Les ministres valsent mais la haute fonction publique continue de travailler. Imperturbable. Elle prépare des textes et les propose aux ministres qui se succèdent jusqu’à ce qu’il y en ait un qui finisse par signer.
Ainsi l’administration du ministère de la Fonction publique a-t-elle sous le coude un projet de décret présenté comme « fluidifiant les mobilités des fonctionnaires vers le privé » qu’Acteurs publics s’est procuré. Derrière ces mots tout en nuance se cache en réalité une mesure visant à faciliter le pantouflage.
Le mot a eu plusieurs acceptions au fil du temps, mais on peut dire qu’il désigne généralement le départ d’un fonctionnaire vers le secteur privé, départ le plus souvent temporaire puisque ledit fonctionnaire s’est bien gardé de démissionner pour préserver tout ou partie des avantages liés à son statut.
Aujourd’hui, les fonctionnaires qui se mettent en disponibilité pour occuper un emploi privé doivent, après cinq années consécutives hors de l’administration, réintégrer la fonction publique pendant au moins 18 mois avant de renouveler (pour cinq ans maximum) cette disponibilité. Cette règle avait, à l’origine, pour objectif de pouvoir faire rapidement bénéficier l’administration des compétences acquises par l’agent durant son expérience en entreprise.
Le ministère de la Fonction publique la juge maintenant contre-productive puisqu’elle entraverait la carrière des agents dans le privé, jusqu’à les dissuader de réaliser cette mobilité. Elle pourrait aussi, a contrario, inciter les fonctionnaires « à rompre définitivement leur lien avec la fonction publique au terme de la période de cinq ans ».
Supprimer le statut de la fonction publique pour favoriser les mobilités
A vrai dire, cinq années semblent suffisantes pour acquérir une nouvelle expérience. Ne serait-il pas normal que les fonctionnaires concernés, à l’issue de cette période, choisissent définitivement entre la fonction publique et le secteur privé. S’ils souhaitent poursuivre en entreprise, il paraîtrait normal qu’ils démissionnent.
Une autre manière de résoudre ce prétendu problème est de supprimer le statut de la fonction publique. Les échanges entre le privé et le public en seraient facilités.
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4 réponses
A l’heure où l’on veut brimer un peu plus les Français (taxes et impôts, libertés, etc) il semble que les fonctionnaires soient une caste bien protégée
Bien sûr, suppression du statut. Les pays nordiques ont alignés les statuts depuis fort longtemps ( années 90). Le statut de nos fonctionnaires n’existe nul part ailleurs en OCDE, il faut le dire, le répéter. Mais bien sûr comme toute réforme du public, c’est impossible, c’est le totem des « avantages acquis », les leurs, aux dépens des autres. Ou alors soyons fous, l’inverse : tous fonctionnaires ! Ils en rêvent , faisons le ! Chiche ! Je pense personnellement que c’est la seule cure efficace . Rien ne vaut une belle expérience communiste pour vacciner un peuple pour quelques générations.
L’IREF, think tank libéral et indépendant, est un institut privé et indépendant avec un statut d’association sans but lucratif. Ses ressources proviennent uniquement des dons privés déductibles à : 66% de l’impôt sur le revenu (IRPP), 75% de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), ou 60% au titre de l’impôt sur les sociétés (IS).
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A l’heure où l’on veut brimer un peu plus les Français (taxes et impôts, libertés, etc) il semble que les fonctionnaires soient une caste bien protégée
Bien sûr, suppression du statut. Les pays nordiques ont alignés les statuts depuis fort longtemps ( années 90). Le statut de nos fonctionnaires n’existe nul part ailleurs en OCDE, il faut le dire, le répéter. Mais bien sûr comme toute réforme du public, c’est impossible, c’est le totem des « avantages acquis », les leurs, aux dépens des autres. Ou alors soyons fous, l’inverse : tous fonctionnaires ! Ils en rêvent , faisons le ! Chiche ! Je pense personnellement que c’est la seule cure efficace . Rien ne vaut une belle expérience communiste pour vacciner un peuple pour quelques générations.
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En France, on a fonctionnarisé certains métiers car le logiciel économique du secteur privé est une usine à fabriquer de l’insolvabilité…