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lundi 8 décembre 2025

Agence française de développement : 1,3 milliard d’euros pour des projets sociaux et inclusifs

Temps de lecture : 2 minutes

Alors que la France s’enfonce tous les jours un peu plus dans une dette abyssale, l’Agence française de développement (AFD) continue d’afficher ses ambitions… au prix fort. Entre 2019 et 2023, l’agence a consacré 1,3 milliard d’euros, contre 1 milliard initialement prévu, à un projet d’« entrepreneuriat social et inclusif » censé soutenir associations et entreprises œuvrant pour le développement social et environnemental, en France comme à l’étranger.

Selon l’AFD, 357 projets et actions ont été financés, avec une priorité affichée sur l’égalité hommes-femmes et la dimension « climat ». Les chiffres officiels sont parlants, avec 87 % des financements qui viseraient l’entrepreneuriat inclusif, 40 % la dimension genre, 40 % le climat et 54 % le secteur productif. Les objectifs affichés étant de « soutenir l’émergence de nouveaux acteurs », « accompagner les entrepreneurs vers des approches inclusives et durables », et « appuyer les plaidoyers de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans les pays partenaires ».

Dans la pratique, le soutien de l’AFD prend des formes multiples, comme des financements d’ONG, de structures, de projets, etc. Pourtant, cet engagement massif se fait alors que l’endettement total de l’AFD atteignait déjà 50,5 milliards d’euros fin 2023, contre 44,4 milliards d’euros fin 2022 (+6,1 milliards en 1 an), avec des remboursements annuels compris entre 4,5 et 7,5 milliards d’euros prévus entre 2024 et 2027.

Les bénéficiaires sont nombreux, notamment en Afrique. Parmi les actions emblématiques du projet figure le programme AFIDBA (AFD for Inclusive and Digital Business in Africa), destiné à soutenir des « start-ups inclusives à dimension sociale » au Maroc, au Ghana, au Sénégal et au Burkina Faso. Le coût de ce seul programme atteint près de 2 millions d’euros. L’AFD assure que ces entreprises représentent « l’avenir ».

Au-delà des chiffres, se pose la question de l’adéquation culturelle. Les pays bénéficiaires, en particulier en Afrique, ont leurs propres priorités et cultures, bien éloignées des thèmes de l’égalité de genre, de l’environnement ou du « social business ». Ces projets peuvent être perçus comme une forme d’arrogance, la même arrogance qui a contribué à reléguer la France au rang d’acteur secondaire en Afrique. Assurons-nous d’abord que nos entreprises fonctionnent, ce qui n’est manifestement pas le cas.

Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger sur la pertinence même du maintien de l’AFD. Sa suppression représenterait un acte de rationalité économique face à une situation nationale qui ne cesse de se détériorer.

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10 réponses

  1. J’ai 86 ans et quand je lis un tel article je me demande si je ne cauchemarde pas ?

    Qui a inventé un truc comme l’AFD. Je me demande si il y un AAD pour l’Allemagne ou une AGBD pour le Royaume Un ?
    A combien se montent les rétrocommissions pour ces distributeurs?

  2. Dis donc trump tu pourrais faire un petit décret et nous aider à fermer un truc inutile ?
    Envoie donc un peu d argent aux islamistes et aux dictatures … ça va sûrement aider les français ?,

    Oui, un état obèse et sans cervelle … mais avec nos impôts et taxes

  3. Cette article comporte des erreurs et fait preuve de jugements de valeur. L’AFD ne finance pas un projet pour 1,3 milliards d’euros mais un.portefeuille de projets. Ellle ne fait pas que subventionné des projets, elle prête de l’argent aux etats et aux entreprises en Afrique et se fait rembourser. Parfois les prêts aux Etats sont accompagnée subventions pour aider la réalisation de politiques publiques comme par exemple le soutien à la création ou à la transformation d’agence publiques pour le développement des TPME. L’objectif est de soutenir la création d’emploi dans ces pays… La thématique genre jeune climat ou droit social est intégrée dans ces projets car ce sont aussi des enjeux social et économique pour les Etats. Il ne faut pas croire que c est juste culturel. C’est aussi un enjeu pour les Etats de favoriser le développement économique des femmes et des jeunes car souvent ce sont les plus précaires.

    1. C’est effectivement ce qui est écrit dans l’article. Il est dit que l’AFD a consacré 1,3 milliard d’euros (plus que prévu) à un projet visant à soutenir des associations et des entreprises, donc plusieurs actions.
      Donc, si je comprends bien, les thématiques telles que le genre, la jeunesse, le climat, le droit social, etc., seraient des valeurs largement intégrées dans la population africaine ? Ce ne serait pas une influence occidentale ? Je n’en suis pas certain.
      Pourquoi ne pas laisser les pays africains innover et se développer en fonction de leurs propres valeurs, au lieu de leur imposer, via cette agence visiblement couteuse, un dogme qui les concerne peu ?

  4. Brillant article généré par IA mais malheureusement sans une once d’intelligence ni de nuances. Pour information, l’AFD ne coûte rien a l’état mais lui rapporte entre 500 et 800 millions d’euros par ans. C’est une simili banque. Elle prête de l’argent et se fait rembourser. C’est aussi l’un des plus puissants outil diplomatiques de l’État pour continuer de rayonner à l’étranger. Mais c’est surtout un instrument incroyable pour placer nos propres entreprises françaises dans des contrats internationaux. Coup double, on prête de l’argent avec un taux d’intérêt et on fait travailler nos entreprises tricolores. Aux biens pensants et aux idéologues réfléchissez avant de supprimer ce qui génère de l’argent et fait travailler nombre de français. Et pour les trumpistes le doge a conservé tout ce qui générait de l’argent dans l’administration américaine. Si c’est rentable, on garde aussi simple que ça….

    1. Afin de continuer cet excellent débat avec vous, je vais me référer à plusieurs documents et sources officiels.
      – Cour des comptes : « (La Cour des comptes) en a constaté le dynamisme, mais relève toutefois la trop grande imprécision des objectifs fixés et les risques de captation des financements par quelques grandes organisations internationales ou une insuffisante maîtrise des partenariats. »
      – Rémy Rioux, le directeur exécutif de l’Agence Française de Développement, a dit qu’il était un « haut fonctionnaire de gauche », laissant planer le doute sur la politisation des projets financés par l’AFD.
      – Si nous allons sur le site de l’AFD, nous pouvons voir un chiffre intéressant : seulement 50 % des projets sont évalués. Autrement dit, plusieurs milliards d’euros échappent à un contrôle rigoureux.
      – Un rapport du Sénat nous indique également que « près de la moitié des financements de l’AFD prennent la forme de prêts. Pourtant, l’état de remboursement de ces prêts reste largement méconnu, notamment concernant des engagements majeurs comme les 450 millions d’euros accordés à la municipalité d’Istanbul pour la construction de lignes de tramway et de métro. »
      Alors effectivement, je veux bien vous croire pour l’apport de l’AFD, même si j’ai beaucoup de mal à trouver les chiffres que vous mentionnez. Sur le très court terme, l’AFD se sent visiblement « utile » en imposant une idéologie morale, mais réécrivez moi dans quelques années et nous verrons si le bilan de l’agence est positif.

  5. Je loue profondément l’initiative.
    Au fait, je suis une femme Entrepreneure Congolaise 🇨🇩 et Coordonnatrice Nationale de la Synergie des jeunes Entreprises du Congo 🇨🇩 SYJEC en sigle. Nous avons beaucoup des projets qui ne sont pas finalisé malgré nos efforts fournis. Donc
    Nous avons rencontré des problèmes d’accès au financement. Raison pour ne pas lâcher, nous venons une fois de plus cette fois ci, vous solliciter un accès au financement.
    Un financement qui va nous appuyer à réaliser nos projets sociaux.
    Merci d’avance 🙏🏼

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