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jeudi 17 septembre 2026

Chez les Américains, travailler plus, c’est gagner (beaucoup) plus

Temps de lecture : 2 minutes

Revenu médian record, pauvreté au plus bas, criminalité en chute libre : le rapport annuel du Census Bureau (l’organisme fédéral américain chargé de la statistique publique sur la population et l’économie), publié le 15 septembre, dresse un bilan flatteur de l’année 2025 aux États-Unis.

En 2025, le revenu médian réel des ménages américains a progressé de 2,6 %, à 87 460 dollars, son plus haut niveau depuis le début des statistiques en 1967. Après impôts et cotisations, la hausse atteint 3,1 %, à 76 060 dollars. Le taux de pauvreté officiel tombe à 10,2 %, un plancher historique, et celui des enfants recule d’un point, à 13,4 %.

L’explication tient d’abord au travail. Le nombre d’hommes employés à temps plein a augmenté de 1,3 million et celui des femmes de 800 000. Le nombre total d’actifs n’a pourtant progressé que de, respectivement, 230 000 et 130 000. Beaucoup de salariés à temps partiel ont donc augmenté leurs horaires en travaillant plus. Le revenu médian des femmes travaillant à temps plein a augmenté de 1 900 dollars, tandis que celui des hommes a baissé de 690 dollars. La raison : les services, où les femmes sont plus nombreuses, ont boosté l’emploi, pendant que l’emploi dans l’industrie a reculé.

Le marché du travail envoie, lui aussi, un signal sur les formations. Les diplômés du supérieur, plus nombreux de 1,8 million par rapport à 2024, voient leur revenu médian baisser de 1,1 %. Tandis que celui des titulaires d’un simple diplôme de fin d’études secondaires bondit de 5,5 %. Les métiers qualifiés paient, et l’université ne garantit plus un meilleur salaire.

Tout n’est pas rose pour autant. L’inflation post-pandémie a d’abord frappé les ménages modestes et les revenus réels d’une grande partie des Américains stagne depuis le Covid.

Sur longue période, la tendance est néanmoins spectaculaire. Les données du Census montrent aussi qu’un nombre croissant de ménages accède, au fil du temps, à des tranches de revenus supérieures. La part des ménages à hauts revenus gagnant 100 000 dollars ou plus (en dollars de 2025) a presque triplé depuis 1967, passant de 16,5 % à 44,7 %. Et la part des ménages à faible revenu gagnant 35 000 dollars ou moins est passée de 29,8 % en 1967 à 19,2 % l’année dernière. Pour le moment, force est de constater que le rêve américain se porte toujours bien.

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