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dimanche 10 mai 2026

Affaire Grasset : Macron a encore manqué une occasion de se taire !

Temps de lecture : 2 minutes

Ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’affaire Grasset secoue le microcosme germanopratin. Rappelons brièvement les faits : le 14 avril 2026, un communiqué du groupe Hachette annonce le départ d’Olivier Nora, patron de Grasset depuis 26 ans. Plus de 130 auteurs (depuis rejoints par d’autres) de la maison d’édition signent une lettre ouverte dès le lendemain pour soutenir Nora et annoncer qu’ils quittent Grasset.

C’est leur droit le plus strict. Comme c’est celui de Vincent Bolloré, patron du groupe Hachette, de se séparer d’un collaborateur qui ne lui convient plus. Dans leur lettre ouverte, les ex-auteurs maison affirment que le licenciement de Nora est « une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création ». On se demande en quoi leur « liberté de création » est atteinte par la décision de Bolloré ? Quant à l’indépendance éditoriale qui leur est si chère, il ne tient qu’à eux de la défendre en créant leur maison d’édition. Si Grasset appartient à Hachette depuis 1981, c’est sans doute parce que, indépendant, il avait du mal à être viable.

L’affaire aurait pu en rester là. Mais Emmanuel Macron a cru bon de s’en mêler. Au Festival du livre de Paris le 17 avril, il a estimé qu’il était important de « défendre le pluralisme éditorial ». Nous retrouvons-là la petite musique macronienne qui a déjà été jouée à propos des chaînes de télévision, et singulièrement celles du groupe Bolloré. Qu’Emmanuel Macron et l’Etat s’occupent donc du pluralisme dans les médias publics qui en ont cruellement besoin comme l’a montré la commission d’enquête Alloncle. Pour le reste, c’est l’affaire des clients. Comme l’indique le Syndicat national des éditeurs, il y a autour de 10.000 maisons d’édition en France aujourd’hui. Cela devrait suffire à assurer le « pluralisme éditorial ».

Le président de la République aurait mieux fait de se taire. Car le lendemain nous apprenions que le différend entre Bolloré et Nora n’était lié qu’aux performances économiques décevantes de l’éditeur. Dans le Journal du dimanche, Vincent Bolloré écrit : « le chiffre d’affaires, qui était de 16,5 millions d’euros en 2024, est descendu à 12 millions en 2025 et le résultat opérationnel, qui était de 1,2 million d’euros en 2024, a diminué de moitié pour ne représenter plus que 0,6 million en 2025. Pendant ce même temps, la rémunération annuelle d’Olivier Nora est passée de 830.000 euros à 1,017 million d’euros, et cette rémunération payée par Hachette n’a été facturée que pour moitié à Grasset, améliorant ainsi les charges apparentes de Grasset et donc son résultat ainsi présenté. »

Tous les auteurs signataires de la lettre ouverte, qui ont discuté durement de leurs droits d’auteurs ou qui se sont fait refuser des à-valoir (avances) parce que, argumentait souvent Olivier Nora, Grasset n’a pas les moyens, apprécieront à sa juste valeur la rémunération de leur protégé !

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27 réponses

  1. Bolloré a donné un bon coup de pieds dans la fourmilière ce qui nous permet de juger de « l’indépendance » de tous ces littéraires qui se comportent comme des moutons!
    Et de quoi se plaignent ils? Bolloré ne les a pas menacés de ne plus les éditer que je sache?

  2. Trois petites questions me seront-elles permises ?
    la 1ère : avec sa rémunération indiquée, Olivier Nora est-il imposable sur le revenu ?
    la 2è : au Salon du Livre, notre cher président a-t-il payé son entrée ainsi qu’il était réclamé au clampin moyen qui voulait y aller ?
    allez, la dernière : connaît-on un chien écrasé quelque part dans le monde à propos duquel E. M. ne se fend pas d’un commentaire sur X ?

  3. Difficile de comprendre comment la rémunération de Nora a pu être partiellement transférée à la maison-mère : ce changement n’a pas pu passer inaperçu du commissaire au compte, qui a dû demander un justificatif

    Et, s’il s’agit d’une manipulation de bilan, il ne pouvait pas approuver les comptes

    Ce qui voudrait dire que le licenciement aurait été pour faute professionnelle grave, même si Bolloré n’utilise pas ces termes

    1. Simple: il suffit de contractualiser qu’une partie (50%) de son activité correspond a de l’analyse stratégique pour la maison mère. Si celle-ci détient Grasset à 100% zéro problème fiscal. Le problème serait plus pour les actionnaires de la mère auxquels on dissimule les mauvais résultats de la fille….

  4. E Macron a une conception très étroite du pluralisme. On ne l’a jamais entendu au sujet de la censure de C8!

  5. Bolloré avait certainement de bonnes raisons de changer de directeur de Grasset mais il aurait pu communiquer différemment pour éviter les critiques qui en ont découlé.

    1. Rassurez-vous, la mauvaise foi de la Bien-pensance la dispense de vraies raisons de critiquer quand elle veut critiquer !

  6. Le temps long a déjà été mis en avant et même fortement recommande depuis
    L’empressement de la presse l’amène a commettre de graves erreurs et pour des professionnels ce sont des fautes. J’ai personnellement apprécié de voir les effets dans le monde avec délai de 1 semaine a 1 mois. Tout parait alors bien différent.
    J’ai appris cela avec Valeurs Actuelles, il y a une trentaine d’année, avec de grands journalistes et non des plateformes de réseaux.

  7. Voilà un point de vue très sain, qui remet les choses à leur juste place, ce qui fait du bien dans le monde orwellien dans lequel nous vivons depuis x années… Alors merci !

  8. Si vos chiffres sont exacts, cela signifie que la rémunération de Nora est égale à près du double du résultat net opérationnel ! Cela n’est évidemment pas acceptable pour la maison d’édition.

  9. Macron ? Il Jacassse à la moindre occasion, pour sembler exister sans parler de « ce qui fâche » « Parlez-moi de moi ! » Il espère qu’en se gargarisant sur « l’insignifiant » le Peuple Français oubliera de l’interroger sur « l’important » : Vous vous disiez »Mozart » Mr le Président, mais aprés 10 ans de concerts ratés, vous ne pouvez plus cacher que vous ne connaissez pas le « Solfège »

  10. Pendant que les terroristes moyen_orientaux continuent leur exactions, la goche caviar parisienne gesticule sur ses petits existentiels problèmes

  11. M Nora a 66 ans. Selon ses amis politiques partisan de la retraite à 62 ans, il devrait donc être à la retraite depuis 4 ans. Sans doute espérait-il la longévité de M Lang à un poste oh combien rémunérateur ! Quand à notre Président, il n’est jamais en retard pour caresser la gauche dans le sens du poil.

  12. Le présidentfait simplement son devoir de politique.
    Il n’est pas entré en conflit économique sur ce sujet, ce n’est pas son rôle.

  13. Le Président fait simplement son devoir de politique.
    Il n’est pas entré en conflit économique sur ce sujet, ce n’est pas son rôle.

    1. Bonjour.
      Il est bien loin de son devoir, ce prétenteiux président mal élu, qui est de servir notre pays en gérant ses priorités (celles du pays, pas les siennes et celles de ses copains).
      Vous approuvez également son soutien à la patronne du Louvre ? La nomination de Monchalin à la cour des comptes ? Celle de la patronne de l’OFB ? Etc.
      Il y a bien longtemps que ce misérable type immature et pervers confond « servir » et « se servir » !
      Libéralement vôtre !

  14. En fait ces auteurs ont rendu un fier service à Bolloré en quittant Grasset. Il s’est débarrasé de tout une bande de nuls qui ne rapportaient pas d’argent car invendables. Par contre il a récupéré Boualem Sansal que tous ces soit disant défenseurs des libertés ce sont bien gardés de soutenir lorsqu’il fut emprisonné. Hypocrisie habituelle de la gauche ignoble, laquelle de nos jours collabore avec les pires individus de la Terre!

  15. Si le milieu gauchiste qui gangrène la France depuis de très nombreuses décennies connaissait un peu la logique d’entreprise, il saurait qu’avec de telles « performances », le dénouement était plus que logique…
    Mais c’est comme en politique, d’accord pour les belles rémunérations et les avantages, mais sans la responsabilité qui va avec. Ah, elle est belle notre France…

  16. Rien d’anormal dans ce licenciement !
    Plus la rémunération d’un collaborateur est élevée, et plus il est exigé des résultats…
    Dommage qu’on ne fasse pas de même dans la fonction publique où les pires incompétents sont mutés avec augmentation…

  17. Un cadre dirigeant qui reste 28 ans en poste fait une connerie du genre énorme, il est viré, c’est normal. Bravo Monsieur Bolloré !
    Quant aux gauchistes qui défendent un type qui s’augmente de la sorte, il n’y a pas besoin de davantage d’information pour les disqualifier.

  18. celui est en train de faire bouger les choses, c’est le « vilain libéral-conservateur » Bolloré… personne d’autre… c’est d’ailleurs un entrepreneur et non un politicien qui est en train de modifier la réalité du jeu politique et idéologique français…

  19. Bonjour,
    GALLIMARD Jeunesse a fait imprimer Le Petit Prince de ST Exupéry chez Leo Paper Product LTD. à Guangdong. CHINE

  20. Macron n’en rate jamais une ; c’est le spécialiste en la matière. Regardez bien, ils tué la France et les français l’ont réélu pour un deuxième mandat ??? A tomber par terre de désespoir !

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