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dimanche 23 août 2026

Bruno Le Maire, le tartuffe qui se voit plus que jamais à l’Elysée

Temps de lecture : 2 minutes

L’ancien ministre de l’Economie et des Finances a plombé les comptes publics ? Cela ne l’empêche pas de croire à un destin présidentiel !

Dans un long entretien sur trois pages au Parisien Dimanche (23 août 2026), Bruno Le Maire entend proposer aux Français une « autre France », aussi éloignée du programme de Marine Le Pen que de celui de Jean-Luc Mélenchon.

Le problème, c’est que cette « autre France » ressemble furieusement à la France actuelle. D’ailleurs, même si l’ancien ministre de l’Economie et des Finances parle en liminaire d’un modèle « à bout de souffle », puis d’un modèle « intenable », même s’il se réfère à un « État providence qui se ruine en aides sociales et en allocutions », c’est pour ensuite se limiter à « réinventer le financement de notre modèle social » !

Et quel financement ! L’entretien ne donne guère de pistes pour diminuer drastiquement la dépense publique. En revanche, c’est un véritable matraquage fiscal qui est prôné entre les lignes :

  • Les grandes fortunes doivent contribuer « directement à la rénovation des hôpitaux publics ou des universités » (autrement dit, payer pour colmater les brèches d’un système en déliquescence au lieu de privatiser) ;
  • La TVA doit augmenter « de 2 à 3 points » (c’est l’antienne de la « TVA sociale ») ;
  • Il faut instaurer une « taxe sur les importations et sur les produits polluants » (bien entendu, aucun mot sur la faisabilité d’une telle mesure au regard des règles communautaires et aucun mot sur le fait que ce seraient les consommateurs qui pairaient la facture en dernier ressort) :
  • Il faut taxer de manière « plus élevée les géants du numérique » (tarte à la crème anti-américaine).

Mais encore mieux, Bruno Le Maire veut que « les partenaires sociaux (traduction : entre autres, les enrailleurs que sont les syndicats de salariés) trouvent un accord sur une augmentation immédiate du smic », alors même qu’aucun économiste sérieux ne défend l’existence d’un salaire minimum !

Mais, tout de même, l’ancien ministre est-il si bien placé pour donner des conseils, lui qui est resté à Bercy plus de sept années et qui a contribué à dégrader les comptes publics de manière abyssale ? Réponse de notre ancien énarque : « Pour changer de modèle, il faut le connaître dans ses moindres rouages et dans toutes ses ruses ». Mais, c’est bien sûr ! Il est bien connu que pour éteindre les feux de forêt, il n’est rien de mieux que de confier la tâche aux pyromanes !

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