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mardi 9 juin 2026

Une famille sur deux ne fait plus confiance à l’État

Temps de lecture : 2 minutes

Les familles françaises sont, elles aussi, prises dans l’engrenage économique français. Le 15 mai, l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a réalisé en partenariat avec OpinionWay une enquête auprès d’un échantillon d’environ 2 500 familles. L’enquête a récolté plusieurs informations intéressantes, dont trois qui peuvent être sujettes à interprétation. D’abord, 50 % des familles estiment que le soutien de l’État aux familles est insuffisant, soit 10 points de pourcentage de plus par rapport à 2024. Ensuite, « 53 % des parents déclarent ne pas avoir les moyens de préparer l’avenir de leur enfant », soit, là aussi, 10 points de pourcentage de plus qu’en 2024. Enfin, 13 % des parents déclarent ne pas pouvoir répondre aux besoins essentiels de leurs enfants. Globalement, la capacité financière des parents n’a jamais été aussi fragile depuis quatre ans.

Cette étude met en lumière les difficultés des familles à vivre convenablement. Si l’on décortique ces résultats, on remarque que les prestations familiales, qui ont pour objectif selon l’INSEE « d’apporter aux familles une aide compensant partiellement les dépenses engagées pour la subsistance et l’éducation des enfants », sont de l’ordre de 870 euros par enfant. Ce montant, en hausse sur dix ans, reste supérieur à la moyenne européenne, située autour de 830 euros. Malgré cela, ces prestations amortissent de moins en moins les dépenses des nombreuses familles en difficulté – alors même que la fiscalité augmente aussi par ailleurs. Autrement dit, on appauvrit les Français avec des charges toujours plus importantes, sans pour autant rendre plus riches les familles en difficulté. Énième preuve que des aides mal concentrées et mal ciblées finissent toujours par perdre en efficacité.

Cette perte d’efficacité se retrouve d’ailleurs dans plusieurs indicateurs sociaux essentiels. En France, plus d’un quart des enfants de moins de 18 ans (27,1 % précisément) sont menacés d’exclusion sociale et de pauvreté, un niveau nettement plus élevé que la moyenne européenne (24,8 %). Preuve que la pauvreté guette la nouvelle génération… Ces chiffres peuvent également être mis en lien avec les soins médicaux pour les enfants en France : le pays figure parmi les plus mauvais élèves d’Europe sur ce point, avec 5,7 % d’enfants concernés. L’une des principales raisons de ce renoncement est financière.

Plus la dépense sociale augmente, plus les familles ont le sentiment d’être fragilisées, ce qui a un impact très lourd sur la démographie (pour la première fois depuis l’après-guerre, le nombre de décès a dépassé celui des naissances en 2025). En réalité, les prestations familiales compensent de moins en moins un coût de la vie alourdi par les rigidités économiques françaises : logement cher, coût du travail élevé, fiscalité importante, inflation qui repart. L’État-providence agit davantage comme un amortisseur seulement partiel d’un système qu’il contribue lui-même à rendre plus coûteux.

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4 réponses

  1. je voudrai bien savoir quel sondage pour ma part j’ai était sonder un fois ((en clinique )) pour faire gagner du temps aux pros

  2. « Une famille sur 2 ne fait plus confiance à l’Etat ».
    Bah ils devraient, car 90% des français dépendent de l’Etat, d’une manière ou d’une autre.

  3. Vous en concluez que « Plus la dépense sociale augmente, plus les familles ont le sentiment d’être fragilisées »

    J’en aurais plutôt conclu « Notre système ultra-libéral a toujours vouloir moins imposé les riches continue à appauvrir les pauvres, il n’y a là aucune surprise. »

    1. Dans la mesure où notre classe politique n’a su produire qu’une seule et même proposition en réaction à la crise pétrolière en cours, taxer les « super-profits de Total », alors qu’il y en aurait tant d’autres de bien plus intelligentes (revenir sur nos sanctions stupides et rétablir la circulation légale du pétrole russe sur le marché pour faire baisser les prix, rétablir le droit de forer sur le territoire national afin d’accroître la production et faire baisser les prix, assouplir les règles de manière à inciter les géants pétroliers à investir, forer, raffiner et payer des impôts en France, etc.), je ne comprends pas le moins du monde ce qui vous donne le sentiment que nous sommes dans un pays « ultra-libéral qui taxe toujours moins les riches »… si ce n’est en l’incitant à produire, et donc à payer leurs impôts, ailleurs qu’en France.

      Je m’oppose totalement à l’idée qu’il me semble voir affleurer dans cet article qu’il faudrait différencier les allocations familiales dont le but est d’encourager la natalité pour tous, pas seulement les plus démunis (dois-je croire que l’IREF a donc soutenu François Hollande lorsqu’il a fait cette erreur de toucher au Quotient Familial ?…) ; en revanche, j’abonde dans son sens quant au constat que notre économie est gravement entravée par le poids que l’État fait peser dessus car ce constat, en plus d’être juste, est tout simplement évident, ne vous en déplaise.

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