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mercredi 12 août 2026

Canicules : ce que l’on sait… et ce que l’on cherche encore à comprendre

Temps de lecture : 4 minutes

Les épisodes caniculaires de juin et de juillet 2026 ont suscité de nombreuses interrogations. Dans les médias, une même explication est souvent avancée : le réchauffement climatique. Pourtant, comme souvent en sciences, la réalité est plus nuancée. Avant de rechercher les causes profondes d’un phénomène, encore faut-il comprendre les mécanismes qui le produisent.

Les canicules ne sont d’ailleurs pas une nouveauté. L’histoire du climat européen, notamment les travaux d’Emmanuel Le Roy Ladurie, rappelle que notre pays a connu, au fil des siècles, de nombreuses périodes de chaleur exceptionnelle, parfois accompagnées de sécheresses sévères. Cette variabilité naturelle n’est nullement incompatible avec l’élévation progressive des températures observée depuis la fin du XIXᵉ siècle. La période de 1937 à 1949 a produit son lot « d’anomalies climatiques », canicules, sécheresses, froidures, qui conduisirent aux plus grands incendies constatés en France. Elle rappelle simplement que le climat résulte de la superposition d’une tendance de fond et de fluctuations naturelles parfois importantes.

L’interprétation des températures mérite également quelques précautions

Les températures moyennes constituent un excellent indicateur de tendance, mais elles ne résument pas à elles seules toute la complexité du système climatique. De même, les îlots de chaleur urbains peuvent localement majorer les températures mesurées. Les réseaux météorologiques prennent aujourd’hui cet effet en considération, même si son ampleur exacte continue d’être étudiée.

La canicule observée en France durant l’été 2026 s’explique avant tout par une situation météorologique bien identifiée : un blocage anticyclonique durable (figure 1). Habituellement, les perturbations atlantiques traversent l’Europe d’ouest en est. Lorsqu’un puissant anticyclone demeure stationnaire plusieurs jours, voire plusieurs semaines, cette circulation est interrompue. Les perturbations contournent la zone de hautes pressions, le ciel reste dégagé et le rayonnement solaire réchauffe progressivement les sols.

À cette situation s’ajoute fréquemment un flux de sud ou de sud-ouest, qui transporte des masses d’air déjà très chaudes depuis la péninsule Ibérique ou l’Afrique du Nord. Enfin, la subsidence – lente descente de l’air au sein de l’anticyclone – provoque un réchauffement adiabatique (figure 2). En s’enfonçant dans des couches atmosphériques de pression croissante, l’air est comprimé et sa température augmente sans apport extérieur d’énergie. Cette compression assèche également l’atmosphère, limite la formation des nuages et renforce encore l’ensoleillement. L’ensemble constitue une mécanique remarquablement efficace pour installer une canicule.

Ces mécanismes sont bien connus des météorologues. La question la plus difficile est d’une autre nature : pourquoi ces situations de blocage apparaissent-elles à certains moments et semblent-elles parfois persister davantage ? C’est ici que commence le domaine de la climatologie.

Le climat résulte de l’interaction permanente entre l’atmosphère, les océans, la cryosphère, les continents et le rayonnement solaire.

Des oscillations naturelles telles que la NAO (Oscillation Nord-Atlantique), l’ENSO (El Niño–La Niña) ou encore l’AMOC (Courant méridien de retournement atlantique) modifient la circulation atmosphérique à différentes échelles de temps. À ces phénomènes s’ajoutent les échanges radiatifs impliquant la vapeur d’eau – principal gaz à effet de serre naturel –, le dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre, les nuages, les aérosols et de nombreux autres paramètres. Comprendre leurs interactions constitue l’un des principaux défis de la climatologie contemporaine. Par conséquent, imputer au seul CO2 le réchauffement constaté actuellement repose sur un grand nombre d’incertitudes.

Par ailleurs, attribuer directement la formation d’un blocage anticyclonique ou d’une canicule particulière à ce seul facteur serait simplifier un système où interviennent de nombreux mécanismes dynamiques encore peu connus. Les épisodes caniculaires résultent avant tout de la circulation atmosphérique ; les raisons de l’évolution éventuelle de leur fréquence ou de leur persistance restent un sujet actif de recherche … et d’incertitudes !

Les observations satellitaires mondiales (figure 3) rappellent enfin qu’un épisode exceptionnel à l’échelle d’un pays ne reflète pas nécessairement l’état thermique de l’ensemble de la planète. En effet, le dernier pointage des températures globales moyennes de juin se situe bien en deçà des moyennes de juin des deux années précédentes. Comme toujours en climatologie, il convient de distinguer les événements locaux des tendances globales, et les variations de courte durée des évolutions observées sur plusieurs décennies.

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La science progresse précisément en distinguant ce qui est solidement établi de ce qui demeure à expliquer. Les mécanismes physiques qui conduisent à une canicule sont aujourd’hui assez bien compris, bien que difficiles à prévoir à moyen terme. En revanche, les causes profondes des configurations atmosphériques qui les favorisent continuent d’alimenter les recherches. Cette distinction est essentielle : elle rappelle que le doute raisonné n’est pas une faiblesse de la science, mais l’un des moteurs de son progrès.


Un article plus détaillé se trouve à cette adresse, billet n° 36 : https://www.affaireclimatique.fr/page5.html

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l’auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.

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20 réponses

  1. Comme libéral j’ai résisté un bon moment à accepter l’hypothèse du CO2 comme explication première du réchauffement. Aujourd’hui les évidences renforcent un peu plus chaque jour cette hypothèse. Malgré tous les investissements déjà faits en France et dans le monde ça ne suffira pas à arrêter ce processus il faut se préparer à vivre les prochaines décennies avec une température qui va augmenter vers les plus trois à la fin de ce siècle.

    1. Si vous êtes libéral vous devriez connaître le principe de refutabilité et le principe du non déterminisme théorisé par Karl Popper. Il suffit juste de deux grosses éruptions volcaniques entre maintenant et 2100 pour que les températures moyennes repartent à la baisse.

    2. C’est tout le contraire – 100% des prévisions des climato-hystériques se sont avérées fausses!
      – il n’y a aucune hypothèse scientifique vérifiable, que des spéculation!
      – une hypothèse doit être précise et vérifiable: x CO2 = y C de réchauffement
      – en réalité, il n’y a AUCUNE corrélation entre température et CO2 et ils le savent

      C’est pour ça qu’ils n’ont jamais formulé d’hypothèse – si elle peut être confirmée, elle peut aussi être rejetée.

      – selon leurs prévisions, les 2 pôles devraient se réchauffer « 3x plus vite que le reste de la planète »
      – les pôles sont en train de se refroidir; la glace au Groenland augmente maintenant, en Juillet, donc pas de fonte, cette année
      – l’Antarctique gagne 100 millions de tonnes de glace par année, les températures sont entre 20 et 39C en dessous de la moyenne sur 40 ans; elle se refroidit depuis 2016

      La période de réchauffement entre 2022 et 2025 était due à une très forte activité solaire et l’éruption du volcan Tonga qui a mis 10% plus d’eau dans l’atmosphère. Les deux facteurs se sont atténués, du coup la température globale est retombée au niveau d’avant ces événements.

      https://theconversation.com/this-solar-cycle-the-suns-activity-is-more-powerful-and-surprising-than-predicted-209955
      https://www.nasa.gov/earth/tonga-eruption-blasted-unprecedented-amount-of-water-into-stratosphere/

      La canicule n’a frappé qu’une partie de l’Europe de l’Ouest – 0.3% de la planète – tandis que la majorité des régions sont plus froides que la normale.

      Voici les déviations des températures contre la moyenne sur 40 ans:
      https://www.ventusky.com/temperature-map/anomaly-2m#p=20;65;2

    3. l’hypothèse « chaude » a été écartée par le GIEC… On va vers un +2.5°c de réchauffement entre l’ère pré-industrielle (1850) et 2100. En supposant exacts des modèles qui n’arrive que très mal à prévoir la dynamique des températures.
      Néanmoins, il est clair qu’on va dans le sens d’un réchauffement. On sort d’une période froide (le « petit âge glaciaire » et plus largement d’une glaciation. On est en niveau général au niveau global, encore très près des minimas enregistrés et très loin des maximas observés (sur une échelle réellement climatique, çad géologique), on a donc de grandes chances d’avoir un réel réchauffement. D’ici 10 000 ans c’est sûr il fera plus chaud, quoi qu’on fasse.
      Par ailleurs, la physique stellaire nous indique clairement que la température de la terre, provenant de la modification des processus internes du soleil rendront la planète totalement inhabitable d’ici grosso modo 900 millions d’années (plus d’eau liquide possible). A l’horizon 4 ou 5 milliards d’années, la planète disparaîtra totalement ou presque avec la mutation du soleil et géante rouge mais toute vie aura disparu depuis bien longtemps.
      Pour le CO2, il joue sans doute un role, partiel… mais les données géologiques sont très loin d’être conclusives : il y a eu des périodes plus fraîches qu’actuellement (c’est arrivé, pas souvent mais c’est arrivé) avec un taux de CO2 atmosphérique plus élevé d’un ordre de grandeur. Il y a aussi eu des périodes plus chaudes. Nous sommes à une concentration de CO2 parmi les plus faibles jamais observées depuis 1 milliard d’années. Et dans le même temps il faut garder à l’esprit que si le CO2 venait à passer sous les 150 ou 200 ppm, toute vie disparaîtrait très rapidement (les plantes étoufferaient).

      TLDR; il va faire plus chaud, et même si on arrive à ne plus produire de CO2 voire qu’on en prélève dans l’atmosphère ça n’empêchera rien. La vie disparaîtra de la planète dans « pas très longtemps » du fait du soleil, mais ça pourrait arriver bien plus vite si le CO2 venait à se faire trop rare.

  2. L’article nous change des bonds de cabri, le réchauffement climatique ! le réchauffement climatique ! Cependant le dernier graphique est bien difficile à comprendre…

  3. La planète terre n’a jamais été un astre tranquille ce sont les hommes qui sont devenus fous, intolérants, prétentieux et idiots, même le comportement des animaux est plus sain que celui de ce médiocre animal à deux pattes qui se veut plus intelligent au point d’imposer sa dominante destruction.

  4. Sur ce sujet, la surenchere mediatique des dernieres semaines pose question.
    L’outrance continuelle, les articles apocalyptiques ne servent vraiment pas la cause.

  5. bonjour, sans vouloir remettre en question la période de réchauffement actuelle, il faut se souvenir un peu du passé (par exemple les années 1816 1831 1883… trois éruptions majeures qui ont fat baisser les températures mais aussi 2022 : rechercher Honga Tonga) et/ou remonter encore plus loin pour trouver des variations naturelles. (voir optimum médiéval ou accident climatique BP4200). Alors la « question du jour » c’est pourquoi la France en particulier mais aussi l’Europe subit des remontées d’air chaud d’Afrique ? il faut compléter les débuts d’explications décrites dans cet article (dôme d’air chaud, anticyclone bloqué etc..) par ondes de Rossby. Les variations de ce phénomène ont des conséquences immenses (les curieux iront voir sur le WEB, c’est bien documenté). Mais surtout, il faut comprendre ce qu’est une téléconnexion … (par exemple EL NINO en est une). Nous avons plus près de nous un tel « dipole » : golf de Guynée- mer Méditerranée.
    Et que faisons nous ? nous installons des convertisseurs d’énergie solaires qui changent l’albédo et prélèvent de l’énergie cinétique des masses d’air des basses couches….. c’est documenté : https://www.nature.com/articles/s41598-023-49650-9. Sommes nous en train de reproduire « la campagne des quatre nuisibles » ?

  6. Il y a un truc qui m’échappe. Ces jours dans les médias l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que partout ailleurs dans le monde. Mais sur des médias traditionnels canadiens ou québécois comme le journal de Montréal c’est le Canada qui se réchauffe deux fois plus vite que partout ailleurs dans le monde ou aussi c’est juste le Québec. On avait aussi évoqué la Suisse.
    Il y a des médias comme le quotidien Suisse » 24 heures  » qui nous informes que c’est le Moyen Orient.

    Il est facile de faire une recherche sur Google genre  » le Canada se réchauffe plus vite… » Ça me semble absurde que plusieurs régions dans le monde se réchauffent plus que partout ailleurs dans le monde. On parle aussi de moyenne. Mais ça change rien à mon sens. Si toutes les régions du monde commencent à se réchauffer deux fois plus vite que partout ailleurs dans le monde il y a un quand même truc qui cloche. Et je parle de médias qui ne sont pas réputés climato- septiques.

  7. On a l’impression que cette hystérie de la canicule est surtout développée, voire magnifiée en Europe, combien de pays accepte la chaleur temporelle comme un phénomène naturel ?
    N’oublions pas que le climat est un adversaire bien commode à attaquer : il ne contredit pas, mêmes les bêtises flagrantes, ne dénigre personne et ne fait pas grève, certains en profitent pour l’utiliser et essayer d’instaurer une dictature à leur profit.

  8. Bonjour,
    Vous écrivez que « le dernier pointage des températures globales moyennes de juin se situe bien en deçà des moyennes de juin des deux années précédentes ».

    Or, sauf erreur, les données NOAA/Copernicus montrent que juin 2026 a été le 2ᵉ juin le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, seulement 0,12 °C sous le record de juin 2024, et au-dessus de juin 2025 et juin 2023.

  9. Les variations climatiques existent depuis que le début du monde et les êtres humains se sont toujours adaptés. Pourquoi en serait -il autrement de nos jours ?

  10. Il faut surtout comparer avec la situation mondiale! Sur les sites comme Ventusky, on peut voir les températures globales et les déviations par rapport à la moyenne sur 40 ans. On constate alors immédiatement que la majorité des régions de la planète sont plus froides que cette moyenne.
    Il n’y a quasiment que l’Europe de l’Ouest qui a souffert d’une canicule – l’Europe de l’Est, du Nord et du Sud étaient plus froids que la norme.
    Les pôles, qui devaient pourtant se réchauffer plus vite que le reste de la planète, sont particulièrement froids!
    En Antarctique, les températures sont entre 20 à 39C en dessous de la moyenne sur 40 ans. Le Groenland a gagné de la glace, cet été, au de la voir fondre.
    Les données des températures ont été manipulé de manière répétée: ils ont d’abord baissé les températures du passé – avant 1960 – pour faire disparaître le refroidissement global terrible de 1943 à 1979. Il faisait plus chaud en 1940 qu’en 1980, même selon l’aveu de Hansen, pape du réchauffement, dans un de ses articles de 1981 où il documente les différentes périodes de réchauffement et refroidissement depuis 1860.
    Les données mesurées sont toujours dans la base de donnée GISS de la NASA, on peut donc très facilement constater les modifications appliquées. L’excuse qu’il fallait les « ajuster » est tout simplement grotesque! Ils n’ont pas « corrigé des erreurs de mesure » mais transformé des tendances de températures à la baisse en tendance à la hausse sur des périodes de 40 à 60 ans!
    Entre 1998 et 2014, le GIEC a admis une période « sans réchauffement », ce qui était extrêmement gênant. En 2015, Dr Karl de la NOAA a donc tout simplement modifié les données une fois de plus pour faire croire qu’il y avait un réchauffement continu au service d’Obama et sa conférence sur le climat à Paris. Une fraude grotesque qui a été dénoncée par Dr. John Bates, anciennement scientifique principal à la NOAA. Le Congrès américain a tenu un hearing en 2017 – Dr. Karl a tout simplement refusé à fournir ses données et ses méthodes.
    La totalité des données des courbes des températures qui sont publiées par les alarmistes sont donc des produits d’une fraude scientifique colossale.
    Le réchauffement entre 2022 et 2025 s’explique par une très forte activité solaire et l’éruption du volcan Tonga, qui a mis 10% plus d’eau dans l’atmoshère. L’eau, contrairement au CO2, retient effectivement de la chaleur. Ces deux effets se sont estompés, du coup les températures baissent de nouveau depuis décembre 2025.

  11. Très bel article qui s’écarte de la pensée unique (c’est rare !).
    Dans la même veine, les bien pensants imputent les incendies au réchauffement climatique. Or, 90% proviennent d’interventions humaines (accidentelles ou volontaires). Peut-être le réchauffement a-t-il un effet délétère sur le cerveau humain ! La science, la vraie, a du mal à trouver sa place dans notre société décadente.

  12. Merci ! Cet auteur est génial… AS USUAL !!! Mon seul regret, il n’a pas de système d’alerte pour ses nouveaux articles…

  13. Enfin, une analyse réaliste !!!
    C’est assez rare à notre époque bien bouleversée, et je suis gentil ..
    Entre le matraquage épuisant des MÉDIAS, concernant le «  »réchauffement climatique » » avec les peurs qui l’accompagne, et celui des discours limite dictature, des ESC » »R » »OLOGISTES débiles, la patience est largement dépassée !!!
    Ils ne pensent qu’à eux, certainement pas pour des raisons louables : politiques, prochaines élections, se montrer, provoquer, monter les gens les uns contre les autres, que sais-je encore…. !! Un exemple : celle qui me vient à l’esprit, Marine Tondelier, je me demande si elle s’arrête de parler à haute voix quand elle dort profondément, ou quand elle se lave les dents !!! Si, au moins, elle disait des choses vérifiées, ou démontrées scientifiquement !! Mais même pas !!
    Incroyable, elle ne s’arrête jamais, ce qui m’étonnerait c’est qu’elle écoute, au moins….
    Notre planète, au cours de son histoire, a connu des changements tellement cataclismiques, qu’à l’échelle humaine, il est bien prétentieux de tirer des conclusions ou faire des analyses réalistes.

    NOTRE PLANÈTE EST VIVANTE
    POINT !!
    Nous appartient-elle vraiment ?

  14. Et dans tout cela la france avec ses 0,7% des émissions mondiales de CO2, sa désindustrialisation, son parc nucléaire bas carbone, ses 11miliards de tonnes de CO2 qu’il a évité au monde depuis 50ans etc. n’est absolument pas concernée et pourrait disparaitre de la planète sans que cela ne change rien… si, peut être pour nos élites politiques imbéciles.

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