait chou blanc.

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14 réponses

  1. Excellent!
    Mais il faudrait aussi lui faire remarquer que les « noirs » ne sont pas noirs, mais plutôt « marron « … Aï, c’est repartit!

  2. ça ne s’arrange pas à La France Inculte,toujours à coté de la réalité,ils se font un sang d’encre(noir).je leur conseille de pratiquer une bonne saignée,afin de réduire leurs sang noir.

  3. Merci pour ce texte enlevé qui chasse mes idées noires et donne carte blanche pour voir la vie en rose !
    Quels ridicules députés que ces wokistes.

  4. Merci de me servir un  »petit blanc » pour trinquer ensemble à la qualité de la langue française sans arrière pensée…!

  5. Excellent article plein d’humour … humour noir bien sûr. Mais il ne faut pas se moquer d’un communiste, ça pourrait le faire rougir, mal dormir et broyer du noir !

  6. Vraiment excellent ! Et comment apprendre le piano si on méconnait les touches noires et si on n’a plus le droit de dire qu’une blanche vaut deux noires? Que dire des veuves noires, ces superbes araignées? Vous avez raison, Me Feldman, l’intervention de ce député est ahurissante.

  7. Bravo pour ce texte plein d’humour et qui montre à quel point bon nombre de parlementaires ne sont pas à leur place.

  8. Ah voilà un texte qui a embelli ma journée que j’avais trouvée bien grise, des nuages noirs qui viennent du Nord…N’avaient pas mis de bleu dans le ciel et ce pauvre homme avait dû aller au charbon(noir) pour nous infliger une telle proposition qui aurait pu nous fâcher tout rouge.

  9. Il a raison, d’autant qu’il y a plein de blancs qui font du travail au noir.
    Mais alors pour suivre sa logique, il faut interdire dans des cafés l’utilisation du « p’tit noir » ou du « p’tit blanc ».
    Interdire l’expression il fait « aussi noir que dans le derrière d’un nègre », car de fait, « dans le derrière d’un blanc » il fait aussi noir que dans le précédent.
    Interdire les « têtes de nègre  » dans les pâtisseries, et pourquoi pas les « religieuses » et les « pets de nonnes »

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